lundi 2 avril 2007
J'admire depuis toujours ce chanteur à la fort mauvaise
réputation, et je l'admire sans nul doute pour de mauvaises
raisons.
Une technique fort peu orthodoxe, avec des notes qui s'aplatissent, un
peu acides ; pourtant, plusieurs choses me réjouissent hautement
chez lui.
D'abord son engagement total dans chacun de ses rôles,
incarné de bout en bout. Mais aussi son timbre de méchant
d'opéra de seconde catégorie, quel que soit le rôle
abordé : toujours grimaçant, prêt à mordre
(beau mordant aussi), d'une façon que je trouve infiniment
attendrissante.
A son écoute, je suis toujours partagé entre
l'électrique de la prestation, l'amusement de
l'incongruité et le sourire attendri. Et, sans doute, la
volupté avec laquelle on l'entend croquer les mots.
C'est donc à sa gloire que je vous propose cette petite liste
commentée de rôles et d'enregistrements, ainsi que ces
quelques extraits jamais publiés.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Portraits, Discographies — 14 roulades
mercredi 28 mars 2007
Dans la catégorie : amusement devant le saupoudrage culturel des 'élites'.
Je ne ferai pas la facilité de relever les citations inutiles, pompeuses et inévitablement erronées de Jean-Louis Bourlanges - agrégé de lettres il y a longtemps - dans l'émission L'Esprit Public, c'est une part amusante du phénomène : toujours avoir dans sa besace des arguments d'autorité, généralement déconnectés de leur contexte, au risque de se tromper lamentablement. Faillibilité et insistance plutôt attendrissantes.
Ce matin, notre manuel de savoir-étaler (la confiture) vous met en garde contre :
Le faux ami
Laurent Wauquiez était l'invité des Matins. D'une aisance au demeurant sympathique malgré ses légères poussées de xyloglossie juvénile, il dit incidemment, pour imager son discours :
Écrit par DavidLeMarrec
, dans En passant - brèves et jeux — 19 roulades
lundi 26 mars 2007
Présentation de
Matthias
Goerne et discussion ici.
Nouveau
compte-rendu de Sylvie Eusèbe (en terrain
miné) :
« Paris, Salle Pleyel, vendredi 16 mars 2007, 20h00.
Matthias Goerne : baryton ; Christoph Eschenbach : piano
Robert
SCHUMANN :
Abends am Stand (Le soir au bord de la mer) op. 45 n°3
Es leuchtet
meine Liebe (Mon amour brille) op. 127 n°3
Mein Wagen rollet langsam (Mon coche roule avec lenteur)
op. 142 n°4
Liederkreis op. 24
Johannes
BRAHMS :
Lieder und Gesänge op. 32
Vier ernste Gesänge op. 121
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Disques et représentations, Poésie, lied & lieder — 14 roulades
dimanche 25 mars 2007
... et mises en musique.
Episodes précédents :
Ce
texte d'un aspect peu commun nous a été l'heureux
prétexte
– freudiges
dichtend si l'on ose dire
–
d'approcher certaines des
spécificités de
l'écriture de Hölderlin, qui le placent assez clairement
hors de son temps, en
adoptant les sujets et
certaines préoccupations philosophiques
de la poésie de
son temps, mais en en
refusant les
stéréotypes
métriques, lexicaux, syntaxiques
et symboliques.
Même,
si, au besoin, le poète ne répugne pas à
réutiliser les préoccupations les plus
philosophiques des poètes contemporains, par exemple le sujet –
très grec – de
la place de l'homme :
Was ist der Menschen Leben et
Da ich
ein Knabe
war l’évoquent sur le mode des deux maximes delphiques, tel
que Goethe
avait pu le faire dans
Grenzen der Menschheit [14].
La tournure
même
Da
ich ein Knabe war, son sujet, ne peuvent qu’évoquer
précisément le monologue
final de l’ébauche du Prométhée
goethéen : « Da ich ein Kind war »
[15]. Et
de même, le regard se tourne vers un père soleil
supposé bienveillant – trait
également à l’œuvre, dans une moindre
mesure,
chez le Mayrhofer d'
Heliopolis [16].
Cependant, le ton en est souvent distinct, assombri, l’humanité
plus lointaine,
témoin d’un temps antique et révolu ; ainsi la
lecture de
Ganymed, infiniment
plus contingente, et dont l’élan ne possède pas la
vitalité printanière du
modèle goethéen
[17].
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Littérature — 2 roulades
jeudi 22 mars 2007
Hölderlin CSS
Une poétique sinueuse
tentée par l'organisation argumentative de la philosophie.
Rappelons les épisodes précédents :
Et voyons à présent l'incarnation de ces
éléments dans la phrase 'philosophomorphe' de
Hölderlin.
Drin in den Alpen
ists
noch helle Nacht und die Wolke,
Freudiges dichtend, sie deckt drinnen das gähnende
Tal.
Dahin, dorthin toset und stürzt die scherzende Bergluft,
Schroff durch Tannen herab glänzet und schwindet ein Strahl.
Langsam eilt und kämpft das freudigschauernde Chaos,
Jung an Gestalt, doch stark, feiert es liebenden Streit
Unter den Felsen, es gärt und wankt in den ewigen Schranken,
Denn bacchantischer zieht drinnen der Morgen herauf.
Denn es wächst unendlicher dort das Jahr und die heilgen
Stunden, die Tage, sie sind kühner geordnet, gemischt.
Dennoch merket die Zeit der Gewittervogel und zwischen
Bergen, hoch in der Luft weilt er und rufet den Tag.
Jetzt auch wachet und schaut in der Tiefe drinnen das Dörflein
Furchtlos, Hohem vertraut, unter den Gipfeln hinauf.
Wachstum ahnend, denn schon, wie Blitze, fallen die alten
Wasserquellen, der Grund unter den Stürzenden dampft,
Echo tonet umher, und die unermeßliche Werkstatt
Reget bei Tag und Nacht, Gaben versendend, den Arm. |
Là dans les
Alpes,
c’est encore nuit claire et le nuage,
Poétisant du joyeux, il couvre au-dedans la
vallée béante.
Deçà, delà, tempête et s’abat le vent de la
montage, le bondissant,
Abrupt par les sapins vers le bas scintille et se
perd un rayon.
Lentement se hâte et lutte le Chaos qui frissonne joyeusement,
Jeune de stature, et pourtant fort, il fête un
amoureux différend
Entre les rocs, il fermente et vacille dans les barrières
éternelles,
Car plus bachique s’étire au-dedans le matin
vers le haut.
Car elle croît plus infiniment là-bas l’année et
les saintes
Heures, les jours, sont plus audacieusement
ordonnées, mêlés.
Et pourtant il marque le temps, l’oiseau de tempête, et entre
Monts, haut dans les airs, il séjourne et
appelle le jour.
A présent aussi s’éveille et regarde dans les
profondeurs, au-dedans, le village
Sans crainte, familier de ce qui est haut, entre les
pics amont.
Pressentant croissance, car déjà, comme des
éclairs, tombent les vieilles
Cascades, leur fond sous les chutes
s’élève en vapeurs,
L’écho résonne alentour, et l’atelier immense
Lève jour et nuit, distribuant
présents, le bras.
(Trad. François
Fédier)
|
Il est en
effet récurrent chez Hölderlin – et cette première
section de
Heimkunft ne
fait pas exception à la règle – que
le propos soit
structuré selon des
articulations logiques, certes floues, mais qui évoquent
la
démonstration
philosophique plus que l'esquisse poétique. Le plus
évident est l'usage causal
et parallèle des deux
«
denn », en début de
vers (v.8-9),
raisonnement
par induction
assez rare en poésie, surtout de façon aussi
ordonnée, comme un souci
d'explication méthodique de ce réel – fût-il
poétique. Dans le même ordre, deux
« und » du
texte (v.1, v.9), ceux qui coordonnent deux
propositions, semblent
investis eux aussi d'une valeur logique, consacrant à chaque
fois
deux plans de
représentation, le second se superposant au premier. Sans
revêtir la forme
argumentative, qui se méfie de l'addition simple, on trouve
pourtant ici
une
association qui dépasse le simple ajout linéaire :
une
hiérarchie de
représentation, un ordre est signifié par cet emploi
singulier de la
coordination.
«
Dennoch » (v.11) exploite, lui,
une forme
quasiment concessive,
accordant au paysage un caractère plus tourmenté que ne
pourrait le laisser
entendre la description abstraite, paisible et hardie des monts.
Ailleurs, il
pourrait être entendu comme une relance narrative (c'est dans cet
esprit que le
traduit François Garrigue), mais sa succession aux
éléments logiques de la
phrase précédente laisse entendre une poursuite du
raisonnement, où les
précédentes assertions se nuancent et se complexifient.
Car c'est
presque une forme dialectique
qu'emprunte le poème autour de
cette figure du
Gewittervogel qui assombrit le
tableau lumineux initial pour, lorsqu'il
rufet
den Tag, ouvrir sur une nature large et généreuse –
Wachstum
ahnend,
gaben versendend...Cette allure philosophique du texte n'est pas
étrangère, bien entendu, à cette
certaine
abstraction du paysage, comme happé
par les concepts.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Littérature
mardi 20 mars 2007
Ce soir, au menu des réjouissances, une bande radio du soixante-quinzième anniversaire de Nikolaus Harnoncourt (1997). A la tête du Chamber Orchestra of Europe et du Choeur Arnold Schönberg, il dirige Alfonso und Estrella de Schubert, avec entre autres : Luba Orgonasova, Endrik Wottrich, Thomas Hampson, Alfred Muff,…
Écrit par DavidLeMarrec
, dans En passant - brèves et jeux — 4 roulades
lundi 19 mars 2007
L'éclat de rire du jour : L'art n'y a peut-être rien perdu de majeur, comment savoir ? La plupart de ses œuvres ont disparu. Mais ce n'est pas la question. Les trois phrases consacrées à la musique d'Alma Schindler-Mahler-Gropius-Werfel, dans la biographie de Françoise Giroud : Alma Mahler ou l'Art d'être aimée (1988).
Écrit par DavidLeMarrec
, dans En passant - brèves et jeux, Alma Schindler-Mahler — 4 roulades
dimanche 18 mars 2007
Nous avons récemment rappelé l'existence du
cours théorique, passons à la pratique.
Et incidente sur le
Noé de Halévy/Bizet.
Illustrations musicales idoines.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Pédagogique, Glottologie — 2 roulades
samedi 17 mars 2007
Où l'on s'interroge sur la difficulté méthodologique de l'ingurgitation sérieuse de l'opéra seria.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Oeuvres, Genres, Pédagogique, Opéra seria — 4 roulades
samedi 17 mars 2007
Trahison suprême.
[Der Vampyr, Heinrich Marschner]
Et état comparé du chant de jadis et d'aujourd'hui. Paradoxes et enjeux.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Discourir, Carnet d'écoutes, Opéra romantique allemand, Le Vampire de Marschner
vendredi 16 mars 2007
Écrit par DavidLeMarrec
, dans En passant - brèves et jeux — 2 roulades
vendredi 16 mars 2007
Quelques repères dans la semaine sur France Musique[s], cachés à des heures inhabituelles. Cette liste est rendue possible par la vigilance généreuse de l'ange tutélaire de Bourgogne.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Disques et représentations — 10 roulades
jeudi 15 mars 2007
Etant demeuré interdit devant le sens très relatif de la pédagogie de la Cour de Cassation en la matière, je m'en tiens pour l'instant à la vieille application des droits d'auteurs.
La Cour de cassation a jugé que la période de 70 ans retenue pour l’harmonisation de la durée de protection des droits d’auteur au sein de la communauté européenne couvrait les prolongations pour fait de guerre, sauf dans les cas où au 1er juillet 1995, date d’entrée en vigueur de la directive, une période de protection plus longue avait commencé à courir, laquelle est alors seule applicable.
Lire la suite.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Musique, domaine public — 8 roulades
mercredi 14 mars 2007
La liste des touristes en temps réel a été suspendue, si ce n'est supprimée, par mes soins. Une difficulté technique en est la cause, mais elle servait aussi très largement aux spammeurs. On se reportera donc aux liens fournis pour cerner les lieux de bonne fréquentation.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Intendance — 4 roulades
samedi 10 mars 2007
L'émission Karambolage sur Arte proposait une définition étonnamment exacte et éloquence de la Sehnsucht , qui force l'admiration. Je vous la fais donc partager. Nostalgie tournée vers le futur et mêlée d’avance d’un regret pénible. Bettina Wohlfarth dixit . J'ajouterais même qu'il s'agit d'un Désir déjà nostalgique…
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Vaste monde et gentils
samedi 10 mars 2007
A la suite de l'interrogation de Bra , j'ai mis à jour la petite note sur la différence entre castrat, contre-ténor et haute-contre . La chose n'est pas toujours bien expliquée, alors que les différences sont simples et imparables. J'y ai ajouté quelques repères plus synthétiques, de façon à aider à la mémorisation.…
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Intendance
samedi 10 mars 2007
Pour en finir avec cette scène.
On peut toujours écouter l'extrait.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Autour de Pelléas et Mélisande — 10 roulades
vendredi 9 mars 2007
Et pas seulement en campagne électorale.
Balade à travers la figure obligée du changement et ses surprises.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Langue — 3 roulades
jeudi 8 mars 2007
L'émission d'Emmanuel Laurentin, La Fabrique de l'Histoire , proposait il y a quelques semaines une émission consacrée au sujet de l'internationalisation et de la médiation culturelles aux dix-neuvième et vingtième siècles. Le sujet a déjà été abordé sur Carnets sur sol : un peu précisément avec l'étude de la…
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Vaste monde et gentils — 2 roulades
jeudi 8 mars 2007
Nous avions achevé la tirade de Pelléas qui, en somme, brasse à nouveau des motifs déjà connus - l'occasion de faire le point sur quelques-uns que nous n'avions pas encore abordé en profondeur.
A présent, la tirade de Golaud, plus féconde dramatiquement.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Autour de Pelléas et Mélisande — 1 roulades
mercredi 7 mars 2007
Après nous être attardé(s) sur la présence de la mer à travers tout Pelléas, poursuivons notre scène.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Autour de Pelléas et Mélisande — 1 roulades
vendredi 2 mars 2007
Nous reprenons paisiblement le fil de notre série, plus loin dans le drame - il y a tellement de choses à traiter, autant aller au plus brûlant.
Comme précédemment, lecture suivie agrémentée d'extraits non publiés dans le commerce.
Résumé de l'action : Après un étrange badinage avec Mélisande au balcon - qui y perd ses colombes, deux références (presque) innocentes, bien sûr -, Pelléas, surpris par Golaud, le suit dans un étrange rituel initiatique, suspendu à son bras au-dessus d'un gouffre quasiment sans fond.
Evidemment, la portée symbolique de la scène (III,2) réside dans la mise en évidence des relations de confiance chancelantes, et dans l'abîme mortel qui s'ouvre à la moindre rupture. L'étrange ligne de Golaud qui crie sur Pelléas apeuré, suspendu au-dessus du néant, les à-coups de l'orchestre, qui semble tanguer, l'écriture uniquement dans les graves confèrent à cette scène son caractère assez énigmatique et troublant, vraiment sur le ton de l'initiation.
La scène 3 de l'acte III s'ouvre sur une terrasse au sortir des souterrains. Entrent Golaud et Pelléas.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Autour de Pelléas et Mélisande — 3 roulades
mardi 27 février 2007
En écho à notre série autour du lied, qui est demeurée jusqu'à présent aux portes de Wolf, je vous propose par anticipation cette interprétation de lieder de Hugo Wolf qui réunit Elisabeth Schwarzkopf et Wilhelm Furtwängler, en concert à Salzbourg le 12 août 1953.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Poésie, lied & lieder, Musique, domaine public, L'horrible Richard Wagner — 3 roulades
jeudi 22 février 2007
Olivier Pastré ce matin sur France Culture : Le sommet du G8 a une fois de plus stigmatisé le Yuan. Perso, j'aurais plutôt dit crucifié . La question reste entière au sujet de ce que cela signifie. Après écoute de la chronique intégrale , on s'aperçoit que cela veut dire "suggéré de réévaluer" (un synonyme évident que…
Écrit par DavidLeMarrec
, dans En passant - brèves et jeux — 2 roulades
jeudi 22 février 2007
Histoire de faux jumeaux
II - Quelles versions retenues au disque ?
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Baroque français et tragédie lyrique, Discographies — 7 roulades
jeudi 22 février 2007
Histoire de faux jumeaux.
I - Les sources. Leurs contradictions. Téléchargement des livrets et de la parodie.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Baroque français et tragédie lyrique
lundi 19 février 2007
Je pensais proposer cet enregistrement comme disque du jour, mais je me rends compte[1] de ce qu'il est tombé dans le domaine public.
Aussi, je vous le propose d'autant plus volontiers. (les artistes et leurs héritiers ne touchent plus rien, simplement l'éditeur qui vend le support - en l'occurrence moi)
Maria Stader, soprane
Marianne Radev, mezzo-soprane
Helmut Krebs, ténor
Kim Borg, basse
Choeurs de la RIAS et de Saint-Hedwige
Orchestre de la RIAS
Le tout dirigé par Ferenc Fricsay.
Enregistrement en monophonie réalisé à la Jesus Christus Kirche de Berlin en 1953.
Publié en 1954, entré dans le domaine public le 1er janvier 2005.
Il existe une seconde version, sur le vif, avec Maria Stader et Oralia Dominguez, qui date de 1960.
Cet enregistrement figure à mon sens parmi les plus grandes réussites de l'histoire du disque, rien de moins. Fricsay dément totalement le caractère théâtral qu'on associe généralement à ce Requiem, de façon sans doute exagérément proverbiale - "L'Opéra de la Mort".
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Musique, domaine public, Domaine religieux et ecclésiastique, Discographies, Opéra romantique et vériste italien — 5 roulades
jeudi 15 février 2007
A été (profondément) mis à jour le 20 août 2009.
A titre de repère : 1878-1934.
Pas vraiment une présentation, son univers est à ce point riche qu'on s'y perdrait. Mais quelques repères parmi les disques existants : oeuvres et interprétations.

Je me prête rarement au jeu discographique ici, par choix. Il me semble qu'il s'agit toujours d'une solution de facilité pour ne pas parler des oeuvres. C'est un badinage agréable, mais peu instructif en fin de compte, à part pour faire impression dans des dîners.
Dans la grotte sur la butte Baccalan où je vis prisonnier du palais enchanté du mauvais mage Sourdis (ennemi mortel du mage blanc Berland), cette fonctionnalité ne me serait guère utile, aussi décochai-je l'option dans le cahier des charges de CSS.
Ici, c'est une motivation bien précise qui me mène à aborder le sujet. Je suis souvent amené à chanter les louanges de Franz Schreker, mais il faut bien reconnaître que le faire en tant que tel ne mène pas bien loin, tant on rencontre de tons différents dans son oeuvre, malgré une certaine homogénéité stylistique.
C'est pourquoi je propose ici quelques repères pour y naviguer en connaissance de cause.
Avec un extrait à savourer pendant la lecture. Michael Gielen et l'Orchestre de la Radio de Berlin, un extrait de Vorspiel einer Drama.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Portraits, Discographies, Die Gezeichneten (les stigmatisés) — 20 roulades
mercredi 14 février 2007
Oui, un titre moins académique et informatif qu'à l'habitude, mais je n'en voyais guère d'autre de possible, vous en conviendrez avec moi après lecture.
J'y faisais allusion dans ma réponse au dernier compte-rendu de Sylvie Eusèbe.
Il s'agit d'une de mes perversions personnelles, et il n'y a nulle raison que vous n'en profitiez pas aussi.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Portraits, Carnet d'écoutes, Opéra seria — 15 roulades
mercredi 14 février 2007
A l'attention des mauvais esprits : non, la citation originale n'est pas :
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Musique, domaine public, Opéra seria — 6 roulades
mercredi 14 février 2007
Le secret de la composition chez Pierre Boulez.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Musicontempo — 4 roulades
mardi 13 février 2007
Un compte-rendu de Sylvie Eusèbe.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Disques et représentations — 14 roulades
lundi 12 février 2007
Le texte et ses traductions figurent aussi dans l'
Episode
0.
2. Force de l'expression très ramassée, des néologismes
Lire la suite.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Littérature — 2 roulades
dimanche 11 février 2007
Carnets sur sol poursuit son observation de la langue commune, entendue par tous, de la norme tacite ; celle des médias. En prenant garde à ne pas les stigmatiser exagérément, bien entendu.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Vaste monde et gentils — 2 roulades
dimanche 11 février 2007
Deux nouvelles entrées , dont l'une est bien familière aux lecteurs de CSS .
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Intendance
samedi 10 février 2007
Jérôme Corréas me fascine depuis toujours, depuis
notre première
rencontre. Un charisme vocal très spécifique, un
goût très sûr, un
grand naturel. Sans doute, mais plus encore. C'est pourquoi il sera le sujet d'une petite causerie ici.
[Description, extraits et discographie exhaustive commentés
suivent dans cette notule.]
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Portraits — 12 roulades
mercredi 7 février 2007
Rappel : Le texte et ses traductions figurent dans l'
Episode
0.
1. Traitement spécifique du sujet, de la versification
Lire la suite.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Littérature — 2 roulades
mercredi 7 février 2007
Petite satisfaction mesquine. Suite à une requête reçue ici, je m'aperçois que cette notule de Carnets sur sol est la première entrée Yahoo pour le mot stigmatiser . La Révolution est en marche, le temps des abus et des injustices s' achève .
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Intendance — 6 roulades
mardi 6 février 2007
On y trouve même du Puccini par Boulez, d'après Yahoo.
La suite.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans En passant - brèves et jeux — 6 roulades
mardi 6 février 2007
Comme annoncé dans un article pas encore paru (...), je vous
propose une petite balade émerveillée dans l'univers
merveilleux et féérique, farci de sorcières
grecques de Friedrich Hölderlin.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Littérature
samedi 3 février 2007
De pair avec une réflexion sur la tessiture conflictuelle des Nuits d'Eté.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Poésie, lied & lieder, Musique, domaine public, Opéra romantique français et Grand Opéra — 9 roulades
mardi 30 janvier 2007
Rapide introduction à la trilogie Da Ponte à Amsterdam (Ingo Metzmacher, 2006). Vidéos lisibles sur la Toile jusqu'en février.
Urgent, donc, d'en toucher quelques mots.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Disques et représentations, Opéras de l'ère classique, Tirso, Molière, Beaumarchais, Da Ponte et Mozart — 1 roulades
lundi 29 janvier 2007
Le dixième compte-rendu (déjà !) de
Sylvie Eusèbe. Que vous pouvez retrouver, citée ou écrivant,
ici.
Paris, Théâtre des Champs-Elysées, mardi 23 janvier
2007, 20h.
Concert, F. J. Haydn : symphonie n° 84, G. Mahler : Rückert
Lieder,
E. Elgar : Introduction et Allegro op. 47, F. J. Haydn : symphonie
n° 86.
Ensemble orchestral de Paris ; John Nelson, direction ; Nathalie
Stutzmann, contralto.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Disques et représentations — 10 roulades
dimanche 28 janvier 2007
Enrique Blanco[1] amorce une série tout à fait nécessaire sur le choral.
Comme il s'agit d'un article en espagnol, j'en résume les idées principales. Mais je vous invite fortement à le lire directement, Enrique Blanco écrit dans une langue élégante, fortement structurée mais non sans souplesse.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Vaste monde et gentils — 2 roulades
samedi 27 janvier 2007
Seizième édition, parce que la présentation de Robert Holl, avec recommandation de ses disques, peut faire office quinzième.
Une petite stupéfaction en essayant ce disque.
Je m'efforce de placer plutôt dans cette rubrique des oeuvres un peu rares ou des enregistrements qui me semblent incontestables, mais ici, véritablement, c'est une heureuse surprise plus qu'une référence que je propose.

Ce Winterreise paru chez Onyx est une petite merveille et une grande surprise.
Lassé à force de l'avoir entendu partout, et pas mal pratiqué aussi, je ne pouvais quasiment plus l'entendre. Le pire se rencontrant avec les barytons sombres, peu diseurs - Hans Hotter y joue particulièrement de son timbre bellement lassé plus que de son interprétation, par exemple.
On me sentait un peu mitigé, en novembre 2005, de m'être déplacé à nouveau entendre le cycle dans une interprétation qu'on présentait comme ravageusement nouvelle, et qui me paraissait plutôt pécher par systématisme. Je ne regrette pas d'en avoir parlé, pour d'autres raisons... Mais je trouvais plutôt un mimétisme du baryton lassé par une voix de femme qu'une lecture profondément nouvelle chez Nathalie Stutzmann.
Ce n'est pas une découverte, au demeurant. Les versions pour voix de femme de ce cycle convainquent peu, reléguées au rang d'insolites. Et assurément, Christine Schäfer appartient aussi à cette catégorie. Difficile, tant la consternation masculine de ce cycle est également servie par une ligne musicale totalement pensée pour une voix masculine - et la différence est absolument sensible au chanteur, cette ligne plus massive, moins élancée et ductile.
Encore moins de sopranes s'y sont risquées, alors même que la tonalité originale est assez haute. Il faut dire que l'exemple illustre de Margaret Price laisse songeur. Triste témoignage où la voix se déchire, où l'interprète lutte contre elle-même au lieu de s'attacher au cycle. Sans doute plus dû aux circonstances qu'à la nature de la voix, mais quelle leçon effrayante ! Pourtant, mes informations laissent entendre qu'on donne volontiers dans les conservatoires des lieder du Winterreise à des élèves soprano lyrique.
Dans cette circonstances, pourquoi avoir tenté cet enregistrement ?
Un goût pour l'incongru ? Sans doute, et aujourd'hui encore mes petits camarades ne manquent pas de se moquer de moi à ce sujet.
Une sympathie de longue date, aussi pour Christine Schäfer. Sans être éperdu de ses voyelles un peu grises, parfois indéterminées, tout de même une musicalité, une attention à l'intention, au sens, me font partager une fois de plus les copinages de l'agaçant Gérard Mortier (non, non, nous ne reprendrons pas la BD, il y a un temps pour tout).
Je l'avais beaucoup admirée dans le second enregistrement de ''Pli selon pli'' de et par Boulez, malgré le texte mis en bouillie par les sauts d'intervalles qu'imposait la série.
D'abord, je le crois, comme petite madeleine à tremper dans le thé vert de mes grands souvenirs winterreisiens. Inconsolable que la tournée européenne de Matthias Goerne / Eric Schneider en 2001/2002 n'ait pas abouti à un disque, mais qu'on ait réservé les chichis d'Alfred Brendel pour cet office.[1]
Des retrouvailles joyeuses avec Eric Schneider d'abord, puis la curiosité ; une soprane, et une soprane intelligente dans le Winterreise. Pas forcément avec une diction facile qui plus est.
C'est bien là où survient la stupéfaction. Ce cycle est méconnaissable !
Lire la suite.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Le disque du jour, Poésie, lied & lieder — 7 roulades
mercredi 24 janvier 2007
Victor Maurel est connu comme le créateur de Iago (Otello de Verdi, 1887), Tonio (I Pagliacci de Leoncavallo, 1892) et surtout Falstaff (Falstaff de Verdi, 1893). Il chantait également Wagner (baryton).
Mais il était également renommé pour ses talents de pédagogue. Dans cet article du premier numéro de Musica (1902), il proposait une unification des pratiques de chant selon une perspective scientifique. Un discours qu'on ne peut plus guère entendre aujourd'hui, où la diversité des techniques est indispensable à l'exécution des différents styles, des différentes langues.
Surtout alors qu'on désire interpréter chaque répertoire suivant des velléités d'authenticité.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Discourir, Musique, domaine public — 2 roulades
mercredi 24 janvier 2007
Je m'aperçois qu'une image du corpus ne s'était jamais affichée (un signe parasite dans le code) dans la série Takemitsu , à savoir la seconde du répertoire symphonique. C'est à présent réparé .
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Intendance
mardi 23 janvier 2007
Plongée sophocléenne ces derniers temps.
Après l' Antigone d'Arthur Honegger. Un texte assez cohérent de Cocteau, avec un incontournable Créon grotesque, mais linguistiquement plus soigné qu'à l'accoutumée. Drame d'une grande vivacité, et inexpliquablement inédit au disque alors que Jeanne d'Arc au Bûcher ne mérite pas nécessairement autant qu'on lui a donné.
Après l' Electre d'Henri Pousseur. Musicalement peu intéressant, surtout des recherches de textures radiophoniques plus ou moins vilaines. Je cherchais à entendre les livrets de Michel Butor, mais ce n'est pas ici l'une de leurs collaborations.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Littérature, Vaste monde et gentils
lundi 22 janvier 2007
J'avais déjà, il y a un an environ, avancé quelque scepticisme au sujet de la tenue de l'émission 2000 ans d'histoire, sur France Inter, à propos d'une émission schématique (et à certains égards fautive et idéologique) autour du Moyen-Age.
Quelque peu échaudé (ce devait être la deuxième ou troisième fois que je l'écoutais !), je n'y avais pas remis les oreilles jusqu'à ce jour. Une vieille liaison de jeunesse au programme, la Croisade contre les Albigeois, par le prisme de l'Inquisition. Grand public certes, mais tout à fait sympathique.
Invitée : Anne Brenon.
On y entend quelques précisions utiles car peu développées généralement :
- la participation des Cordeliers à l'Inquisition ;
- le caractère de confessionnal en plus de tribunal de l'Inquisition ;
- son caractère itinérant.
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Écrit par DavidLeMarrec
, dans Vaste monde et gentils — 16 roulades
dimanche 21 janvier 2007
En écho à un épisode passé de notre série autour du lied, voici trois lieder de Fanny Mendelssohn-Hensel.
Écrit par DavidLeMarrec
, dans Poésie, lied & lieder, Musique, domaine public