Carnets sur sol

lundi 2 avril 2007

Notule Siegmund NIMSGERN

J'admire depuis toujours ce chanteur à la fort mauvaise réputation, et je l'admire sans nul doute pour de mauvaises raisons.

Une technique fort peu orthodoxe, avec des notes qui s'aplatissent, un peu acides ; pourtant, plusieurs choses me réjouissent hautement chez lui.

D'abord son engagement total dans chacun de ses rôles, incarné de bout en bout. Mais aussi son timbre de méchant d'opéra de seconde catégorie, quel que soit le rôle abordé : toujours grimaçant, prêt à mordre (beau mordant aussi), d'une façon que je trouve infiniment attendrissante.
A son écoute, je suis toujours partagé entre l'électrique de la prestation, l'amusement de l'incongruité et le sourire attendri. Et, sans doute, la volupté avec laquelle on l'entend croquer les mots.

C'est donc à sa gloire que je vous propose cette petite liste commentée de rôles et d'enregistrements, ainsi que ces quelques extraits jamais publiés.
mercredi 28 mars 2007

Notule La culture des élites

Dans la catégorie : amusement devant le saupoudrage culturel des 'élites'.

Je ne ferai pas la facilité de relever les citations inutiles, pompeuses et inévitablement erronées de Jean-Louis Bourlanges - agrégé de lettres il y a longtemps - dans l'émission L'Esprit Public, c'est une part amusante du phénomène : toujours avoir dans sa besace des arguments d'autorité, généralement déconnectés de leur contexte, au risque de se tromper lamentablement. Faillibilité et insistance plutôt attendrissantes.




Ce matin, notre manuel de savoir-étaler (la confiture) vous met en garde contre :

Le faux ami

Laurent Wauquiez était l'invité des Matins. D'une aisance au demeurant sympathique malgré ses légères poussées de xyloglossie juvénile, il dit incidemment, pour imager son discours :

lundi 26 mars 2007

Notule Robert SCHUMANN, Liederkreis Op.24 (Heine) ; Johannes BRAHMS, Vier ernste Gesänge - (et autres lieder) - Matthias GOERNE, Christoph ESCHENBACH - à Pleyel, 16 mars 2007


Présentation de Matthias Goerne et discussion ici.

Nouveau compte-rendu de Sylvie Eusèbe (en terrain miné) :

« Paris, Salle Pleyel, vendredi 16 mars 2007, 20h00.
Matthias Goerne : baryton ; Christoph Eschenbach : piano
Robert SCHUMANN :
Abends am Stand (Le soir au bord de la mer) op. 45 n°3
Es leuchtet meine Liebe (Mon amour brille) op. 127 n°3
Mein Wagen rollet langsam (Mon coche roule avec lenteur) op. 142 n°4
Liederkreis op. 24
Johannes BRAHMS :
Lieder und Gesänge op. 32
Vier ernste Gesänge op. 121
dimanche 25 mars 2007

Notule Friedrich HÖLDERLIN - Heimkunft I - Episode 4 - Brève conclusion

... et mises en musique.

Episodes précédents :
 
            Ce texte d'un aspect peu commun nous a été l'heureux prétexte – freudiges dichtend si l'on ose dire – d'approcher certaines des spécificités de l'écriture de Hölderlin, qui le placent assez clairement hors de son temps, en adoptant les sujets et certaines préoccupations philosophiques de la poésie de son temps, mais en en refusant les stéréotypes métriques, lexicaux, syntaxiques et symboliques.
            Même, si, au besoin, le poète ne répugne pas à réutiliser les préoccupations les plus philosophiques des poètes contemporains, par exemple le sujet – très grec – de la place de l'homme : Was ist der Menschen Leben et Da ich ein Knabe war l’évoquent sur le mode des deux maximes delphiques, tel que Goethe avait pu le faire dans Grenzen der Menschheit [14]. La tournure même Da ich ein Knabe war, son sujet, ne peuvent qu’évoquer précisément le monologue final de l’ébauche du Prométhée goethéen : « Da ich ein Kind war » [15]. Et de même, le regard se tourne vers un père soleil supposé bienveillant – trait également à l’œuvre, dans une moindre  mesure, chez le Mayrhofer d'Heliopolis [16]. Cependant, le ton en est souvent distinct, assombri, l’humanité plus lointaine, témoin d’un temps antique et révolu ; ainsi la lecture de Ganymed, infiniment plus contingente, et dont l’élan ne possède pas la vitalité printanière du modèle goethéen [17].
Un extrait de la partition des Hölderlin-Fragmente de Wolgang Rihm.
jeudi 22 mars 2007

Notule Friedrich HÖLDERLIN - Heimkunft I - Episode 3 - La phrase de Hölderlin

Hölderlin CSS Une poétique sinueuse tentée par l'organisation argumentative de la philosophie.

Rappelons les épisodes précédents :
Et voyons à présent l'incarnation de ces éléments dans la phrase 'philosophomorphe' de Hölderlin.

Drin in den Alpen ists noch helle Nacht und die Wolke,
   Freudiges dichtend, sie deckt drinnen das gähnende Tal.
Dahin, dorthin toset und stürzt die scherzende Bergluft,
  Schroff durch Tannen herab glänzet und schwindet ein Strahl.
Langsam eilt und kämpft das freudigschauernde Chaos,
   Jung an Gestalt, doch stark, feiert es liebenden Streit
Unter den Felsen, es gärt und wankt in den ewigen Schranken,
   Denn bacchantischer zieht drinnen der Morgen herauf.
Denn es wächst unendlicher dort das Jahr und die heilgen
   Stunden, die Tage, sie sind kühner geordnet, gemischt.
Dennoch merket die Zeit der Gewittervogel und zwischen
   Bergen, hoch in der Luft weilt er und rufet den Tag.
Jetzt auch wachet und schaut in der Tiefe drinnen das Dörflein
   Furchtlos, Hohem vertraut, unter den Gipfeln hinauf.
Wachstum ahnend, denn schon, wie Blitze, fallen die alten
   Wasserquellen, der Grund unter den Stürzenden dampft,
Echo tonet umher, und die unermeßliche Werkstatt
   Reget bei Tag und Nacht, Gaben versendend, den Arm.
Là dans les Alpes, c’est encore nuit claire et le nuage,
    Poétisant du joyeux, il couvre au-dedans la vallée béante.
Deçà, delà, tempête et s’abat le vent de la montage, le bondissant,
    Abrupt par les sapins vers le bas scintille et se perd un rayon.
Lentement se hâte et lutte le Chaos qui frissonne joyeusement,
    Jeune de stature, et pourtant fort, il fête un amoureux différend
Entre les rocs, il fermente et vacille dans les barrières éternelles,
    Car plus bachique s’étire au-dedans le matin vers le haut.
Car elle croît plus infiniment là-bas l’année et les saintes
    Heures, les jours, sont plus audacieusement ordonnées, mêlés.
Et pourtant il marque le temps, l’oiseau de tempête, et entre
    Monts, haut dans les airs, il séjourne et appelle le jour.
A présent aussi s’éveille et regarde dans les profondeurs, au-dedans, le village
    Sans crainte, familier de ce qui est haut, entre les pics amont.
Pressentant croissance, car déjà, comme des éclairs, tombent les vieilles
    Cascades, leur fond sous les chutes s’élève en vapeurs,
L’écho résonne alentour, et l’atelier immense
     Lève jour et nuit, distribuant présents, le bras.


(Trad. François Fédier)



            Il est en effet récurrent chez Hölderlin – et cette première section de Heimkunft ne fait pas exception à la règle – que le propos soit structuré selon des articulations logiques, certes floues, mais qui évoquent la démonstration philosophique plus que l'esquisse poétique. Le plus évident est l'usage causal et parallèle des deux « denn », en début de vers (v.8-9), raisonnement par induction assez rare en poésie, surtout de façon aussi ordonnée, comme un souci d'explication méthodique de ce réel – fût-il poétique. Dans le même ordre, deux « und » du texte (v.1, v.9), ceux qui coordonnent deux propositions, semblent investis eux aussi d'une valeur logique, consacrant à chaque fois deux plans de représentation, le second se superposant au premier. Sans revêtir la forme argumentative, qui se méfie de l'addition simple, on trouve pourtant ici une association qui dépasse le simple ajout linéaire : une hiérarchie de représentation, un ordre est signifié par cet emploi singulier de la coordination. « Dennoch » (v.11) exploite, lui, une forme quasiment concessive, accordant au paysage un caractère plus tourmenté que ne pourrait le laisser entendre la description abstraite, paisible et hardie des monts. Ailleurs, il pourrait être entendu comme une relance narrative (c'est dans cet esprit que le traduit François Garrigue), mais sa succession aux éléments logiques de la phrase précédente laisse entendre une poursuite du raisonnement, où les précédentes assertions se nuancent et se complexifient.
            Car c'est presque une forme dialectique qu'emprunte le poème autour de cette figure du Gewittervogel qui assombrit le tableau lumineux initial pour, lorsqu'il rufet den Tag, ouvrir sur une nature large et généreuse – Wachstum ahnend, gaben versendend...Cette allure philosophique du texte n'est pas étrangère, bien entendu, à cette certaine abstraction du paysage, comme happé par les concepts.
mardi 20 mars 2007

Notule Pesanteurs historiques

Ce soir, au menu des réjouissances, une bande radio du soixante-quinzième anniversaire de Nikolaus Harnoncourt (1997). A la tête du Chamber Orchestra of Europe et du Choeur Arnold Schönberg, il dirige Alfonso und Estrella de Schubert, avec entre autres : Luba Orgonasova, Endrik Wottrich, Thomas Hampson, Alfred Muff,…

lundi 19 mars 2007

Notule Laconique

L'éclat de rire du jour : L'art n'y a peut-être rien perdu de majeur, comment savoir ? La plupart de ses œuvres ont disparu. Mais ce n'est pas la question. Les trois phrases consacrées à la musique d'Alma Schindler-Mahler-Gropius-Werfel, dans la biographie de Françoise Giroud : Alma Mahler ou l'Art d'être aimée (1988).

dimanche 18 mars 2007
samedi 17 mars 2007
samedi 17 mars 2007
vendredi 16 mars 2007
vendredi 16 mars 2007

Notule Semaine d'écoutes

Quelques repères dans la semaine sur France Musique[s], cachés à des heures inhabituelles. Cette liste est rendue possible par la vigilance généreuse de l'ange tutélaire de Bourgogne.

jeudi 15 mars 2007

Notule Les droits d'auteurs raccourcis ?

Etant demeuré interdit devant le sens très relatif de la pédagogie de la Cour de Cassation en la matière, je m'en tiens pour l'instant à la vieille application des droits d'auteurs.

La Cour de cassation a jugé que la période de 70 ans retenue pour l’harmonisation de la durée de protection des droits d’auteur au sein de la communauté européenne couvrait les prolongations pour fait de guerre, sauf dans les cas où au 1er juillet 1995, date d’entrée en vigueur de la directive, une période de protection plus longue avait commencé à courir, laquelle est alors seule applicable.

Lire la suite.

mercredi 14 mars 2007

Notule Maintenance

La liste des touristes en temps réel a été suspendue, si ce n'est supprimée, par mes soins. Une difficulté technique en est la cause, mais elle servait aussi très largement aux spammeurs. On se reportera donc aux liens fournis pour cerner les lieux de bonne fréquentation.

samedi 10 mars 2007

Notule La définition exacte

L'émission Karambolage sur Arte proposait une définition étonnamment exacte et éloquence de la Sehnsucht , qui force l'admiration. Je vous la fais donc partager. Nostalgie tournée vers le futur et mêlée d’avance d’un regret pénible. Bettina Wohlfarth dixit . J'ajouterais même qu'il s'agit d'un Désir déjà nostalgique…

samedi 10 mars 2007

Notule Mise à jour

A la suite de l'interrogation de Bra , j'ai mis à jour la petite note sur la différence entre castrat, contre-ténor et haute-contre . La chose n'est pas toujours bien expliquée, alors que les différences sont simples et imparables. J'y ai ajouté quelques repères plus synthétiques, de façon à aider à la mémorisation.…

samedi 10 mars 2007
vendredi 9 mars 2007

Notule Paradoxe ordinaire

Et pas seulement en campagne électorale.

Balade à travers la figure obligée du changement et ses surprises.

jeudi 8 mars 2007

Notule Transferts culturels et traduction

L'émission d'Emmanuel Laurentin, La Fabrique de l'Histoire , proposait il y a quelques semaines une émission consacrée au sujet de l'internationalisation et de la médiation culturelles aux dix-neuvième et vingtième siècles. Le sujet a déjà été abordé sur Carnets sur sol : un peu précisément avec l'étude de la…

jeudi 8 mars 2007
mercredi 7 mars 2007
vendredi 2 mars 2007

Notule A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - VII - Sortie des souterrains (III,3) - a - le motif de la mer

Nous reprenons paisiblement le fil de notre série, plus loin dans le drame - il y a tellement de choses à traiter, autant aller au plus brûlant.

Comme précédemment, lecture suivie agrémentée d'extraits non publiés dans le commerce.

Résumé de l'action : Après un étrange badinage avec Mélisande au balcon - qui y perd ses colombes, deux références (presque) innocentes, bien sûr -, Pelléas, surpris par Golaud, le suit dans un étrange rituel initiatique, suspendu à son bras au-dessus d'un gouffre quasiment sans fond.
Evidemment, la portée symbolique de la scène (III,2) réside dans la mise en évidence des relations de confiance chancelantes, et dans l'abîme mortel qui s'ouvre à la moindre rupture. L'étrange ligne de Golaud qui crie sur Pelléas apeuré, suspendu au-dessus du néant, les à-coups de l'orchestre, qui semble tanguer, l'écriture uniquement dans les graves confèrent à cette scène son caractère assez énigmatique et troublant, vraiment sur le ton de l'initiation.

La scène 3 de l'acte III s'ouvre sur une terrasse au sortir des souterrains. Entrent Golaud et Pelléas.

mardi 27 février 2007

Notule Enregistrements, domaine public - IV - Hugo WOLF, lieder - Elisabeth Schwarzkopf, Wilhelm Furtwängler [ou plutôt : Richard WAGNER et Franz SCHUBERT par Max Lorenz et Leo Slezak]

En écho à notre série autour du lied, qui est demeurée jusqu'à présent aux portes de Wolf, je vous propose par anticipation cette interprétation de lieder de Hugo Wolf qui réunit Elisabeth Schwarzkopf et Wilhelm Furtwängler, en concert à Salzbourg le 12 août 1953.

jeudi 22 février 2007

Notule Sens de la mesure

Olivier Pastré ce matin sur France Culture : Le sommet du G8 a une fois de plus stigmatisé le Yuan. Perso, j'aurais plutôt dit crucifié . La question reste entière au sujet de ce que cela signifie. Après écoute de la chronique intégrale , on s'aperçoit que cela veut dire "suggéré de réévaluer" (un synonyme évident que…

jeudi 22 février 2007
jeudi 22 février 2007
lundi 19 février 2007

Notule Enregistrements, domaine public - III - Giuseppe VERDI, Requiem - Ferenc Fricsay I (1953) - [et une discographie sélective]

Je pensais proposer cet enregistrement comme disque du jour, mais je me rends compte[1] de ce qu'il est tombé dans le domaine public.

Aussi, je vous le propose d'autant plus volontiers. (les artistes et leurs héritiers ne touchent plus rien, simplement l'éditeur qui vend le support - en l'occurrence moi)

Maria Stader, soprane
Marianne Radev, mezzo-soprane
Helmut Krebs, ténor
Kim Borg, basse
Choeurs de la RIAS et de Saint-Hedwige
Orchestre de la RIAS
Le tout dirigé par Ferenc Fricsay.
Enregistrement en monophonie réalisé à la Jesus Christus Kirche de Berlin en 1953.
Publié en 1954, entré dans le domaine public le 1er janvier 2005.

Il existe une seconde version, sur le vif, avec Maria Stader et Oralia Dominguez, qui date de 1960.

Cet enregistrement figure à mon sens parmi les plus grandes réussites de l'histoire du disque, rien de moins. Fricsay dément totalement le caractère théâtral qu'on associe généralement à ce Requiem, de façon sans doute exagérément proverbiale - "L'Opéra de la Mort".

Notes

[1] Contrairement à ce que veut l'orthodoxie linguistique, je trouve l'anglicisme "réaliser" tout à fait agréable d'usage.

jeudi 15 février 2007

Notule A la découverte de Franz SCHREKER

A été (profondément) mis à jour le 20 août 2009.

A titre de repère : 1878-1934.

Pas vraiment une présentation, son univers est à ce point riche qu'on s'y perdrait. Mais quelques repères parmi les disques existants : oeuvres et interprétations.

Je me prête rarement au jeu discographique ici, par choix. Il me semble qu'il s'agit toujours d'une solution de facilité pour ne pas parler des oeuvres. C'est un badinage agréable, mais peu instructif en fin de compte, à part pour faire impression dans des dîners.

Dans la grotte sur la butte Baccalan où je vis prisonnier du palais enchanté du mauvais mage Sourdis (ennemi mortel du mage blanc Berland), cette fonctionnalité ne me serait guère utile, aussi décochai-je l'option dans le cahier des charges de CSS.

Ici, c'est une motivation bien précise qui me mène à aborder le sujet. Je suis souvent amené à chanter les louanges de Franz Schreker, mais il faut bien reconnaître que le faire en tant que tel ne mène pas bien loin, tant on rencontre de tons différents dans son oeuvre, malgré une certaine homogénéité stylistique.
C'est pourquoi je propose ici quelques repères pour y naviguer en connaissance de cause.




Avec un extrait à savourer pendant la lecture. Michael Gielen et l'Orchestre de la Radio de Berlin, un extrait de Vorspiel einer Drama.

mercredi 14 février 2007
mercredi 14 février 2007
mercredi 14 février 2007
mardi 13 février 2007
lundi 12 février 2007
dimanche 11 février 2007
dimanche 11 février 2007
samedi 10 février 2007

Notule Jérôme CORREAS


Jérôme Corréas me fascine depuis toujours, depuis notre première rencontre. Un charisme vocal très spécifique, un goût très sûr, un grand naturel. Sans doute, mais plus encore. C'est pourquoi il sera le sujet d'une petite causerie ici.



[Description, extraits et discographie exhaustive commentés suivent dans cette notule.]
mercredi 7 février 2007
mercredi 7 février 2007

Notule Revanche christique

Petite satisfaction mesquine. Suite à une requête reçue ici, je m'aperçois que cette notule de Carnets sur sol est la première entrée Yahoo pour le mot stigmatiser . La Révolution est en marche, le temps des abus et des injustices s' achève .

mardi 6 février 2007
mardi 6 février 2007
samedi 3 février 2007
mardi 30 janvier 2007
lundi 29 janvier 2007

Notule Concert Haydn/Mahler/Elgar du 23 janvier 2007 (Ensemble Orchestral de Paris, John Nelson) - Les Rückert-Lieder par Nathalie Stutzmann

Le dixième compte-rendu (déjà !) de Sylvie Eusèbe. Que vous pouvez retrouver, citée ou écrivant, ici.

Paris, Théâtre des Champs-Elysées, mardi 23 janvier 2007, 20h.
Concert, F. J. Haydn : symphonie n° 84, G. Mahler : Rückert Lieder,
E. Elgar : Introduction et Allegro op. 47, F. J. Haydn : symphonie n° 86.

Ensemble orchestral de Paris ; John Nelson, direction ; Nathalie Stutzmann, contralto.
dimanche 28 janvier 2007

Notule Les chorals de Bach - prérequis culturels (1)

Enrique Blanco[1] amorce une série tout à fait nécessaire sur le choral.

Comme il s'agit d'un article en espagnol, j'en résume les idées principales. Mais je vous invite fortement à le lire directement, Enrique Blanco écrit dans une langue élégante, fortement structurée mais non sans souplesse.

Notes

[1] Les lecteurs de Carnets sur sol l'avaient déjà rencontré ici.

samedi 27 janvier 2007

Notule Le disque du jour - XVI - Un Winterreise souriant (Christine Schäfer, Eric Schneider)

Seizième édition, parce que la présentation de Robert Holl, avec recommandation de ses disques, peut faire office quinzième.




Une petite stupéfaction en essayant ce disque.

Je m'efforce de placer plutôt dans cette rubrique des oeuvres un peu rares ou des enregistrements qui me semblent incontestables, mais ici, véritablement, c'est une heureuse surprise plus qu'une référence que je propose.

Ce Winterreise paru chez Onyx est une petite merveille et une grande surprise.




Lassé à force de l'avoir entendu partout, et pas mal pratiqué aussi, je ne pouvais quasiment plus l'entendre. Le pire se rencontrant avec les barytons sombres, peu diseurs - Hans Hotter y joue particulièrement de son timbre bellement lassé plus que de son interprétation, par exemple.

On me sentait un peu mitigé, en novembre 2005, de m'être déplacé à nouveau entendre le cycle dans une interprétation qu'on présentait comme ravageusement nouvelle, et qui me paraissait plutôt pécher par systématisme. Je ne regrette pas d'en avoir parlé, pour d'autres raisons... Mais je trouvais plutôt un mimétisme du baryton lassé par une voix de femme qu'une lecture profondément nouvelle chez Nathalie Stutzmann.

Ce n'est pas une découverte, au demeurant. Les versions pour voix de femme de ce cycle convainquent peu, reléguées au rang d'insolites. Et assurément, Christine Schäfer appartient aussi à cette catégorie. Difficile, tant la consternation masculine de ce cycle est également servie par une ligne musicale totalement pensée pour une voix masculine - et la différence est absolument sensible au chanteur, cette ligne plus massive, moins élancée et ductile.
Encore moins de sopranes s'y sont risquées, alors même que la tonalité originale est assez haute. Il faut dire que l'exemple illustre de Margaret Price laisse songeur. Triste témoignage où la voix se déchire, où l'interprète lutte contre elle-même au lieu de s'attacher au cycle. Sans doute plus dû aux circonstances qu'à la nature de la voix, mais quelle leçon effrayante ! Pourtant, mes informations laissent entendre qu'on donne volontiers dans les conservatoires des lieder du Winterreise à des élèves soprano lyrique.




Dans cette circonstances, pourquoi avoir tenté cet enregistrement ?

Un goût pour l'incongru ? Sans doute, et aujourd'hui encore mes petits camarades ne manquent pas de se moquer de moi à ce sujet.

Une sympathie de longue date, aussi pour Christine Schäfer. Sans être éperdu de ses voyelles un peu grises, parfois indéterminées, tout de même une musicalité, une attention à l'intention, au sens, me font partager une fois de plus les copinages de l'agaçant Gérard Mortier (non, non, nous ne reprendrons pas la BD, il y a un temps pour tout).
Je l'avais beaucoup admirée dans le second enregistrement de ''Pli selon pli'' de et par Boulez, malgré le texte mis en bouillie par les sauts d'intervalles qu'imposait la série.

D'abord, je le crois, comme petite madeleine à tremper dans le thé vert de mes grands souvenirs winterreisiens. Inconsolable que la tournée européenne de Matthias Goerne / Eric Schneider en 2001/2002 n'ait pas abouti à un disque, mais qu'on ait réservé les chichis d'Alfred Brendel pour cet office.[1]
Des retrouvailles joyeuses avec Eric Schneider d'abord, puis la curiosité ; une soprane, et une soprane intelligente dans le Winterreise. Pas forcément avec une diction facile qui plus est.




C'est bien là où survient la stupéfaction. Ce cycle est méconnaissable !

Lire la suite.

Notes

[1] Je produirai peut-être une note à ce sujet, avec un exemple précis et représentatif où le pianiste fait valoir ostentatoirement ses nuances au lieu de soutenir le chanteur à un moment crucial.

mercredi 24 janvier 2007

Notule Articles librement consultables - I - Victor Maurel vous parle

Victor Maurel est connu comme le créateur de Iago (Otello de Verdi, 1887), Tonio (I Pagliacci de Leoncavallo, 1892) et surtout Falstaff (Falstaff de Verdi, 1893). Il chantait également Wagner (baryton).

Mais il était également renommé pour ses talents de pédagogue. Dans cet article du premier numéro de Musica (1902), il proposait une unification des pratiques de chant selon une perspective scientifique. Un discours qu'on ne peut plus guère entendre aujourd'hui, où la diversité des techniques est indispensable à l'exécution des différents styles, des différentes langues.
Surtout alors qu'on désire interpréter chaque répertoire suivant des velléités d'authenticité.

mercredi 24 janvier 2007

Notule Omission technique

Je m'aperçois qu'une image du corpus ne s'était jamais affichée (un signe parasite dans le code) dans la série Takemitsu , à savoir la seconde du répertoire symphonique. C'est à présent réparé .

mardi 23 janvier 2007

Notule Scènes de Sophocle & Euripide sur France Culture

Plongée sophocléenne ces derniers temps.

Après l' Antigone d'Arthur Honegger. Un texte assez cohérent de Cocteau, avec un incontournable Créon grotesque, mais linguistiquement plus soigné qu'à l'accoutumée. Drame d'une grande vivacité, et inexpliquablement inédit au disque alors que Jeanne d'Arc au Bûcher ne mérite pas nécessairement autant qu'on lui a donné.

Après l' Electre d'Henri Pousseur. Musicalement peu intéressant, surtout des recherches de textures radiophoniques plus ou moins vilaines. Je cherchais à entendre les livrets de Michel Butor, mais ce n'est pas ici l'une de leurs collaborations.

lundi 22 janvier 2007

Notule L'Histoire dans un fauteuil

J'avais déjà, il y a un an environ, avancé quelque scepticisme au sujet de la tenue de l'émission 2000 ans d'histoire, sur France Inter, à propos d'une émission schématique (et à certains égards fautive et idéologique) autour du Moyen-Age.

Quelque peu échaudé (ce devait être la deuxième ou troisième fois que je l'écoutais !), je n'y avais pas remis les oreilles jusqu'à ce jour. Une vieille liaison de jeunesse au programme, la Croisade contre les Albigeois, par le prisme de l'Inquisition. Grand public certes, mais tout à fait sympathique.

Invitée : Anne Brenon.

On y entend quelques précisions utiles car peu développées généralement :

  • la participation des Cordeliers à l'Inquisition ;
  • le caractère de confessionnal en plus de tribunal de l'Inquisition ;
  • son caractère itinérant.

Lire la suite.

dimanche 21 janvier 2007