Carnets sur sol

samedi 28 avril 2007

La recommandation de Carnets sur sol - Dissidence française

Ces beaux jours doivent revenir.
Reposons-nous sur l’avenir !
Une heure... une heure...
(Fragments de Thomas Moore.)

Le choix de la station sera aisé ce soir, avec :

  • l'ensemble des grandes radios retransmettant un enième Trittico du Met (Levine/Grant Murphy,Frittoli,Guleghina,Licitra,Giordano,Corbelli,Pons... as usual)
  • une enième Clemenza munichoise (Steinberg/Gens,Kasarova,Castronovo)
  • un enième Orfeo à Florence (Muti/Rost,Barcellona)

et France Musique[s], qui nous épargne le Met au profit d'une vraie rareté fournie par l'Opéra de Marseille.

Colombe de Jean-Michel DAMASE, ce soir à 19h30, une oeuvre vraiment engageante, au même titre que les Sigurd de Reyer (1993) ou Aiglon d'Ibert-Honegger (2005) déjà recréés sur place. L'an passé, on avait élu Sampiero Corso de Tomasi.
Cette Colombe se situe dans ce que la tradition française fait de mieux, la conjonction entre le badinage et un discours musical au ton assez mêlé (on peut songer à la Juliette de Martinů, cette fois-ci au crédit de l'Opéra de Paris).

On peut s'en donner une idée ici, avec de surcroît de bons acteurs.

Et une plateau très engageant, comme d'habitude fourni à moitié sur le site de France Musique[s], où il manque notamment Sébastien Droy et surtout la merveilleuse Anne-Catherine Gillet, qui a ravi aussi bien Toulouse que Liège de sa Zdenka au vibrato serré, pleine d'aisance.

Pour le reste :

Mise en scène : Robert Fortune
Marie-Ange Todorovitch : Madame Alexandra
Nicole Fournié : Madame Georges
Philip Addis : Julien
Marc Barrard : Poète chéri
Patrick Vilet : M. Desfournettes
Eric Huchet : Du Bartas
Jacques Lemaire : La Surette
Orchestre de l'Opéra de Marseille
Jacques Lacombe

Livret de Jean Anouilh.

On peut écouter sur la Toile par ici.




Pour les récalcitrants, il reste le choix entre la diffusion de deux disques :

  1. Les Fêtes de Paphos de Mondonville par Christophe Rousset (Piau, Gens, Fouchécourt...), qu'on peut entendre sur la Rete Due (radio suisse de Lugano) à 20h30 ;
  2. ou l' Armida de Dvořák de Václav Jirácek (1956) avec Milada Šubrtová dans le rôle-titre (à 20h). Si vous ne lisez pas les OGG, vous pouvez utiliser ce petit débit en WMA.

4 roulades

jdm — 1 mai 2007

David :
dans ce que la tradition française fait de mieux, la conjonction entre le badinage et un discours musical au ton assez mêlé

En fin de compte, on ne parle bien que de soi-même :)

jdm — 1 mai 2007

David :
cette fois-ci au crédit de l'Opéra de Paris

nous le portons à ton crédit $

jdm — 1 mai 2007

David, citant Thomas Moore :
Ces beaux jours doivent revenir.
Reposons-nous sur l’avenir !

Et si la sieste devenait cauchemar ?

DavidLeMarrec — 3 mai 2007

Merci pour ces éloges à peine voilés, nous rougissons sous le manteau. Toutefois, la sieste ne saurait devenir un cauchemar, ne s'agissant pas du camarade utopiste.

A-dieu JJ, A-adieu JJ, nous nous verrons encoooore !

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