Carnets sur sol

samedi 12 mai 2007

Notule "Le plus haut de tous les temps"

Horreur et consternation ! CSS verse dans le sensationnalisme.

Mais voilà qui est amusant, et une excellente démonstration pour définir le falsetto.

Voici donc la note la plus haute jamais écrite[1] par un compositeur pour une voix d'homme "standard" (c'est-à-dire hors contre-ténors et castrats) :

Très haut.

De quoi et de qui s'agit-il ?

Notes

[1] A ce qu'on en dit, je n'ai pas pu le vérifier sur pièce. Mais il s'agit en tout cas de la plus haute réalisée, si on passe quelques exceptions historiques (un ton plus haut, dit-on).

jeudi 10 mai 2007

Notule Magie du verbe

La parole a ceci de fabuleux qu'elle crée le réel. C'est pourquoi la découverte du pouvoir du mensonge par les enfants est toujours une grande expérience : ce qui n'est pas vrai peut être tout aussi convaincant que le vrai, et pas seulement dans le domaine de la narration fictionnelle[1].

Or, les capacités cognitives limitées de l'être humain lui demandent, afin d'être informé de la marche du monde, de recourir à une médiation, que ce soit via le bouche à oreille ou les médias. Ces médiateurs, même en les supposant à la fois fiables et de bonne foi - ce qui n'est pas nécessairement évident -, créent de la vérité à partir de leur seule parole : si on leur accorde crédit, ils créent ce qu'ils énoncent, démiurges nouveaux.

On l'avait déjà relevé lors d'une réalisation particulièrement audacieuse de ce nouveau paradoxe du menteur, dont les implications sont tout à fait maîtrisées par le personnel politique : ce que je dis est vrai du fait même que je l'énonce, même si c'est faux.
Plus récemment, nous revenions aussi sur plusieurs de ces usages, notamment autour du changement et de la fiction institutionnelle.

A présent, un petit exercice très simple sur l'actualité.

Suite de la notule.

Notes

[1] Comme on l'apprend depuis pas mal d'années, via Maupassant "l'illusionniste", aux collégiens.

mercredi 9 mai 2007

Notule Bonnes nouvelles

Parce que Carnets sur sol ne souhaite pas passer son temps à récriminer gentiment, quelques occasions de se réjouir.

[Où l'on verra que CSS est manifestement le mentor du nouveau gouvernement, sans que celui-ci lui ait demandé son avis.]

mardi 8 mai 2007

Notule Elzbieta Szmytka dans Lucio Silla (Mozart)

Mise à jour de la brève monographie sur Elzbieta Szmytka , autour de l'écoute de son Lucio Cinna. Confirmation de la dichotomie impressionnante de ses talents selon les langues pratiquées. [Edit : Justement, conversation chez Bra aujourd'hui autour de Lucio Silla par Murray/Cambreling...]

dimanche 6 mai 2007

Notule Le disque du jour - XVII - Franz SCHUBERT, Intégrale des quatuors à cordes - Leipziger Streichquartett / Quatuor à cordes de Leipzig

Il n'est pas dans notre cahier des charges de sélectionner des interprétations d'oeuvres célèbres, chacun se fraie un chemin à son goût dans ces contrées incontournables.

Toutefois, petite entorse en guise de disque du jour, tant l'entreprise force l'admiration à tout point de vue.

Bref extrait dans la note.

samedi 5 mai 2007
jeudi 3 mai 2007
samedi 28 avril 2007
samedi 28 avril 2007

Notule Paradoxe central

Voilà longtemps que nous n'avions proposé par ici une petite Revue de Toile.

La dernière fois, souvenez-vous, c'était début mars, et nous nous penchions sur la figure obligée du changement et son triple paradoxe : être un homme nouveau mais montrer ses états de service, avoir des projets mais surtout régressifs, faire des propositions qui ne doivent surtout pas être appliquées.




Nous ne devions en théorie pas parler politique en ces moments agités, où le clivage semble anesthésier l'esprit critique des meilleures têtes. De plus, il n'est nullement dans l'intention de CSS d'exercer sa puissante influence sur qui que ce soit.

Toutefois, nous cédons. Pour deux raisons principales.
- D'abord à cause de l'abondance tentante de matière première, qui conduirait à une dangereuse saturation de nos archives. (Et nous souhaitons sans trop de hâte être expulsés par notre prestataire de services.)
- Ensuite et surtout, parce qu'il ne nous sera pas nécessairement loisible de publier ces remarques plus tardivement.

A toutes fins utiles, vu la période, et pour m'éviter les colleurs d'affiches (et de procès d'intention) plus ou moins virtuels, je précise tout de même qu'il sera très difficile de déduire les bulletins déposés ou refusés de ces considérations. Parce que personne ne représente les idées de CSS (qui songe sérieusement à un groupe parlementaire unitaire, avis aux lecteurs réguliers), et surtout parce que la rédaction de CSS ne se détermine pas en fonction des discours tenus, ni même des idéologies.[1] Notre boulot est de les regarder, pas de les prendre au sérieux, voyons.

Notes

[1] [Oui, CSS se la joue centriste, mais ça ne durera pas longtemps comme vous le verrez.]

vendredi 27 avril 2007
vendredi 27 avril 2007
vendredi 27 avril 2007
mercredi 25 avril 2007

Notule Divination

C'est officiel, CSS lit dans le marc de café. Il y a cinquante jours, nous disions . La figure imposée que tous les journalistes ont en vain cherché : le changement . Il y a six mois, nous disions . Décompte de l'Apocalypse. Il y a un an, nous disions . Limbes temporels. Tarifs préférentiels pour les lecteurs assidus.

mardi 24 avril 2007

Notule Le latin à la française

On lit régulièrement des commentaires défiants face à la prononciation à la française, partiellement ou intégralement, des oeuvres religieuses du domaine français.

On peut, par goût, défendre l'un ou l'autre, mais voici (très succinctement !) quelques éléments pour répondre aux questionnements les plus courants.

mardi 24 avril 2007

Notule Coin bouché

Chers candidats, la droite et la gauche, ce n'est pas tout à fait la même chose ; revenez à vos fondamentaux idéologiques, sinon vous risquez y perdre votre âme. Olivier Pastré , économiste, ce matin sur France Culture. Je ne pensais pas qu'il était encore possible de dire ça. Parce que ça ne me semble guère…

samedi 21 avril 2007
lundi 16 avril 2007

Notule Carnet d'écoutes - Dietrich Fischer-Dieskau dirige la Troisième Symphonie de Mendelssohn

Dietrich Fischer-Dieskau avait publiquement regretté qu'on ne fasse guère appel à lui, une fois mis un terme à sa carrière lyrique, comme chef d'orchestre, activité dont il espérait occuper sa retraite.

On pouvait entendre quelques secondes d'une Rhénane de Schumann pas spécialement originale ou convaincante dans un documentaire qui lui était consacré.

On se souvient aussi des propos peu amènes d'Otto Klemperer, qui l'avait jadis dirigé chez Bach.

Aussi, lorsque l'occasion de l'entendre intégralement s'est présentée, nous avons accouru.

Extrait, avec notre exégèse en regard.

jeudi 12 avril 2007
mercredi 11 avril 2007

Notule HAENDEL - Il Trionfo del Tempo e del Disinganno - 06 avril 2007, salle Pleyel (Paris) - Minkowski (Louvre) - Pasichnyk, Bonitatibus, Stutzmann, Ferrari

Nous vous présentons le petit dernier (latest plutôt que last, si possible) des comptes-rendus de Sylvie Eusèbe.

Paris, Salle Pleyel, vendredi 06 avril 2007, 20h.
Georg Friedrich Haendel :

Marc Minkowski : direction ; Les Musiciens du Louvre-Grenoble.

La Beauté (Beltà) : Olga Pasichnyk (soprano)
Le Plaisir (Piacere) : Anna Bonitatibus (mezzo-soprano)
La Désillusion (Disinganno) : Nathalie Stutzmann (alto)
Le Temps (Tempo) : Stefano Ferrari (ténor)
lundi 9 avril 2007
dimanche 8 avril 2007
samedi 7 avril 2007
mercredi 4 avril 2007
mercredi 4 avril 2007
lundi 2 avril 2007
lundi 2 avril 2007
mercredi 28 mars 2007

Notule La culture des élites

Dans la catégorie : amusement devant le saupoudrage culturel des 'élites'.

Je ne ferai pas la facilité de relever les citations inutiles, pompeuses et inévitablement erronées de Jean-Louis Bourlanges - agrégé de lettres il y a longtemps - dans l'émission L'Esprit Public, c'est une part amusante du phénomène : toujours avoir dans sa besace des arguments d'autorité, généralement déconnectés de leur contexte, au risque de se tromper lamentablement. Faillibilité et insistance plutôt attendrissantes.




Ce matin, notre manuel de savoir-étaler (la confiture) vous met en garde contre :

Le faux ami

Laurent Wauquiez était l'invité des Matins. D'une aisance au demeurant sympathique malgré ses légères poussées de xyloglossie juvénile, il dit incidemment, pour imager son discours :

lundi 26 mars 2007

Notule Robert SCHUMANN, Liederkreis Op.24 (Heine) ; Johannes BRAHMS, Vier ernste Gesänge - (et autres lieder) - Matthias GOERNE, Christoph ESCHENBACH - à Pleyel, 16 mars 2007


Présentation de Matthias Goerne et discussion ici.

Nouveau compte-rendu de Sylvie Eusèbe (en terrain miné) :

« Paris, Salle Pleyel, vendredi 16 mars 2007, 20h00.
Matthias Goerne : baryton ; Christoph Eschenbach : piano
Robert SCHUMANN :
Abends am Stand (Le soir au bord de la mer) op. 45 n°3
Es leuchtet meine Liebe (Mon amour brille) op. 127 n°3
Mein Wagen rollet langsam (Mon coche roule avec lenteur) op. 142 n°4
Liederkreis op. 24
Johannes BRAHMS :
Lieder und Gesänge op. 32
Vier ernste Gesänge op. 121
dimanche 25 mars 2007
jeudi 22 mars 2007

Notule Friedrich HÖLDERLIN - Heimkunft I - Episode 3 - La phrase de Hölderlin

Hölderlin CSS Une poétique sinueuse tentée par l'organisation argumentative de la philosophie.

Rappelons les épisodes précédents :
Et voyons à présent l'incarnation de ces éléments dans la phrase 'philosophomorphe' de Hölderlin.

Drin in den Alpen ists noch helle Nacht und die Wolke,
   Freudiges dichtend, sie deckt drinnen das gähnende Tal.
Dahin, dorthin toset und stürzt die scherzende Bergluft,
  Schroff durch Tannen herab glänzet und schwindet ein Strahl.
Langsam eilt und kämpft das freudigschauernde Chaos,
   Jung an Gestalt, doch stark, feiert es liebenden Streit
Unter den Felsen, es gärt und wankt in den ewigen Schranken,
   Denn bacchantischer zieht drinnen der Morgen herauf.
Denn es wächst unendlicher dort das Jahr und die heilgen
   Stunden, die Tage, sie sind kühner geordnet, gemischt.
Dennoch merket die Zeit der Gewittervogel und zwischen
   Bergen, hoch in der Luft weilt er und rufet den Tag.
Jetzt auch wachet und schaut in der Tiefe drinnen das Dörflein
   Furchtlos, Hohem vertraut, unter den Gipfeln hinauf.
Wachstum ahnend, denn schon, wie Blitze, fallen die alten
   Wasserquellen, der Grund unter den Stürzenden dampft,
Echo tonet umher, und die unermeßliche Werkstatt
   Reget bei Tag und Nacht, Gaben versendend, den Arm.
Là dans les Alpes, c’est encore nuit claire et le nuage,
    Poétisant du joyeux, il couvre au-dedans la vallée béante.
Deçà, delà, tempête et s’abat le vent de la montage, le bondissant,
    Abrupt par les sapins vers le bas scintille et se perd un rayon.
Lentement se hâte et lutte le Chaos qui frissonne joyeusement,
    Jeune de stature, et pourtant fort, il fête un amoureux différend
Entre les rocs, il fermente et vacille dans les barrières éternelles,
    Car plus bachique s’étire au-dedans le matin vers le haut.
Car elle croît plus infiniment là-bas l’année et les saintes
    Heures, les jours, sont plus audacieusement ordonnées, mêlés.
Et pourtant il marque le temps, l’oiseau de tempête, et entre
    Monts, haut dans les airs, il séjourne et appelle le jour.
A présent aussi s’éveille et regarde dans les profondeurs, au-dedans, le village
    Sans crainte, familier de ce qui est haut, entre les pics amont.
Pressentant croissance, car déjà, comme des éclairs, tombent les vieilles
    Cascades, leur fond sous les chutes s’élève en vapeurs,
L’écho résonne alentour, et l’atelier immense
     Lève jour et nuit, distribuant présents, le bras.


(Trad. François Fédier)



            Il est en effet récurrent chez Hölderlin – et cette première section de Heimkunft ne fait pas exception à la règle – que le propos soit structuré selon des articulations logiques, certes floues, mais qui évoquent la démonstration philosophique plus que l'esquisse poétique. Le plus évident est l'usage causal et parallèle des deux « denn », en début de vers (v.8-9), raisonnement par induction assez rare en poésie, surtout de façon aussi ordonnée, comme un souci d'explication méthodique de ce réel – fût-il poétique. Dans le même ordre, deux « und » du texte (v.1, v.9), ceux qui coordonnent deux propositions, semblent investis eux aussi d'une valeur logique, consacrant à chaque fois deux plans de représentation, le second se superposant au premier. Sans revêtir la forme argumentative, qui se méfie de l'addition simple, on trouve pourtant ici une association qui dépasse le simple ajout linéaire : une hiérarchie de représentation, un ordre est signifié par cet emploi singulier de la coordination. « Dennoch » (v.11) exploite, lui, une forme quasiment concessive, accordant au paysage un caractère plus tourmenté que ne pourrait le laisser entendre la description abstraite, paisible et hardie des monts. Ailleurs, il pourrait être entendu comme une relance narrative (c'est dans cet esprit que le traduit François Garrigue), mais sa succession aux éléments logiques de la phrase précédente laisse entendre une poursuite du raisonnement, où les précédentes assertions se nuancent et se complexifient.
            Car c'est presque une forme dialectique qu'emprunte le poème autour de cette figure du Gewittervogel qui assombrit le tableau lumineux initial pour, lorsqu'il rufet den Tag, ouvrir sur une nature large et généreuse – Wachstum ahnend, gaben versendend...Cette allure philosophique du texte n'est pas étrangère, bien entendu, à cette certaine abstraction du paysage, comme happé par les concepts.
mardi 20 mars 2007

Notule Pesanteurs historiques

Ce soir, au menu des réjouissances, une bande radio du soixante-quinzième anniversaire de Nikolaus Harnoncourt (1997). A la tête du Chamber Orchestra of Europe et du Choeur Arnold Schönberg, il dirige Alfonso und Estrella de Schubert, avec entre autres : Luba Orgonasova, Endrik Wottrich, Thomas Hampson, Alfred Muff,…

lundi 19 mars 2007

Notule Laconique

L'éclat de rire du jour : L'art n'y a peut-être rien perdu de majeur, comment savoir ? La plupart de ses œuvres ont disparu. Mais ce n'est pas la question. Les trois phrases consacrées à la musique d'Alma Schindler-Mahler-Gropius-Werfel, dans la biographie de Françoise Giroud : Alma Mahler ou l'Art d'être aimée (1988).

dimanche 18 mars 2007
samedi 17 mars 2007
samedi 17 mars 2007
vendredi 16 mars 2007
vendredi 16 mars 2007

Notule Semaine d'écoutes

Quelques repères dans la semaine sur France Musique[s], cachés à des heures inhabituelles. Cette liste est rendue possible par la vigilance généreuse de l'ange tutélaire de Bourgogne.

jeudi 15 mars 2007

Notule Les droits d'auteurs raccourcis ?

Etant demeuré interdit devant le sens très relatif de la pédagogie de la Cour de Cassation en la matière, je m'en tiens pour l'instant à la vieille application des droits d'auteurs.

La Cour de cassation a jugé que la période de 70 ans retenue pour l’harmonisation de la durée de protection des droits d’auteur au sein de la communauté européenne couvrait les prolongations pour fait de guerre, sauf dans les cas où au 1er juillet 1995, date d’entrée en vigueur de la directive, une période de protection plus longue avait commencé à courir, laquelle est alors seule applicable.

Lire la suite.

mercredi 14 mars 2007

Notule Maintenance

La liste des touristes en temps réel a été suspendue, si ce n'est supprimée, par mes soins. Une difficulté technique en est la cause, mais elle servait aussi très largement aux spammeurs. On se reportera donc aux liens fournis pour cerner les lieux de bonne fréquentation.

samedi 10 mars 2007

Notule La définition exacte

L'émission Karambolage sur Arte proposait une définition étonnamment exacte et éloquence de la Sehnsucht , qui force l'admiration. Je vous la fais donc partager. Nostalgie tournée vers le futur et mêlée d’avance d’un regret pénible. Bettina Wohlfarth dixit . J'ajouterais même qu'il s'agit d'un Désir déjà nostalgique…

samedi 10 mars 2007

Notule Mise à jour

A la suite de l'interrogation de Bra , j'ai mis à jour la petite note sur la différence entre castrat, contre-ténor et haute-contre . La chose n'est pas toujours bien expliquée, alors que les différences sont simples et imparables. J'y ai ajouté quelques repères plus synthétiques, de façon à aider à la mémorisation.…

samedi 10 mars 2007
vendredi 9 mars 2007

Notule Paradoxe ordinaire

Et pas seulement en campagne électorale.

Balade à travers la figure obligée du changement et ses surprises.

jeudi 8 mars 2007

Notule Transferts culturels et traduction

L'émission d'Emmanuel Laurentin, La Fabrique de l'Histoire , proposait il y a quelques semaines une émission consacrée au sujet de l'internationalisation et de la médiation culturelles aux dix-neuvième et vingtième siècles. Le sujet a déjà été abordé sur Carnets sur sol : un peu précisément avec l'étude de la…

jeudi 8 mars 2007
mercredi 7 mars 2007
vendredi 2 mars 2007

Notule A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - VII - Sortie des souterrains (III,3) - a - le motif de la mer

Nous reprenons paisiblement le fil de notre série, plus loin dans le drame - il y a tellement de choses à traiter, autant aller au plus brûlant.

Comme précédemment, lecture suivie agrémentée d'extraits non publiés dans le commerce.

Résumé de l'action : Après un étrange badinage avec Mélisande au balcon - qui y perd ses colombes, deux références (presque) innocentes, bien sûr -, Pelléas, surpris par Golaud, le suit dans un étrange rituel initiatique, suspendu à son bras au-dessus d'un gouffre quasiment sans fond.
Evidemment, la portée symbolique de la scène (III,2) réside dans la mise en évidence des relations de confiance chancelantes, et dans l'abîme mortel qui s'ouvre à la moindre rupture. L'étrange ligne de Golaud qui crie sur Pelléas apeuré, suspendu au-dessus du néant, les à-coups de l'orchestre, qui semble tanguer, l'écriture uniquement dans les graves confèrent à cette scène son caractère assez énigmatique et troublant, vraiment sur le ton de l'initiation.

La scène 3 de l'acte III s'ouvre sur une terrasse au sortir des souterrains. Entrent Golaud et Pelléas.

mardi 27 février 2007

Notule Enregistrements, domaine public - IV - Hugo WOLF, lieder - Elisabeth Schwarzkopf, Wilhelm Furtwängler [ou plutôt : Richard WAGNER et Franz SCHUBERT par Max Lorenz et Leo Slezak]

En écho à notre série autour du lied, qui est demeurée jusqu'à présent aux portes de Wolf, je vous propose par anticipation cette interprétation de lieder de Hugo Wolf qui réunit Elisabeth Schwarzkopf et Wilhelm Furtwängler, en concert à Salzbourg le 12 août 1953.

jeudi 22 février 2007

Notule Sens de la mesure

Olivier Pastré ce matin sur France Culture : Le sommet du G8 a une fois de plus stigmatisé le Yuan. Perso, j'aurais plutôt dit crucifié . La question reste entière au sujet de ce que cela signifie. Après écoute de la chronique intégrale , on s'aperçoit que cela veut dire "suggéré de réévaluer" (un synonyme évident que…

jeudi 22 février 2007