<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><title>Carnets sur sol</title><description>Notules d&apos;opéra, de disques et de promenades — depuis 2005.</description><link>https://carnetsol.fr/</link><language>fr-FR</language><item><title>Verdi voisé — latin et prononciations romantiques</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/06/3466-verdi-voise-latin-prononciations-romantiques/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/06/3466-verdi-voise-latin-prononciations-romantiques/</guid><description>Le latin tel que vous ne l&apos;avez jamais entendu. Racontons, expliquons.</description><pubDate>Sun, 06 Sep 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Le latin tel que vous ne l&apos;avez jamais entendu. Racontons, expliquons.
&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Langue</category><category>Domaine religieux et ecclésiastique</category><category>Opéra romantique et vériste italien</category></item><item><title>Le désir de Golaud</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/05/3465-desir-de-golaud/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/05/3465-desir-de-golaud/</guid><description>En relisant *Pelléas* hier soir, je (re)tombe sur un effet de motif que je n&apos;avais pas mentionné, je crois, dans la [série vidéo](/css/2026/03/31/3435-leitmotive-de-pelleas-52-52-le-grand-bilan-du-voyage/) : après la lecture de la lettre confiée à Geneviève par Pelléas, où Golaud raconte son mariage</description><pubDate>Sat, 05 Sep 2026 07:00:00 GMT</pubDate><content:encoded/><category>Autour de Pelléas et Mélisande</category></item><item><title>L&apos;an 1899 — 21 — se suicider à l&apos;Opéra-Comique</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/05/150274-lan-1899-21-se-suicider-a-lopera-comique/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/05/150274-lan-1899-21-se-suicider-a-lopera-comique/</guid><description>Présentation complète : → http://carnetsolfr/css/index.php?2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899 . 𝗛𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹&apos;𝗼𝗽𝗲́𝗿𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹&apos;𝗢𝗽𝗲́𝗿𝗮-𝗖𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲… 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂&apos;𝗲𝗻 𝟭𝟴𝟵𝟵. -- 2. → *Mutations du genre opéra comique* . *Extrait musical* : _L&apos;Ill</description><pubDate>Sat, 05 Sep 2026 01:00:35 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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          title=&quot;L&amp;#x27;an 1899 — 21 — se suicider à l&amp;#x27;Opéra-Comique&quot; loading=&quot;lazy&quot;
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&lt;p&gt;Présentation complète : → &lt;a href=&quot;http://carnetsolfr/css/index.php?2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;http://carnetsolfr/css/index.php?2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Histoire de l&apos;opéra comique et de l&apos;Opéra-Comique… jusqu&apos;en 1899.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. → &lt;b&gt;Mutations du genre opéra comique&lt;/b&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Extrait musical&lt;/b&gt; :&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;L&amp;#x27;Illusion&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; (1829), livret de &lt;b&gt;Saint-Georges&lt;/b&gt; &amp;amp; &lt;b&gt;Ménissier&lt;/b&gt;, musique de Ferdinand &lt;b&gt;Hérold&lt;/b&gt;. Le premier opéra comique où l&amp;#x27;on meurt – et c&amp;#x27;est un suicide, sur scène. J&amp;#x27;ai été très frappé, en lisant le texte, par la rugosité extrême du dénouement, au sein d&amp;#x27;une petite pièce montagnarde beaucoup plus tournée de prime abord vers les bons sentiments et la couleur locale. La musique reste plus lumineuse et distante, mais le final contraste tout de même avec les chants montagnards très suaves, naïfs – et répétitifs – qui émaillent le reste de la pièce, et qui sont un restés sur les pianos assez longtemps dans le XIXe siècle, parmi les morceaux de salon que jouaient volontiers les particuliers. En refermant l&amp;#x27;ouvrage, j&amp;#x27;étais pas bien.&lt;br /&gt;
¶ &lt;b&gt;Walse tyrolienne &amp;amp; final&lt;/b&gt;. Je parle aussi, à cette occasion, de la question du choix du tempo lorsqu&amp;#x27;on déchiffre une partition inédite, tout particulièrement délicat pour un opéra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Disponibilité en dehors de cette vidéo&lt;/b&gt; :&lt;br /&gt;
Je n&amp;#x27;en connais pas d&amp;#x27;enregistrement, officiel ou non. (Et je serais surpris.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois ce point fait sur la maison qui accueille les ouvrages, la série se poursuit. À l&amp;#x27;Opéra-Comique la même année, après &lt;i&gt;L&amp;#x27;Angélus&lt;/i&gt; de Casimir Baille, il nous reste à explorer &lt;i&gt;Beaucoup de bruit pour rien&lt;/i&gt; de Paul Puget et bien sûr la star, qui émerveilla le public avec son usage complètement inédit de l&amp;#x27;éclairage électrique : &lt;i&gt;Cendrillon&lt;/i&gt; de Jules Massenet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite ?  Direction l&amp;#x27;Opéra de Paris, avec &lt;i&gt;Briséis&lt;/i&gt; de Chabrier, &lt;i&gt;La Prise de Troie&lt;/i&gt; de Berlioz et une resucée amendée de &lt;i&gt;Joseph&lt;/i&gt; de Méhul !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n&amp;#x27;en aurons même pas fini de Paris, où il existe d&amp;#x27;autres théâtres capables de passer des commandes. Puis, une fois épuisée la province, nous nous lancerons à l&amp;#x27;assaut de l&amp;#x27;Europe et du vaste monde. Je disposerai moins aisément de sources précises, mais il y aura tout de même de quoi s&amp;#x27;émerveiller et essayer de comprendre les contextes et les œuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&amp;#x27;ai conscience que la forme est loin d&amp;#x27;être avenante, surtout comparée au travail des vidéastes professionnels qui peuplent désormais les réseaux ; cependant si vous êtes curieux de contexte sur l&amp;#x27;histoire de l&amp;#x27;opéra, vous y rencontrerez des informations qui ne se trouvent pas toujours dans les livres – et qui sont trop nombreuses pour faire l&amp;#x27;objet de notules.&lt;br /&gt;
Je m&amp;#x27;améliore (très) lentement dans la gestion de ces nouveaux outils ; en tout état de cause, ces contenus nourriront, bien sûr, de nouvelles notules.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>La Métamorphose</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/04/3464-la-metamorphose-ou-powershell-triple/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/04/3464-la-metamorphose-ou-powershell-triple/</guid><description>En deux semaines, à cause de ce site, ma vie a basculé : je suis passé de l&apos;autre côté du miroir. De : ne pas savoir utiliser une ligne de commande. À : ne rien pouvoir faire sans avoir deux à trois fenêtres Powershell ouvertes simultanément. Je ne suis pas sûr qu&apos;il faille complètement s&apos;en réjouir</description><pubDate>Fri, 04 Sep 2026 23:00:00 GMT</pubDate><content:encoded/><category>En passant - brèves et jeux</category></item><item><title>Les plus belles symphonies (2)</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/04/3463-les-plus-belles-symphonies-2/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/04/3463-les-plus-belles-symphonies-2/</guid><description>Beck, Cannabich, Haydn, Gossec, M. Haydn, Vaňhal, Boccherini, Wanczura, P. Vranický, Mozart, Brandl, Méhul, Eberl, B. Romberg, Witt, Beethoven… et tout ce qui s&apos;ensuit :</description><pubDate>Fri, 04 Sep 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Beck, Cannabich, Haydn, Gossec, M. Haydn, Vaňhal, Boccherini, Wanczura, P. Vranický, Mozart, Brandl, Méhul, Eberl, B. Romberg, Witt, Beethoven… et tout ce qui s&apos;ensuit : &lt;/p&gt;</content:encoded><category>Domaine symphonique</category><category>Goblin Awards, Sélection Lutins &amp; Putti d&apos;incarnat</category></item><item><title>Agenda mis à jour</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/03/3462-agenda-2026-2027/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/03/3462-agenda-2026-2027/</guid><description>Nouvelle mouture de l&apos;agenda des concerts, incluant la salle Cortot, le festival de la salle Érard, l&apos;ouverture de la saison de la Nouvelle Athènes (Château de la Malmaison et Villa Viardot), les pléthoriques (et excitants) spectacles des conservatoires d&apos;arrondissement, du CRR, du CNSM, les fascinants programmes de chambre de la Compagnie Winterreise et le mirifique Rungis Piano-piano Festival.</description><pubDate>Thu, 03 Sep 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Nouvelle mouture de l&apos;agenda des concerts, incluant la salle Cortot, le festival de la salle Érard, l&apos;ouverture de la saison de la Nouvelle Athènes (Château de la Malmaison et Villa Viardot), les pléthoriques (et excitants) spectacles des conservatoires d&apos;arrondissement, du CRR, du CNSM, les fascinants programmes de chambre de la Compagnie Winterreise et le mirifique Rungis Piano-piano Festival.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Saison 2026-2027</category></item><item><title>Générosité</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/02/3461-generosite-van-den-heever-met-nezet-seguin-paris/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/02/3461-generosite-van-den-heever-met-nezet-seguin-paris/</guid><description>Je n&apos;avais jamais vu une soliste faire ça, et j&apos;avoue avoir été assez ému par la générosité du geste — qui, dans son métier, attendrait…</description><pubDate>Wed, 02 Sep 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Je n&apos;avais jamais vu une soliste faire ça, et j&apos;avoue avoir été assez ému par la générosité du geste — qui, dans son métier, attendrait…&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Saison 2026-2027</category><category>Brèves</category></item><item><title>Leitmotive de TOSCA — 19 — Cavaradossi sait-il ?</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/09/01/150273-leitmotive-de-tosca-19-cavaradossi-sait-il/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/09/01/150273-leitmotive-de-tosca-19-cavaradossi-sait-il/</guid><description>La grande récapitulation leit-thématique du récit de la mort de Scarpia… **RETROUVAILLES** . Tosca arrive. motif de Tosca sur tapis de trémolo, en deux parties, l&apos;échelle ascendante arrivant après une petite mélodie bondissante et pépiante. . D&apos;abord les soupçons de Mario, qui semble prêt</description><pubDate>Tue, 01 Sep 2026 22:00:14 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;La grande récapitulation leit-thématique du récit de la mort de Scarpia…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;RETROUVAILLES&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Tosca arrive. motif de Tosca sur tapis de trémolo, en deux parties, l&amp;#x27;échelle ascendante arrivant après une petite mélodie bondissante et pépiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. D&amp;#x27;abord les soupçons de Mario, qui semble prêt à nous faire une Manrico, doutant de la façon dont la grâce est obtenue ; le motif de Scarpia revient, avec le dernier accord mineur, comme on le retrouve après sa mort&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;RÉTROSPECTIVE&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. C&amp;#x27;est le moment de la grande récapitulation, avec le récit des aventures de Tosca. &lt;br /&gt;
.. le motif d&amp;#x27;amour (ici plutôt le motif de la piété, avec à nouveau l&amp;#x27;invocation de la madone et des saints) . &lt;br /&gt;
.. motif du peloton d&amp;#x27;exécution . &lt;br /&gt;
.. motif de chromatisme ascendant, miroir du Scarpia habituel, qu&amp;#x27;on trouvait pour l&amp;#x27;exultation de sa victoire (&amp;quot;mia&amp;quot; !) ; &lt;br /&gt;
.. motif du tambour et de l&amp;#x27;escorte de Cavaradossi ;&lt;br /&gt;
.. motif du désir de Scarpia ;&lt;br /&gt;
.. motif du poignard, très insistant cette fois, plus troublé, moins lyrique, puis la suite de tout le grand thème ; &lt;br /&gt;
. Et culmine dans ce fa mineur ascendant &lt;i&gt;a cappella&lt;/i&gt;, sur un contre-ut (&amp;quot;et moi, cette lAAAAAme, je la lui plantai dans le coeur&amp;quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;ARIOSO DES MAINS&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Côté très &lt;i&gt;Bohème&lt;/i&gt; (musicalement, outre le motif commun des mains) lorsque évoque &amp;quot;j&amp;#x27;en eus les mains rougisseantes de sang&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Arioso des mains, très jolie mélodie. À la fin, avant que ne devienne héroïque, une petite volute, pas forcément issue des thèmes volutés (Tosca, douleur). Retour du thème du poignard pour &amp;quot;voi deste morte, o man vittoriose&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;CAVARADOSSI SAIT-IL ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Apparition d&amp;#x27;un nouveau thème avec des syncopes, pour la fausse exécution. Une certaine parenté avec &amp;quot;l&amp;#x27;innamorata Tosca è prigioniera&amp;quot;, qui était en mineur, mais demeure lointain. Ils ont un aspect commun, disons. &lt;br /&gt;
.... [Ici, élaborations personnelles sur la compréhension possible de Cavaradossi de ce qui se joue. On peut avoir l&amp;#x27;intuition que Cavaradossi ne croit pas à la fable de la fausse exécution, lorsque Tosca lui dit &amp;quot;ridi amore, primo sarai fucilato&amp;quot;, et fait semblant de croire pour la contenter, tandis que tout espoir s&amp;#x27;effondre pour lui. Très belle situation dramatique terrible, toute de pudeurs et de désespoirs. Pour autant, si c&amp;#x27;est très opérant dramatiquement, pas vraiment d&amp;#x27;un point de vue pratique : s&amp;#x27;il est exécuté, Tosca sera bel et bien déçue quoi qu&amp;#x27;il en soit, et la logique voudrait plutôt de lui recommander de fuir sans lui plutôt que de se faire arrêter. Fréquents arrangements qui fonctionnent bien avec la logique et le drame. Mais ici, pas explicite de toute façon, est une extrapolation devant la crédulité de Cavaradossi passé son premier soupçon.]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;LE GRAND DUO QUE TOUT LE MONDE A DÉTESTÉ (... sauf Puccini)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Les sixtes sur &amp;quot;liberi !&amp;quot; ont à nouveau, comme &amp;quot;recondita armonia&amp;quot;, un aspect sinisant. Volutes qui ont peut-être un petit lien avec la maison heureuse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Descente pointée de  &lt;b&gt;l&amp;#x27;attente fiévreuse&lt;/b&gt;, motif présent seulement deux fois : lorsque Tosca attend l&amp;#x27;exécution, et ici, lorsque &amp;quot;par che le cose aspettan tutte innamorate&amp;quot; (&amp;quot;il semble que tout attend plein d&amp;#x27;amour&amp;quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Puis très suaves arpèges en mode pentatonique (cinq notes, comme les touches noires du piano). Grands si bémol aigus à gogo. Descentes parentes du thème  d&amp;#x27;amour ?  Volutes parentes de la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Retour du motif de l&amp;#x27;exécution simulée, et aussi les tierces menaçantes de l&amp;#x27;exécution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Puis grand unisson des deux vedettes, en partie &lt;i&gt;a cappella&lt;/i&gt; : la partie qui a révolté tout le monde (assez plat, unidimensionnel, pas d&amp;#x27;accompagnement, même pas d&amp;#x27;élan mélodique si extraordinaire) et qu&amp;#x27;a cependant maintenue Puccini. Le thème est celui qui ouvrait l&amp;#x27;acte III en unisson de cors.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Requiem, de Verdi, de chambre</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/31/3460-requiem-de-verdi-de-chambre-calligrammes-sorbonne-singularites/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/31/3460-requiem-de-verdi-de-chambre-calligrammes-sorbonne-singularites/</guid><description>.</description><pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Saison 2025-2026</category></item><item><title>Adieu, fière cité</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/29/3459-adieu-fiere-cite/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/29/3459-adieu-fiere-cite/</guid><description>Non pas adieu mais… bienvenue !</description><pubDate>Sat, 29 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Non pas adieu mais… bienvenue !&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Intendance</category></item><item><title>L&apos;an 1899 — 20 — histoire (licencieuse) de l&apos;opéra comique</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/28/150272-lan-1899-20-histoire-licencieuse-de-lopera-comique/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/28/150272-lan-1899-20-histoire-licencieuse-de-lopera-comique/</guid><description>Présentation complète : → http://carnetsol.fr/css/index.php?2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899 . Histoire de l&apos;opéra comique et de l&apos;Opéra-Comique… jusqu&apos;en 1899 J&apos;entame une sous-série dans l&apos;an 1899, destinée à éclairer ce que r</description><pubDate>Fri, 28 Aug 2026 22:00:27 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Présentation complète : → &lt;a href=&quot;http://carnetsol.fr/css/index.php?2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;http://carnetsol.fr/css/index.php?2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Histoire de l&amp;#x27;opéra comique et de l&amp;#x27;Opéra-Comique… jusqu&amp;#x27;en 1899&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&amp;#x27;entame une sous-série dans l&amp;#x27;an 1899, destinée à éclairer ce que représentent le genre (et la maison) opéra comique. Un rapide récapitulatif de son histoire, de ses caractéristiques et de ses mutations (du genre, et du répertoire de la maison) en cette fin de siècle.&lt;br /&gt;
C&amp;#x27;est l&amp;#x27;esprit de cette série : prendre une zone temporelle très courte et tenter d&amp;#x27;en explorer la production artistique. Cela inclut l&amp;#x27;histoire des nations – cf. l&amp;#x27;épisode 2 sur l&amp;#x27;affaire Dreyfus et sur la suspicion des critiques envers Isidore de Lara, en réalité Isidore Cohen – et l&amp;#x27;histoire des maisons qui programment ces œuvres, pour mieux comprendre auprès de quel public elles sont reçues et dans quel contexte esthétique elle s&amp;#x27;expriment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&amp;#x27;imagine que je trouverai moins aisément de sources et de littérature secondaire à consulter pour les autres nations (je serai sans nul doute plus succinct sur l&amp;#x27;opéra slovène, au demeurant très marquant), mais tant que nous en sommes à nous intéresser à la France, autant prendre le temps d&amp;#x27;explorer, d&amp;#x27;autant que rien ne vous astreint, vous, à écouter absolument chaque épisode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neuf vidéos sont à paraître, les samedis à partir de la fin du mois d&amp;#x27;août, au sein de cette sous-série qui fait suite à celles consacrées à Messaline d&amp;#x27;Isidore de Lara (1899), créée à Monte-Carlo, et à L&amp;#x27;Angélus de Casimir Baille (1899), créé à l&amp;#x27;Opéra-Comique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. → Origines distinctes de l&amp;#x27;opéra et de l&amp;#x27;opéra comique. Ampleur des sous-entendus grivois devant un public familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait musical :&lt;br /&gt;
La Chercheuse d&amp;#x27;esprit de Favart (1741), dont la musique (à l&amp;#x27;origine ce sont des « timbres » sélectionnés par Trial) est récrite par Edmond Audran pendant le second XIXe (1864). Inspiré du conte libertin de La Fontaine Comment l&amp;#x27;esprit vient aux filles.&lt;br /&gt;
¶ Trio Nicette / Madré / Subtil, de la présentation.&lt;br /&gt;
¶ Air de déploration (de l&amp;#x27;esprit) de Nicette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disponibilité en dehors de cette vidéo :&lt;br /&gt;
Aucun enregistrement commercial. J&amp;#x27;ai trouvé trace d&amp;#x27;une diffusion par la RTF (quelque part vers les années soixante) avec Lina Dachary, Joseph Peyron et Aimé Doniat (direction Jean Bribion), sans pouvoir mettre la main dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois ce point fait sur la maison qui accueille les ouvrages, la série se poursuit. À l&amp;#x27;Opéra-Comique la même année, après L&amp;#x27;Angélus de Casimir Baille, il nous reste à explorer Beaucoup de bruit pour rien de Paul Puget et bien sûr la star, qui émerveilla le public avec son usage complètement inédit de l&amp;#x27;éclairage électrique : Cendrillon de Jules Massenet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite ?  Direction l&amp;#x27;Opéra de Paris, avec Briséis de Chabrier, Les Troyens de Berlioz et une resucée amendée de Joseph de Méhul !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous n&amp;#x27;en aurons même pas fini de Paris, où il existe d&amp;#x27;autres théâtres capables de passer des commandes. Puis, une fois épuisée la province, nous nous lancerons à l&amp;#x27;assaut de l&amp;#x27;Europe et du vaste monde. Je disposerai moins aisément de sources précises, mais il y aura tout de même de quoi s&amp;#x27;émerveiller et essayer de comprendre les contextes et les œuvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez les vidéos avec mes commentaires en longueur et les extraits musicaux faits maison, dans cette playlist. J&amp;#x27;ai conscience que la forme est loin d&amp;#x27;être avenante, surtout comparée au travail des vidéastes professionnels qui peuplent désormais les réseaux ; cependant si vous êtes curieux de contexte sur l&amp;#x27;histoire de l&amp;#x27;opéra, vous y rencontrerez des informations qui ne se trouvent pas toujours dans les livres – et qui sont trop nombreuses pour faire l&amp;#x27;objet de notules.&lt;br /&gt;
Et je m&amp;#x27;améliore lentement dans la gestion de ces nouveaux outils. En tout état de cause, ces contenus nourriront, bien sûr, de nouvelles notules.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>C&apos;est le calme… avant le départ…</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/27/3458-c-est-le-calme-avant-le-depart/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/27/3458-c-est-le-calme-avant-le-depart/</guid><description>… car je suis en train de préparer des bilans écrits des séries vidéo – ça prend du temps, mais vu que c&apos;est là que j&apos;ai concentré le plus de valeur ajoutée informative ces derniers mois, plutôt que d&apos;écrire des superficialités en notule, autant faire l&apos;effort… – et surtout en train de migrer Carnet</description><pubDate>Thu, 27 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded/><category>Intendance</category></item><item><title>Xavier LEROUX — Estampes — 05 : la pantoufle DÉCHIRÉE</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/25/150271-xavier-leroux-estampes-05-la-pantoufle-dechiree/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/25/150271-xavier-leroux-estampes-05-la-pantoufle-dechiree/</guid><pubDate>Tue, 25 Aug 2026 22:00:23 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;/figure&gt;
</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Les cloches dans les musiques sans cloches  — 11 — Le glas caché de Mélisande</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/21/150270-les-cloches-dans-les-musiques-sans-cloches-11-le-glas-cache-de-melisande/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/21/150270-les-cloches-dans-les-musiques-sans-cloches-11-le-glas-cache-de-melisande/</guid><description>→ N&apos;entend-on pas le glas des morts se glisser au moment où les servantes tombent à genoux ? Troisième et dernier épisode de la sous-série consacrée aux cloches dans Pelléas.</description><pubDate>Fri, 21 Aug 2026 22:00:20 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;→ N&amp;#x27;entend-on pas le glas des morts se glisser au moment où les servantes tombent à genoux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisième et dernier épisode de la sous-série consacrée aux cloches dans Pelléas.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Leitmotive de TOSCA — 18 — La nuit luisait d&apos;étoiles</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/18/150269-leitmotive-de-tosca-18-la-nuit-luisait-detoiles/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/18/150269-leitmotive-de-tosca-18-la-nuit-luisait-detoiles/</guid><description>Ce dix-huitième épisode inaugure le dernier acte de *Tosca*, sur lequel il y aura, en matière de motifs, sensiblement moins à dire – excepté certains moments saillants comme &quot;E lucevan le stelle&quot; ou la fin. **BRUITS DE ROME** . Débute sur une section très peu motivique. Le thème entendu au</description><pubDate>Tue, 18 Aug 2026 22:00:21 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
&lt;figure class=&quot;video&quot;&gt;
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          title=&quot;Leitmotive de TOSCA — 18 — La nuit luisait d&amp;#x27;étoiles&quot; loading=&quot;lazy&quot;
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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Ce dix-huitième épisode inaugure le dernier acte de *Tosca*, sur lequel il y aura, en matière de motifs, sensiblement moins à dire – excepté certains moments saillants comme &amp;quot;E lucevan le stelle&amp;quot; ou la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**BRUITS DE ROME**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Débute sur une section très peu motivique. Le thème entendu au début aux cors seuls sera aussi celui du duo d&amp;#x27;amour dans sa partie *a cappella*.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Puis arrive le pâtre hors scène, entendu depuis le Fort, en dialecte du latium. &lt;br /&gt;
.. Accords en quintes directes : archaïsmes authentiques ?  Relâchement de la musique populaire ?  Mais quand même des frottements et des accords de 4 sons, peu en accord avec l&amp;#x27;esthétique populaire, même si demeure pas très dense globalement (alternance des mêmes accords).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Effets de cloches obstinées à l&amp;#x27;orchestre, et plusieurs hauteurs et timbres de cloches mandatés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Seul motif qui apparaît, Scarpia dans sa tonalité initiale, de plus en plus rapide, pour rappeler d&amp;#x27;où l&amp;#x27;on vient — et la menace qui pèse sur cet acte qui commence à trois heures du matin, avec l&amp;#x27;écho des campagnes environnantes depuis le lieu (véritable) du Château Saint-Ange. (J&amp;#x27;imagine qu&amp;#x27;il était en effet possible au XIXe siècle d&amp;#x27;apercevoir des champs à proximité de l&amp;#x27;agglomération, le Fort étant déjà légèrement excentré.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Le livret d&amp;#x27;origine prévoit deux niveaux, avec une plate-forme au-dessus de l&amp;#x27;endroit où Cavaradossi écrit et où se tient le registre du sergent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.  Le thème lyrique simple aux cordes, façon intermezzo de *Cavalleria rusticana* de Mascagni, et en effet très parent du langage des véristes musicaux, débute comme le thème de *Tosca*, mais ce n&amp;#x27;est pas le même et il ne revient pas ailleurs. Mélange de rythmes et de hauteurs de cloches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Puis arrive le thème tout nu (unissons / octaves de cordes) d&amp;#x27; &amp;quot;E lucevan le stelle&amp;quot;. &lt;br /&gt;
. Aux violoncelles, le thème de Tosca en version longue lorsque Cavaradossi évoque son souvenir &amp;quot;io lascio al monde una personna cara&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**LA GEÔLE**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Rythmes similaires au motif de la détresse, mais pas tout à fait la même chose. Étrange d&amp;#x27;ailleurs que Cavaradossi fasse mine d&amp;#x27;être pauvre, puisqu&amp;#x27;il n&amp;#x27;a pris un travail à Rome que pour vivre auprès de Floria, qu&amp;#x27;il a son pied à terre à Paris et sa villa dans le Latium... (Confiscation possible sous Marie-Caroline ?  Pas  évident. Fait partie de ces gestes dramatiques très efficaces, mais qui ne sont pas cohérents dans un univers authentiquement réaliste. On en reparle à l&amp;#x27;épisode suivant.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Lorsque le geôlier accepte, le motif joyeux de la maison reparaît.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. L&amp;#x27;interlude dont on a déjà parlé à l&amp;#x27;épisode 1 : violoncelles seuls qui chantent de façon très lyrique, avec ces accords de 4 sons typiques. thème de tosca dans sa version longue (7 mesures complètes, l&amp;#x27;élan pris deux fois, les gammes ascendantes). Débouche sur le motif de la douleur de Tosca (lui-même issu du motif de l&amp;#x27;amour), et descente chromatique. On a déjà parlé de son usage pour opérer une transition entre deux tonalités, mais la descente chromatique est aussi liée, d&amp;#x27;abord à la jalousie de Tosca, ensuite et surtout aux manipulations de Scarpia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**E LUCEVAN LE STELLE**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Le thème d&amp;#x27;E lucevan le stelle, à la clarinette solo, fait lui aussi une volute de notes conjointes (qui se suivent), parent du motif de la douleur de Tosca, pour cet adieu à la vie de Cavaradossi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. L&amp;#x27;air est à nouveau accompagné tout en syncopes. Très simple et efficace, Cavaradossi déclame des notes répétées pour évoquer la présence de Tosca, pendant que la clarinette chante, puis la partie lyrique de son air advient pour la partie plus réflexive, doublée par les cordes. Puccini avait décliné l&amp;#x27;idée d&amp;#x27;un air plus développé, où Cavaradossi développait sa vision de la vie de façon plus philosophique et livresque, justifiant son statut de voltairien relevé par Scarpia. Mais Puccini souhaitait du sentiment, pas de la glose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. La fin de l&amp;#x27;air est directement enchaînée à la suite, dans une modulation en majeur. Mais souvent, à la scène, les chefs ménagent une fin pour permettre au ténor de se faire applaudir.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>L&apos;agenda de Francilie 2026-2027, rentrée de septembre</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/16/3457-l-agenda-de-francilie-2026-2027-rentree-de-septembre/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/16/3457-l-agenda-de-francilie-2026-2027-rentree-de-septembre/</guid><description>À présent que les salles ont publié leur saison, voici le moment de vous proposer les 3000 spectacles et 715 pages de brochure qui résument pour l&apos;instant la saison francilienne. J&apos;y ai ajouté quelques dates de province particulièrement attirantes, ainsi qu&apos;un peu de théâtre de quelques maisons où j&apos;ai eu mes…</description><pubDate>Sun, 16 Aug 2026 23:08:19 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;br&gt;
À présent que les salles ont publié leur saison, voici le moment de
vous proposer les 3000 spectacles et 715 pages de brochure qui résument
pour l&apos;instant la saison francilienne. J&apos;y ai ajouté quelques dates de
province particulièrement attirantes, ainsi qu&apos;un peu de théâtre de
quelques maisons où j&apos;ai eu mes habitudes – notamment celles qui
proposent du théâtre en langue étrangère. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J&apos;y ajouterai sans doute des choses au fil de la saison, mais vous avez
déjà là une base solide des principales salles. Tout n&apos;y est pas
encore, j&apos;ai dû reprendre Cortot (mon extracteur avait été fantaisiste
sur les dates), je n&apos;ai pas encore fini de traiter Gaveau, le CNSM n&apos;a
pas encore mis en ligne sa saison, je n&apos;ai pas eu le loisir de vérifier
les agendas de chaque ensemble…&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
→’ Sous forme de &lt;a
href=&quot;https://https://carnetsol.fr/medias/agenda/tous_concerts.pdf&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;brochure&lt;/a&gt; (&lt;b&gt;pdf&lt;/b&gt;, le plus confortable à la lecture).&lt;br&gt;
→’ Sous forme de &lt;a
href=&quot;https://carnetsol.fr/medias/agenda/tous_concerts.zip&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;tableau de tableur&lt;/a&gt; (&lt;b&gt;xlsx&lt;/b&gt;, pour pouvoir le
bidouiller vous-même).&lt;br&gt;
→’ Et prochainement sous &lt;a
href=&quot;https://carnetsol.fr/medias/agenda/tous_concerts.ics&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;forme calendaire&lt;/a&gt; (&lt;b&gt;ics&lt;/b&gt;, pour l&apos;insérer dans
votre logiciel d&apos;agenda). J&apos;ai rencontré quelques difficultés pour le
générer et j&apos;ai littéralement un train à prendre, vous devrez patienter jusqu&apos;à mon retour (ou le bidouiller vous-même, je pense que les bons LLMs doivent être capables de le générer à partir des fichiers précédents). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;</content:encoded><category>Intendance</category><category>Saison 2026-2027</category></item><item><title>L&apos;an 1899 — 19 — L&apos;épique Fervaal face au naturaliste Angélus</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/14/150268-lan-1899-19-lepique-fervaal-face-au-naturaliste-angelus/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/14/150268-lan-1899-19-lepique-fervaal-face-au-naturaliste-angelus/</guid><description>Au bout de 13 épisodes, c&apos;est la fin de la sous-série autour de *L&apos;Angélus* de Baille ! (Initialement prévu pour en faire entre 1 et 4…) La faible notoriété de l&apos;ouvrage et le peu de sources sur le sujet m&apos;ont donné l&apos;occasion d&apos;explorer ce qui l&apos;entourait, et c&amp;#x</description><pubDate>Fri, 14 Aug 2026 22:00:17 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
&lt;figure class=&quot;video&quot;&gt;
  &lt;iframe src=&quot;https://www.youtube-nocookie.com/embed/EWFdErngSPI&quot;
          title=&quot;L&amp;#x27;an 1899 — 19 — L&amp;#x27;épique Fervaal face au naturaliste Angélus&quot; loading=&quot;lazy&quot;
          allow=&quot;accelerometer; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Au bout de 13 épisodes, c&amp;#x27;est la fin de la sous-série autour de *L&amp;#x27;Angélus* de Baille ! (Initialement prévu pour en faire entre 1 et 4…)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible notoriété de l&amp;#x27;ouvrage et le peu de sources sur le sujet m&amp;#x27;ont donné l&amp;#x27;occasion d&amp;#x27;explorer ce qui l&amp;#x27;entourait, et c&amp;#x27;est précisément le but de cette série 1899 que de capter un air du temps !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impressionnant de comparer *L&amp;#x27;Angélus* de Casimir BAILLE, formé à l&amp;#x27;école (à vocation religieuse) Niedermeyer, ce petit drame simili-naturaliste, centré sur le foyer de gens simple… à *Fervaal* de Vincent D&amp;#x27;INDY, fresque épique radicalement wagnérienne et chromatique, dont la création scénique a lieu au moment même où *L&amp;#x27;Angélus* est « reçu » (accepté pour programmation) dans la même maison de l&amp;#x27;Opéra-Comique — où décidément l&amp;#x27;on ne joue plus d&amp;#x27;opéras comiques, à tous les sens du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Fervaal* est à ma connaissance (après *Gwendoline* d&amp;#x27;Emmanuel CHABRIER) seulement le deuxième opéra français à adopter le langage wagnérien. (Même si *Sigurd* d&amp;#x27;Ernest REYER en laisse affleurer des traits.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Fervaal* regorge de chromatismes et de motifs qui font ouvertement référence à *La Walkyrie*, *Tristan* ou *Parsifal* (la structure même de ces motifs étant véritablement wagnérisante).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait musical : le baiser de Guilhen et l&amp;#x27;appel d&amp;#x27;Arfagard.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Xavier LEROUX – Estampes – 04 : Chut !  grivois Gramont</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/11/150267-xavier-leroux-estampes-04-chut-grivois-gramont/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/11/150267-xavier-leroux-estampes-04-chut-grivois-gramont/</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 22:00:20 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
&lt;figure class=&quot;video&quot;&gt;
  &lt;iframe src=&quot;https://www.youtube-nocookie.com/embed/q18gav1TlKM&quot;
          title=&quot;Xavier LEROUX – Estampes – 04 : Chut !  grivois Gramont&quot; loading=&quot;lazy&quot;
          allow=&quot;accelerometer; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/figure&gt;
</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Le Musée de la Libération ou les forfaitures de la mémoire</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/11/3456-le-musee-de-la-liberation-ou-les-forfaitures-de-la-memoire/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/11/3456-le-musee-de-la-liberation-ou-les-forfaitures-de-la-memoire/</guid><description>[[ ]] 1. Culture urbaine et survivalisme La survie face aux ardeurs de l&apos;astre du jour me mène à des expériences inattendues. Pourquoi aller mettre les pieds dans un musée qui traite de l&apos;épisode historique le plus rebattu de France, et probablement à destination d&apos;un vaste public, donc peu propice aux nouveautés et…</description><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 17:30:41 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;br&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-5.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]
&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
1. Culture urbaine et survivalisme&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La survie face aux ardeurs de l&apos;astre du jour me mène à des expériences
inattendues. Pourquoi aller mettre les pieds dans un musée qui traite
de l&apos;épisode historique le plus rebattu de France, et probablement à
destination d&apos;un vaste public, donc peu propice aux nouveautés et aux
surprises. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pourquoi donc y passer de son temps ?  Je l&apos;avoue sans ambages :
parce qu&apos;il fait chaud – et que je cherche des coins frais où papoter
avec les copains. J&apos;espère que vous pourrez supporter la révélation de
ma superficialité à travers cette insoutenable vérité, sortie toute nue
du puits de mon impudeur. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J&apos;ai chaud, vous avez chaud, tout le monde a chaud... vous connaissez
la chanson, surtout si vous êtes vantard et que &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;vous habitez sous les toits&lt;/span&gt;. Ainsi,
contraint par les nécessités de la météorologie (et de la survie), les
promenades n&apos;étant pas à l&apos;ordre du jour, je vous propose, à défaut
d&apos;un récit de pérégrination, Sur le modèle de mes commentaires
muséographiques de candide sur le nouveau &lt;a
href=&quot;/css/2023/11/25/3393-le-nouveau-musee-de-la-marine/&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;Musée de la Marine&lt;/a&gt;, je vous
propose ainsi mes petites observations sur cet endroit. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;2. Libération et
octroi&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ce musée n&apos;est pas si ancien : il remonte au mémorial « du
maréchal Leclerc et de la libération de Paris », inauguré en 1994
pour le cinquantenaire de l&apos;événement, et devenu musée en 2011. Il
était situé à Montparnasse, peu visible depuis la rue, et souffrait
d&apos;une très faible affluence. &lt;br&gt;
Aussi en 2019 est-il déplacé dans un pavillon d&apos;octroi de Nicolas
Ledoux de la Place Denfert-Rochereau, face à celui qui sert d&apos;entrée
aux catacombes, afin d&apos;améliorer sa visibilité. On peut donc profiter
d&apos;un parcours muséographique récent. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le but étant surtout de papoter au frais, je n&apos;avais pas prévu d&apos;en
retirer grand&apos;chose, et encore moins d&apos;en parler ici. Pourtant,
plusieurs sentiments de gêne cumulés m&apos;y conduisent. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-13.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
Reliques de &lt;a
href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Leclerc_de_Hauteclocque&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;saint Philippe&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;3. Température et
culture&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Je commence par rendre justice à ce musée sur trois points : &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;→’ La climatisation y est exemplaire.
Vraiment, pour causer au frais, on ne fait pas mieux. &lt;br&gt;
→’ Entré dans un pavillon Ledoux, même totalement recoffré et réaménagé
(avec un escalier métallique ajouré et un espace d&apos;entrée d&apos;expo en
forme de véranda !), quelle émotion. &lt;br&gt;
→’ Le lieu est beau, neuf, les espaces agréables, le jeu de couleur des
parties de l&apos;exposition lisible et agréable – quoique j&apos;aie dû deviner
son sens, n&apos;ayant pu dégoter le cartel qui l&apos;explicitait, je ne sais où
ils ont caché ça.&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
C&apos;est déjà pas mal. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Et le contenu, direz-vous ? &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Bien. Le contenu. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
[[&lt;img title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-11.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
[[&lt;img title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-4.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
[[&lt;img title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-3.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;4. Sortie
dominicale et tabernacles&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ce musée a une caractéristique : il se fonde à peu près exclusivement
sur la commémoration de profils individuels. Les deux héros qui
co-nomment le musée, Philippe de Hauteclocque (Leclerc) et Jean Moulin,
et puis les résistants, et puis les soldats de la division blindée qui
libéra Paris...&lt;br&gt;
Je comprends &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;a posteriori&lt;/span&gt;, en
ayant lu après la visite l&apos;histoire de ce musée, issu d&apos;un mémorial
purement commémoratif, que cette origine a clairement laissé son
empreinte sur la nouvelle muséographie. Et c&apos;est tout à fait
compréhensible et pardonnable, un musée reste fidèle à son histoire, ne
peut pas tout reprendre de zéro. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Cependant, en tant que visiteur, et vu que, sauf erreur, cela n&apos;est pas
clairement explicité dans le parcours d&apos;exposition, cela entraîne
quelques effets qui me paraissent néfastes. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le musée ressemble à une suite de tabernacles : dans des recoins
vitrinés figurent les objets ayant appartenus aux martyrs. Le burnous
de Leclerc, pourquoi pas (c&apos;est en lien avec son activité militaire),
mais les skis de Jean Moulin ?  Sa grosse boîte de pastels ?  &lt;br&gt;
Certes, quitte à les avoir, autant les montrer, mais le sous-entendu
nourrit un effet de halo : comme ils ont eu le bon positionnement
politique, c&apos;étaient nécessairement des individus admirables dans tous
les compartiments de leur existence. Peut-être est-ce d&apos;ailleurs vrai,
car je n&apos;en sais absolument rien, mais je ne pense pas que cela
améliore la compréhension de la Libération. &lt;br&gt;
Plus gênant, les humains ont déjà tendance à idolâtrer leurs chefs et
leurs modèles, alors qu&apos;il est rare qu&apos;un individu soit admirable dans
tous les compartiments de son existence – inutile de décompter les
médecins géniaux sans empathie, les travailleurs humanitaires qui
donnent toute leur vie aux autres mais sont des pères médiocres, les
amis formidables qui roupillent au travail, les notables admirables qui
trompent leur femme ou violent leurs enfants, il suffit de laisser son
oreille quelques minutes dans n&apos;importe quelle ville pour les
rencontrer par brassées. Et alimenter cette tendance que nous avons à
projeter des halos positifs sur des figures admirables sur un aspect de
leur vie entraîne par la suite notre cécité lorsqu&apos;il faut réprimander
leurs potentiels abus. &lt;br&gt;
Sans même aller jusqu&apos;à la question des crimes cachés, cette admiration
sans contrepartie favorise le pouvoir des puissants, et donc la
possibilité d&apos;abuser de ce pouvoir. Témoin toutes les pétitions de
principe, tous les arguments par la moralité entendus sur les marchés :
« notre maire n&apos;aurait jamais pu faire ça, il a trouvé du travail à ma
sœur et il dit toujours bonjour avec le sourire ! ».&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Si l&apos;on s&apos;entend sur le fait qu&apos;un musée aide à bâtir la compréhension
du monde, à former le citoyen, &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;a
fortiori &lt;/span&gt;un musée qui porte sur l&apos;histoire (plutôt qu&apos;une
exposition d&apos;objets d&apos;art ou archéologiques, je veux dire, où voir les
objets peut être un but en soi), alors j&apos;ai un problème avec ce musée
qui ne permet pas, précisément, une vue claire de ce dont il parle. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Même en laissant de côté l&apos;aspect civique – qui n&apos;est qu&apos;une
interrogation personnelle, on peut très bien vouloir un récit simple et
cohésif dans un mémorial –, le caractère informatif du lieu en est
fortement affaibli. Des tabernacles pour Hauteclocque et Moulin, soit,
ce sont les héros du lieu, ceux qu&apos;on entend précisément célébrer (si
je n&apos;aime pas ça, il ne fallait pas venir), néanmoins je ne m&apos;attendais
pas à ce que la Résistance et l&apos;armée soient présentées de la même
façon : une suite de portraits individuels (plutôt les résistants les
plus célèbres que ceux ayant spécifiquement un lien avec la libération
de Paris, d&apos;ailleurs). &lt;br&gt;
On ne saura rien des profils majoritaires dans la Résistance ou dans
les engagés des Forces Françaises Libres de la Division Blindée de
Leclerc : communistes ?  catholiques ?  républicains ? 
quels sont les parcours les plus courants ?&lt;br&gt;
Pas de vue globale, simplement des récits – très importants pour &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;incarner&lt;/span&gt;, surtout dans un musée où
il faut bien disposer des choses tangibles pour maintenir l&apos;attention
du public – mais qui ne permettent pas de comprendre. Contre quoi
réagissaient-ils ?  Quelle était leur vie ?  Leur chaîne de
commandement ? Comment y entrait-on ?  Pouvait-on en sortir ? &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Jusque là, il ne s&apos;agissait que de réserves sur l&apos;angle d&apos;approche,
dans des espaces au demeurant très agréables et un parcours plaisant à
suivre. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-1.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;small&gt;Saint-Jean, priez pour nous.&lt;/small&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-2.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;small&gt;Je ne veux plus jamais qu&apos;on me dise que le niveau en
orthographe a baissé.&lt;/small&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-6.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-7.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-8.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;5. Loyauté et
omission&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Et puis je suis arrivé dans les salles consacrées au débarquement
normand. Et là, ma patience déjà émoussée s&apos;est franchement changée en
mauvaise humeur. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Les soldats américains, anglais, français libèrent la Normandie. La DB
de Leclerc accuse une centaine de morts. S&apos;ensuit la liste de portraits
individuels de soldats membres de la division blindée. &lt;br&gt;
Vraiment ?  On peut s&apos;arrêter à « libérer la Normandie »
?  Ce qui distingue la libération de Paris est précisément que les
bombardements et le siège n&apos;ont pas été nécessaires. Tandis que les
villes normandes ont été tapissées de bombes et certains villages rasés
par les combats, avec un souci des pertes civiles qui tenait
manifestement de l&apos;accessoire. J&apos;admets être maximaliste sur cette
question des règles d&apos;engagement, mais sans juger le passé, on peut au
moins mentionner les aspects concrets de cette libération politique,
qui a passé concrètement par des destructions et des pertes humaines,
par contraste justement avec d&apos;autres parties du territoire où les
troupes adverses ont plus vite reculé. J&apos;ai désespérément cherché sur
chaque panneau, pas un mot pour cet aspect. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
À ce degré d&apos;occultation, on s&apos;approche du mensonge par omission.
J&apos;entends bien que la libération de Paris va être racontée du côté des
FFL, avec un peu d&apos;entrain, mais dans un musée censé instruire, &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;dissimuler&lt;/span&gt;, pour ne pas dire &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;mentir&lt;/span&gt;, vraiment ? &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-10.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
[[&lt;img title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-9.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;6. Mémoire et
perplexité&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En cela, ce musée me gêne assez : il est supposé instruire, mais se
limite à des figures individuelles, ne permet pas d&apos;appréhender les
grandes logiques de la Résistance ou de l&apos;engagement militaire, et
cache même des aspects importants (et certes pas très enthousiasmant)
de la libération du territoire. Ni tout à fait informatif, ni tout à
fait honnête, c&apos;est tout de même fâcheux. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Très curieux évidemment des avis de lecteurs, nous n&apos;étions que deux à
en parler (et d&apos;accord entre nous), vous aurez peut-être d&apos;autres
perspectives ou d&apos;autres éclairages. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[&lt;img
title=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
alt=&quot;Musée de la Libération de Paris&quot;
src=&quot;https://carnetsol.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/image-12.png&quot; style=&quot;max-width:100%&quot;&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;small&gt;Le bon goût &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;à la française&lt;/span&gt;.&lt;/small&gt;&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;</content:encoded><category>Vaste monde et gentils</category></item><item><title>L&apos;an 1899 — 18 — Le carrosse disparu de l&apos;Empereur (Nuitter)</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/07/150266-lan-1899-18-le-carrosse-disparu-de-lempereur-nuitter/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/07/150266-lan-1899-18-le-carrosse-disparu-de-lempereur-nuitter/</guid><description>Où il est question des controverses autour de l&apos;Opéra de Paris : on l&apos;évoquait dans l&apos;épisode 16, le lieu demeure sans conteste le plus prestigieux de tous, et cependant la programmation en est, pour autant que j&apos;en ai pu lire, unanimement jugée paresseuse et conservatrice (tiens</description><pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:00:14 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
&lt;figure class=&quot;video&quot;&gt;
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          title=&quot;L&amp;#x27;an 1899 — 18 — Le carrosse disparu de l&amp;#x27;Empereur (Nuitter)&quot; loading=&quot;lazy&quot;
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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Où il est question des controverses autour de l&amp;#x27;Opéra de Paris : on l&amp;#x27;évoquait dans l&amp;#x27;épisode 16, le lieu demeure sans conteste le plus prestigieux de tous, et cependant la programmation en est, pour autant que j&amp;#x27;en ai pu lire, unanimement jugée paresseuse et conservatrice (tiens tiens), tandis que d&amp;#x27;autres théâtres comme l&amp;#x27;Opéra-Comique innovent. Pour cette saison 1899, on y reviendra, mais on a droit à du Gluck, à une resucée de *Joseph* de Méhul avec des récitatifs chantés ajoutés par le prix de Rome (des années 1860 !) Bourgault-Ducoudray, et à des créations d&amp;#x27;œuvres de compositeurs morts pas tout la veille : *Briséis* de Chabrier et… *La Prise de Troie* de Berlioz (les deux déjà créés quelques mois auparavant en Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;#x27;autre controverse, à l&amp;#x27;inverse, nous paraît très exotique : un chanteur chassé pour avoir trop d&amp;#x27;accent ; l&amp;#x27;élocution était un prérequis non négociable – il n&amp;#x27;est que de se rappeler les quolibets essuyés par Mary Garden, dont le français nous paraît pourtant aujourd&amp;#x27;hui excellent, pour ses quelques traces d&amp;#x27;accent écossais ! Je n&amp;#x27;ose me figurer la carrière d&amp;#x27;Anna Netrebko en ce temps (même en russe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On évoque aussi la figure de Charles Nuitter, librettiste, traducteur (*Aida*, *Vaisseau fantôme*, *Tannhäuser*, *Lohengrin*...) et père de la *Bibliothèque-Musée de l&amp;#x27;Opéra* en obtenant l&amp;#x27;affectation des appartements impériaux, créés pour assurer la sécurité de l&amp;#x27;arrivée de Napoléon III et devenus obsolètes avec l&amp;#x27;avènement de la Troisième République, à la conservation du patrimoine livresque de l&amp;#x27;Opéra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;---&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**Extraits musicaux :**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;traductions de Nuitter pour *Aida* de Verdi (duo du Jugement au IV) et *Le Vaisseau fantôme* de Wagner (duo de fiançailles au II).&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Leitmotive de TOSCA – 17 – le couteau</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/08/04/150265-leitmotive-de-tosca-17-le-couteau/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/08/04/150265-leitmotive-de-tosca-17-le-couteau/</guid><description>La fin de l&apos;acte II. **LE CHOIX DE L&apos;ARME** . Retour du 6/8 de la conversation de salon, toujours sur le même thème (&quot;partir dunque volete&quot;), déhanchement galant et badin. . Apparition du fameux thème, intensément lyrique et sombre, de la fin de l&apos;acte II, dans les cordes gr</description><pubDate>Tue, 04 Aug 2026 22:00:19 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
&lt;figure class=&quot;video&quot;&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;La fin de l&amp;#x27;acte II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**LE CHOIX DE L&amp;#x27;ARME**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Retour du 6/8 de la conversation de salon, toujours sur le même thème (&amp;quot;partir dunque volete&amp;quot;), déhanchement galant et badin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Apparition du fameux thème, intensément lyrique et sombre, de la fin de l&amp;#x27;acte II, dans les cordes graves (motif du poignard ?), présent dans cette fin d&amp;#x27;acte, sans que le sens en soit évident. Côté poignant très intense, et mélancolique. Le côté irréversible de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Le poignard à proprement parler arrive au moment des octaves descendantes en doubles pointés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**LE COUP DE POIGNARD**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Retour du motif du désir de Scarpia, interrompu par l&amp;#x27;explosion orchestrale, accords de quatre ou cinq sons, frottements de seconde, section de cuivres de sortie, enchaînements audacieux et frénésie rythmique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Le thème &amp;#x27;ti soffoca il sangue&amp;#x27; ne semble pas récurrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Le motif de Scarpia revient *pianissimoù tandis qu&amp;#x27;il meurt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Lorsqu&amp;#x27;il est mort (&amp;#x27;or gli perdono&amp;#x27;), retour du long thème principal (du poignard ? du désespoir ?  de la nécessité ? *Noooootung !*).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**LA CÉRÉMONIE FUNÈBRE**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Version mineure du motif du désir de Scarpia lorsque Tosca se ravise et va chercher les chandelles qu&amp;#x27;elle allume au grand candélabre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.  Ce geste de piété est accompagné d&amp;#x27;une version minorée du motif de l&amp;#x27;amour ; à nouveau l&amp;#x27;ambiguïté avc le motif de la piété (qui lui fait ici courir le risque de l&amp;#x27;arrestation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Motif de Scarpia mais avec le dernier accord en mineur, lorsqu&amp;#x27;elle pose les chandelles. Il est mort en effet. La caisse claire hors scène annonce le danger à venir et le sujet de l&amp;#x27;acte III. Dernière résolution harmonique. Fin de l&amp;#x27;acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**LA SUITE**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Je conclus la vidéo par un mot d&amp;#x27;annonce sur l&amp;#x27;acte III : insistance de Ricordi et des autres pour faire mieux dans le duo (en effet beaucoup moins consistant musicalement que le reste de l&amp;#x27;opéra), mais Puccini en semble satisfait et n&amp;#x27;est jamais revenu dessus.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Les cloches dans les musiques sans cloches — 10 — Pelléas, la baignade de l&apos;acte III</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/31/150264-les-cloches-dans-les-musiques-sans-cloches-10-pelleas-la-baignade-de-lacte-iii/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/31/150264-les-cloches-dans-les-musiques-sans-cloches-10-pelleas-la-baignade-de-lacte-iii/</guid><description>(Je fais ce que je peux avec les vignettes : elles (me) permettent de mieux me repérer dans la chaîne, mais la terrasse amalfitaine, j&apos;ai eu beau faire, je n&apos;ai pas réussi à obtenir l&apos;effet Allemonde sans supprimer le clocher… J&apos;avoue que je suis amusé par le culte de la personna</description><pubDate>Fri, 31 Jul 2026 22:00:32 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
&lt;figure class=&quot;video&quot;&gt;
  &lt;iframe src=&quot;https://www.youtube-nocookie.com/embed/Z_aNCDmxQ3w&quot;
          title=&quot;Les cloches dans les musiques sans cloches — 10 — Pelléas, la baignade de l&amp;#x27;acte III&quot; loading=&quot;lazy&quot;
          allow=&quot;accelerometer; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;(Je fais ce que je peux avec les vignettes : elles (me) permettent de mieux me repérer dans la chaîne, mais la terrasse amalfitaine, j&amp;#x27;ai eu beau faire, je n&amp;#x27;ai pas réussi à obtenir l&amp;#x27;effet Allemonde sans supprimer le clocher… J&amp;#x27;avoue que je suis amusé par le culte de la personnalité et du spectaculaire qu&amp;#x27;adopte spontanément le générateur d&amp;#x27;images, totalement en décalage avec le ton plus ascétique des vidéos.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effets d&amp;#x27;orchestre où l&amp;#x27;on entend des tintinnabulements assez évidents (sans forcément pouvoir déterminer où ils commencent et s&amp;#x27;achèvent) au moment de la sortie des souterrains : « Il est midi, j&amp;#x27;entends sonner les cloches et les enfants descendent vers la plage, pour se baigner. »&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Histoire de l&apos;opéra comique et de l&apos;Opéra-Comique… jusqu&apos;en 1899</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/31/3455-histoire-de-l-opera-comique-et-de-l-opera-comique-jusqu-en-1899/</guid><description>J&apos;entame une sous-série dans l&apos;an 1899, destinée à éclairer ce que représentent le genre (et la maison) opéra comique . Un rapide récapitulatif de son histoire, de ses caractéristiques et de ses mutations (du genre, et du répertoire de la maison) en cette fin de siècle. C&apos;est l&apos;esprit de cette série : prendre une zone…</description><pubDate>Fri, 31 Jul 2026 03:36:02 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;br&gt;J&apos;entame une sous-série dans l&apos;an 1899, destinée à éclairer ce que
représentent &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;le genre (et la maison)
opéra comique&lt;/span&gt;. Un rapide récapitulatif de son histoire, de ses
caractéristiques et de ses mutations (du genre, et du répertoire de la
maison) en cette fin de siècle. &lt;br&gt;
C&apos;est l&apos;esprit de cette série : prendre une zone temporelle très courte
et tenter d&apos;en explorer la production artistique. Cela inclut
l&apos;histoire des nations – cf. l&apos;épisode 2 sur l&apos;affaire Dreyfus et sur
la suspicion des critiques envers Isidore de Lara, en réalité Isidore
Cohen – et l&apos;histoire des maisons qui programment ces œuvres, pour
mieux comprendre auprès de quel public elles sont reçues et dans quel
contexte esthétique elle s&apos;expriment. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J&apos;imagine que je trouverai moins aisément de sources et de littérature
secondaire à consulter pour les autres nations (je serai sans nul doute
plus succinct sur l&apos;opéra slovène, au demeurant très marquant), mais
tant que nous en sommes à nous intéresser à la France, autant prendre
le temps d&apos;explorer, d&apos;autant que rien ne vous astreint, vous, à
écouter absolument chaque épisode. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Neuf vidéos sont à paraître, les samedis à partir de la fin du mois d&apos;août, au
sein de cette sous-série qui fait suite à celles consacrées à &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Messaline&lt;/span&gt; d&apos;Isidore de Lara (1899),
créée à Monte-Carlo, et à &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L&apos;Angélus&lt;/span&gt;
de Casimir Baille (1899), créé à l&apos;Opéra-Comique.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;br&gt;
1. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Origines distinctes de l&apos;opéra
et de l&apos;opéra comique&lt;/span&gt;. Ampleur des sous-entendus grivois devant
un public familial. &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;La Chercheuse d&apos;esprit&lt;/span&gt; de&lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt; Favart&lt;/span&gt; (1741), dont la musique (à
l&apos;origine ce sont des « timbres » sélectionnés par Trial) est
récrite par Edmond &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Audran&lt;/span&gt;
pendant le second XIXe (1864). Inspiré du conte libertin de La Fontaine
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Comment l&apos;esprit vient aux filles&lt;/span&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Trio Nicette / Madré / Subtil, de la
présentation. &lt;br&gt;
¶ Air de déploration (de l&apos;esprit) de Nicette. &lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Aucun enregistrement commercial. J&apos;ai trouvé trace
d&apos;une diffusion par la RTF (quelque part vers les années soixante) avec
Lina Dachary, Joseph Peyron et Aimé Doniat (direction Jean Bribion),
sans pouvoir mettre la main dessus. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
2. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Mutations du genre opéra comique&lt;/span&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L&apos;Illusion&lt;/span&gt; (1829), livret de&lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt; Saint-Georges&lt;/span&gt; &amp; &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Ménissier&lt;/span&gt;, musique de Ferdinand &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Hérold&lt;/span&gt;. Le premier opéra comique où
l&apos;on meurt – et c&apos;est un suicide, sur scène. J&apos;ai été très frappé, en
lisant le texte, par la rugosité extrême du dénouement, au sein d&apos;une
petite pièce montagnarde beaucoup plus tournée de prime abord vers les
bons sentiments et la couleur locale. La musique reste plus lumineuse
et distante, mais le final contraste tout de même avec les chants
montagnards très suaves, naïfs – et répétitifs – qui émaillent le reste
de la pièce, et qui sont un restés sur les pianos assez longtemps dans
le XIXe siècle, parmi les morceaux de salon que jouaient volontiers les
particuliers. En refermant l&apos;ouvrage, j&apos;étais pas bien. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Walse tyrolienne &amp; final. Je
parle aussi, à cette occasion, de la question du choix du tempo
lorsqu&apos;on déchiffre une partition inédite, tout particulièrement
délicat pour un opéra.&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Je n&apos;en connais pas d&apos;enregistrement, officiel ou
non. (Et je serais surpris.)&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
3. →’&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt; Les morts dans les opéras comiques&lt;/span&gt;.
La diversité de l&apos;offre lyrique – ses esthétiques, ses sujets :
romantique tradi, archaïsant, post-wagnériens, opéras italiens traduits
ou non, naturalisme et vérisme… – en 1899. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Marco Spada&lt;/span&gt; (1852) livret de &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Scribe&lt;/span&gt;, musique d&apos;&lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Auber&lt;/span&gt;. Un autre opéra comique avec
une mort sur scène, le rôle-titre de surcroît : le brigand Marco Spada,
qui de surcroît commet un (pieux) parjure au moment de mourir. Beaucoup de points communs avec la structure des &lt;i&gt;Diamants de la Couronne&lt;/i&gt;, écrits par le même duo, plus Saint-Georges. Et des enjeux assez originaux, avec une fin atypique et touchante — le père met explicitement en jeu son salut au bénéfice de sa fille — et brave Dieu, ou plutôt lui tord le bras en barguignant.&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Final, incluant le parjure et la
mort. &lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
L&apos;ouverture a été enregistré plusieurs fois à
l&apos;époque de la RTF, mais c&apos;est je crois tout ce que nous avons. Le
ballet d&apos;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Auber&lt;/span&gt; tiré du même
sujet (1857) reprend des pages de l&apos;œuvre homonyme, mais aussi beaucoup
d&apos;autres de ses opéras. Lui existe au disque (intégrale par Bonynge
chez Decca, extraits plus récents par Salvi chez Naxos).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
4. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Palmarès de l&apos;Opéra-Comique&lt;/span&gt;.
&lt;br&gt;
Les œuvres les plus jouées de la maison jusqu&apos;au début du XXe siècle. &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;La Dame Blanche&lt;/span&gt; (1825), livret
d&apos;Eugène &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Scribe&lt;/span&gt;, musique de
François-Adrien &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Boïeldieu&lt;/span&gt;,
l&apos;œuvre la plus représentée à l&apos;Opéra-Comique, encore régulièrement
donnée en 1899 – Debussy avait pu l&apos;entendre, et l&apos;avait même utilisée
dans une lettre pour critiquer l&apos;arrivée des véristes italiens sur
cette scène française. Dans la veine à la mode du fantastique, mais au
second degré. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ La ballade « fondatrice » de Jenny
Dickson « D&apos;ici voyez ce beau domaine / La Dame blanche vous regarde » &lt;br&gt;
¶ et l&apos;air d&apos;attente (pentasyllabique) de George Brown « Viens,
gentille dame ». &lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Plusieurs (bonnes) versions commerciales,
anciennes ou récentes, existent. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
5. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;L&apos;opéra comique comme genre&lt;/span&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Haÿdée&lt;/span&gt; (1825), livret de &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Scribe&lt;/span&gt; (lointainement inspiré de
Mérimée), musique d&apos;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Auber&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Le somnambulisme de Lorédan, l&apos;une
des très rares grandes scènes récitatives pour ténor du répertoire. (Et
possiblement la meilleure.)&lt;br&gt;
¶ L&apos;aveu lumineux d&apos;Haÿdée.&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
DVD de la collection opéra français de l&apos;Opéra
Impérial Compiègne, épuisé mais trouvable chez les revendeurs.
Peut-être même en ligne. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
6. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Délitement de l&apos;opéra comique&lt;/span&gt;.
L&apos;arrivée de nouvelles approches, moins de dialogues parlés, des
intrigues plus sérieuses. La frontière se trouble et par ailleurs la
maison Opéra-Comique invite beaucoup d&apos;autres genres. &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Lakmé&lt;/span&gt; (1883), livret d&apos;Edmond &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Gondinet&lt;/span&gt; et Philippe &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Gille&lt;/span&gt; (d&apos;après Loti et transposé
dans les Indes britanniques), musique de Léo &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Delibes&lt;/span&gt;. Une œuvre adorée du public,
qui montre les tournants de l&apos;opéra comique : sujet beaucoup plus
sérieux (et fin rude), dialogues parlés assez réduits. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Air de Gérald « Fantaisie aux divins
mensonges ». &lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Très disponible, dans quantité d&apos;excellentes
versions (Bonynge, Lombard et bien d&apos;autres). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
7. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Anecdotes &amp; incendies&lt;/span&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Richard Cœur de Lion&lt;/span&gt; (1784),
livret
de &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Sedaine&lt;/span&gt;, musique de &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Grétry&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Pas encore décidé. Air de Blondel « Ô
Richard, ô mon roi » (ralliement des royalistes après 1789) ? Ariette
de Laurette « Je crains de lui parler la nuit » (reprise comme
archétype dans la &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Dame de Pique&lt;/span&gt;
des deux Tchaïkovski) ?  Variations sur la romance de Richard
?  Bataille finale ?  Air à boire « Moi je pense comme
Grégoire » ?  Air grivois « Quand les bœufs vont deux à deux / Le
labourage en va mieux » ? 
&lt;/div&gt;
Mais à la réécoute de &lt;i&gt;Mignon&lt;/i&gt; de &lt;b&gt;Thomas&lt;/b&gt; le lendemain de cette notule, ma mémoire avait totalement occulté l&apos;incendie du théâtre à la fin de l&apos;acte II… rejouer ça au lendemain de l&apos;inauguration de la salle remplaçant la précédente incendiée, c&apos;est… insolent. Pas une œuvre que j&apos;aime à la folie – j&apos;imagine que les spectateurs ont été séduits par les costumes, l&apos;ambiance de théâtre, le pathétique, possiblement le physique des actrices, très souvent commenté en général dans la presse du temps –, ça a tout de même vraiment vieilli par rapport à ce qui anime le public du XXIe siècle, même quand on parle du singulier publier d&apos;opéra. Cependant entre sa notoriété immense et sa résonance avec ce que je vais vous raconter dans l&apos;épisode, assurément incontournable. Je vais rectifier mes plans. (Quitte à inclure les deux, Richard &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; Mignon.)
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Ancienne version très figée d&apos;Edgard Doneux, ou
version récente CD et DVD particulièrement vivante de Pynkoski &amp;
Niquet. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
8. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Salle Favart III : trois
catastrophes&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;
Mal dotée, mal réalisée, mal-aimée, la troisième salle Favart ouvre
ployant sous le souvenir émerveillé de Favart II. Outre sa réalisation
architecturale très contestée, plusieurs incidents surviennent dès
l&apos;inauguration ! &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Extrait musical&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Fidelio&lt;/span&gt;, livret de &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Sonnleithner&lt;/span&gt; et &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Treitschke&lt;/span&gt; d&apos;après le livret
français de Bouilly (dont ils restent très proches), musique de &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Beethoven&lt;/span&gt;. Un des tout premiers
opéras donnés à la réouverture. La représentation avait lieu en
français, dans la traduction de Gentil Théodore &lt;span
style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Antheunis &lt;/span&gt;– créditée comme
adaptation, mais est-ce simplement la norme de classement des &lt;a
href=&quot;https://dezede.org/dossiers/IIIe-republique/data?dates_0=1899&amp;dates_1=1899&amp;page=2&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;auteurs consultés&lt;/a&gt; ?  je n&apos;ai pas encore mis
la main sur la partition. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Air de Florestan, pour ses
conjonctions à la fois avec le Wagner à venir et avec le style d&apos;opéra
comique. Mais j&apos;aimerais beaucoup jouer Pizarre et Léonore aussi, sans
parler du duo du début avec Jacquino – un des nombreux moments, avec
l&apos;air de l&apos;or, où l&apos;on entend audiblement que Beethoven a été marqué
par la mise en musique de Gaveaux du livret français d&apos;origine.&lt;/div&gt;
Mais je me tâte : existent aussi d&apos;autres possibilités, parmi les
premières œuvres données. &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Carmen&lt;/span&gt;,
le premier opéra programmé dès fin 98, a déjà figuré dans la série
(pour compléter &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L&apos;Angélus&lt;/span&gt; de
Baille). &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Lakmé &lt;/span&gt;encore plus
récemment. Mais &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Les&lt;/span&gt; &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Noces de Jeannette&lt;/span&gt; de &lt;b&gt;Massé&lt;/b&gt; et &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Mignon&lt;/span&gt; de &lt;b&gt;Thomas&lt;/b&gt;, gigantesques
succès de la maison, mériteraient peut-être davantage mon intérêt. Il
faut dire que je les connais mal (écoutés une ou deux fois il y a bien
longtemps, dans des versions pas toujours avenantes), et qu&apos;ils ne m&apos;ont alors pas beaucoup touché.&lt;br&gt;

&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Autant qu&apos;on en veut pour &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Fidelio&lt;/span&gt;,
et au moins une intégrale
pour Massé (ancienne avec Ninon Vallin, plus de vastes extraits un peu
plus récents avec Michel Dens) et Thomas (le redoutable disque Almeida,
pas exactement nerveux ni en style ; et tant que c&apos;est en ligne, la remarquable &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=878Uz-Qf8mE&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;version liégeoise&lt;/a&gt;). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
9. →’ &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Voisins mécontents &amp; loge de
Choiseul&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;
Pour terminer avec cette sous-série qui fait le point – où en est
l&apos;Opéra-Comique en 1899 ? – , deux dernières anecdotes (la seconde va
vous stupétonner). Déjà racontées en &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;shorts&lt;/span&gt;,
mais comme cela vous les aurez dans un cadre moins contraint et la
série pourra s&apos;écouter sans avoir à fouiller dans les archives de la
chaîne. &lt;br&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Extrait musical&lt;/span&gt; :
&lt;br&gt;
Autant terminer par l&apos;œuvre que je tiens pour le plus bel opéra comique
jamais composé. &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Les Diamants de la
Couronne&lt;/span&gt;, livret de &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Scribe&lt;/span&gt;
et &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Saint-Georges&lt;/span&gt; (décidément
!),
musique d&apos;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Auber&lt;/span&gt;. Une histoire
qui m&apos;attrape à chaque fois, même sans musique, avec des personnages
assez originaux, à front renversés (une jeune première courageuse, qui
entreprend des tours d&apos;aventuriers d&apos;ordinaire réservés aux mauvais
garçons et un jeune premier pleutre et qui n&apos;agit qu&apos;à travers un amour
subi) et un sens du pittoresque assez extraordinaire. &lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Ballade des enfants de la nuit, le
chef-d&apos;œuvre des chefs-d&apos;œuvre. Il y a même de courtes notules (&lt;a
href=&quot;/css/2007/11/21/776-daniel-francois-esprit-auber-la-ballade-des-enfants-de-la-nuit-les-diamants-de-la-couronne-edmon-colomer-compiegne-raphanel-arapian-einhorn-lemoine/&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;1&lt;/a&gt;,&lt;a
href=&quot;/css/2021/09/22/3239-une-decennie-un-disque-1840-schumann-esquisses-etudes-fugues-pour-piano-pedalier/&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;2&lt;/a&gt;) à sa gloire sur le site.&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;br&gt;
Disponibilité en dehors de
cette vidéo&lt;/span&gt; : &lt;br&gt;
Une version totalement superlative en CD Mandala
(épuisé) et en DVD dans la collection Opéra Royal de Compiègne. Se
trouvait aussi en ligne. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
Une fois ce point fait sur la maison qui accueille les ouvrages, la
série se poursuit. À
l&apos;Opéra-Comique la même année, après &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L&apos;Angélus&lt;/span&gt;
de Casimir Baille, il nous reste à explorer &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Beaucoup de bruit pour rien&lt;/span&gt; de Paul
Puget et bien sûr la star, qui émerveilla le public avec son usage
complètement inédit de l&apos;éclairage électrique : &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Cendrillon&lt;/span&gt; de Jules Massenet. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ensuite ?  Direction l&apos;Opéra de Paris, avec &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Briséis&lt;/span&gt; de Chabrier, &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Les Troyens&lt;/span&gt; de Berlioz et une
resucée amendée de &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Joseph&lt;/span&gt; de
Méhul !  &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Et nous n&apos;en aurons même pas fini de Paris, où il existe d&apos;autres
théâtres capables de passer des commandes. Puis, une fois épuisée la
province, nous nous lancerons à l&apos;assaut
de l&apos;Europe et du vaste monde. Je disposerai moins aisément de sources
précises, mais il y aura tout de même de quoi s&apos;émerveiller et essayer
de comprendre les contextes et les œuvres. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Retrouvez les vidéos avec mes commentaires en longueur et les extraits
musicaux faits maison, dans cette playlist. J&apos;ai conscience que la
forme est loin d&apos;être avenante, surtout comparée au travail des
vidéastes professionnels qui peuplent désormais les réseaux ; cependant
si vous êtes curieux de contexte sur l&apos;histoire de l&apos;opéra, vous y
rencontrerez des informations qui ne se trouvent pas toujours dans les
livres – et qui sont trop nombreuses pour faire l&apos;objet de notules. &lt;br&gt;
Et je m&apos;améliore lentement dans la gestion de ces nouveaux outils. En
tout état de cause, ces contenus nourriront, bien sûr, de nouvelles
notules. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px;&quot;&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;[[
&lt;iframe
src=&quot;https://www.youtube.com/embed/videoseries?si=x0RkscPPXthA8r2_&amp;list=PLLNKbb6ITxkOYrz-B4zUrg13l2bPMzDLx&quot;
title=&quot;YouTube video player&quot;
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frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;]]&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;</content:encoded><category>Genres</category></item><item><title>Xavier LEROUX — Estampes — 03 : L&apos;Escarpolette de Fragonard</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/28/150263-xavier-leroux-estampes-03-lescarpolette-de-fragonard/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/28/150263-xavier-leroux-estampes-03-lescarpolette-de-fragonard/</guid><pubDate>Tue, 28 Jul 2026 22:00:20 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>L&apos;an 1899 — 17 — Les opéras d&apos;Émile Zola &amp; Alfred Bruneau</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/23/150262-lan-1899-17-les-operas-demile-zola-alfred-bruneau/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/23/150262-lan-1899-17-les-operas-demile-zola-alfred-bruneau/</guid><description>Alfred Bruneau étant le critique du *Figaro* qui a assez gracieusement épargné Casimir Baille, l&apos;occasion est trop belle de parler de lui : très inséré institutionnellement (critique à *Gil Blas* et au *Figaro*, et plus tard directeur musical de l&apos;Opéra-Comique, responsable de l&apos;ensei</description><pubDate>Thu, 23 Jul 2026 22:00:11 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Alfred Bruneau étant le critique du *Figaro* qui a assez gracieusement épargné Casimir Baille, l&amp;#x27;occasion est trop belle de parler de lui : très inséré institutionnellement (critique à *Gil Blas* et au *Figaro*, et plus tard directeur musical de l&amp;#x27;Opéra-Comique, responsable de l&amp;#x27;enseignement musical à l&amp;#x27;échelle de la France, membre de la direction du Conservatoire de Paris, élu à l&amp;#x27;Académie des Beaux-Arts…), et lié à Zola dès son deuxième opéra, *Le Rêve* (1891).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le librettiste Louis Gallet qui servait de passerelle entre l&amp;#x27;auteur et le compositeur a été écarté au bout du deuxième opéra commun – il se rendait lui-même compte que les deux compères se réunissaient sans lui pour affiner *L&amp;#x27;Attaque du Moulin* (1893).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivent des collaborations directes dont Gallet est exclu : *Messidor* (1897), *L&amp;#x27;Enfant Roi* (1901), *L&amp;#x27;Ouragan* (1905), et, après la mort de Zola, Bruneau met au théâtre *Naïs Micoulin* et *Les quatre journées de Jean Gourdon* (et puis, hors opéra, l&amp;#x27;oratorio *Lazare* et la musique de scène *La Faute de l&amp;#x27;abbé Mouret*), avant que Bruneau n&amp;#x27;en revienne à d&amp;#x27;autres sujets plus tard dans sa vie, comme *Le roi Candaule*.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*La Faute de l&amp;#x27;abbé Mouret* était, au passage, son premier choix, mais Zola l&amp;#x27;avait déjà promis à ce pendard de Massenet — qui, comme on peut le vérifier, n&amp;#x27;en fit jamais usage — et lui propose en échange son roman à paraître, *Le Rêve*. Bruneau finit par revenir à Mouret après la mort de Zola, mais pas sous la forme d&amp;#x27;opéra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;---&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**Plus généralement, sur la critique de L&amp;#x27;Angélus :**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.. Tous s&amp;#x27;accordent sur la faiblesse du sujet (*« mélange de prose et de vers assez agaçant à l&amp;#x27;oreille »*, dit *L&amp;#x27;Intransigeant*, dont je vous raconte la stupéfiante évolution politique) et trouvent que les personnages ne sont pas développés (motivations inconnues, exposition et dénouement mais pas d&amp;#x27;intrigue dit Bruneau...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.. La musique n&amp;#x27;est pas admirée, mais la plupart l&amp;#x27;excuse à cause du sujet (*Le Monde illustré*, et même Bruneau dans le *Figaro* « ne manque ni de charme ni de couleur »). Pour info, la critique de Bruneau est résumée dans le *New York Herald*. *Le Monde illustré* trouve le livret médiocre et sa résolution facile, mais apprécie la musique. Arthur Pougin assassine la pièce (uniformément sombre) et même si Baille « connaît son affaire » la musique n&amp;#x27;échappe pas aux amers reproche (« scènes entrecoupées de récitatifs »), qui manque de caractère (« la façon dont le musicien a compris et accompli sa tâche n&amp;#x27;est pas de nature à éclairer ce drame morne », « l&amp;#x27;idée musicale manque essentiellement de personnalité, de relief et de fraîcheur »). Reproche aussi de sacrifier à la mode du jour des « scènes entrecoupées de récitatifs », peut-être avec sous-entendu patriotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. La plus plaisante est celle de *L&amp;#x27;Intransigeant*, dans une langue plus informelle (« mais, comme son fils a été un peu vif dans ses propos, il faut que ce fils à son tour lui demande pardon à genoux. Refus du gars. ») Parle d&amp;#x27;espérances au vu de l&amp;#x27;habileté de Baille, mais ne l&amp;#x27;exprime pas de façon très tendre : « le musicien sne pouvait donc trouver là matière à développement lyriques ; aussi n&amp;#x27;en a-t-il point fait ». *L&amp;#x27;Evénement* est plus laconique dans son résumé de l&amp;#x27;année musicale : « qui n&amp;#x27;était fait pour révolutionner ni l&amp;#x27;art ni le public »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.. Seul, le *Roussillon* salue la réussite de l&amp;#x27;enfant du pays, entre l&amp;#x27;annonce d&amp;#x27;une exposition de M. Blanquer et la réunion du conseil d&amp;#x27;administration de l&amp;#x27;association amicale des anciens élèves du collège de perpignan. « *D&amp;#x27;allure très moderne* » (hé bien, ils entendaient quoi à Perpignan ?), « *souligne le drame dans un sentiment toujours juste de situations* », « il y a de fortfort jolies phrases et une bonne orchestration ». Cite d&amp;#x27;ailleurs malhonnêtement le seul extrait positif de la critique de bruneau. Concède « ne procède pas par airs détachés et il serait difficile de citer un morceau. » Et fin plate « en somme un oeuvre musicale intéressante et bien venue (sic) ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;---&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**Extraits musicaux :**&lt;br /&gt;
¶ Début de *Kérim* de Bruneau.&lt;br /&gt;
Début du *Rêve* de Bruneau.&lt;br /&gt;
Début de *Messidor* de Bruneau&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Leitmotive de TOSCA — 16 — couper Vissi d&apos;arte</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/21/150261-leitmotive-de-tosca-16-couper-vissi-darte/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/21/150261-leitmotive-de-tosca-16-couper-vissi-darte/</guid><description>Cette section est la plus riche de tout l&apos;ouvrage – avec le moment de l&apos;acte I où Tosca arrive et où déboulent quantité de motifs qui lui sont reliés – en motifs récurrents, mais aussi et surtout en mutations et contaminations. Cette fin d&apos;acte II, avant le climax du meurtre, permet d</description><pubDate>Tue, 21 Jul 2026 22:00:06 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Cette section est la plus riche de tout l&amp;#x27;ouvrage – avec le moment de l&amp;#x27;acte I où Tosca arrive et où déboulent quantité de motifs qui lui sont reliés – en motifs récurrents, mais aussi et surtout en mutations et contaminations. Cette fin d&amp;#x27;acte II, avant le climax du meurtre, permet de sentir la matière musicale des *leitmotive* et la façon dont ils sont reliés au sens, précisément parce que des détails changent, des ponts se forment entre eux, voire leur forme est altérée pour signifier autre chose. Typiquement, on a dans cet acte II le thème de l&amp;#x27;amour dont découle lointainement la volute de la souffrance de Tosca, le motif descendant du désir et de la manipulation de Scarpia qui devient ascendant pour figurer son triomphe, le triolet du désir qui s&amp;#x27;inverse pour exprimer le dégoût de Tosca...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fin d&amp;#x27;acte II contribue grandement à considérer ces briques qui constituent une grande partie de l&amp;#x27;opéra *Tosca* non seulement comme des motifs récurrents qui portent un sens, mais véritablement comme des *leitmotive* — avec cette idée de parenté thématique, d&amp;#x27;altération, de mutation, de glissement de l&amp;#x27;un à l&amp;#x27;autre. Ils ne sont à peu près jamais superposés dans cet opéra, mais leur comportement organique fonctionne véritablement comme  d&amp;#x27;authentiques *leitmotive*. L&amp;#x27;infâme Richard est partout, salit tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**AVANT L&amp;#x27;AIR**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Retours thématiques à la fin de l&amp;#x27;arioso de Scarpia : cri de Tosca (motif de la douleur issu de la volute du motif d&amp;#x27;amour, très exposé en doublure d&amp;#x27;orchestre) + chromatisme descendant de Scarpia sur &amp;quot;Voi no&amp;quot; (présent de façon récurrente pour figurer sa manipulation et sa duplicité) + motif du désir de Scarpia + &amp;quot;è fallace speranza&amp;quot; + retour du motif de Scarpia (le piège se referme)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Sur &amp;quot;che importa&amp;quot;, octaves en tierces qui rappellent assez fort le motif à venir du peloton.&lt;br /&gt;
. Sur &amp;quot;mia !&amp;quot;, au moment de l&amp;#x27;étreindre, chromatisme de Scarpia, mais inversé, cette fois ascendant : on a quitté le piège et on entend son triomphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Motif de la douleur de Tosca sur l&amp;#x27;appel à l&amp;#x27;aide (&amp;quot;aiuto !&amp;quot;).&lt;br /&gt;
. Motif de l&amp;#x27;escorte militaire de Cavaradossi à la basse (repris au III pour l&amp;#x27;évocation du moment) pendant la caisse claire hors scène.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**VISSI D&amp;#x27;ARTE : l&amp;#x27;amour ou la Madonne ?**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Les frottements de seconde des cordes se changent en tierce, et c&amp;#x27;est le début, très intégré, de *Vissi d&amp;#x27;arte*.&lt;br /&gt;
.. Puccini y fut poussé par son entourage, notamment Ricordi, et a toujours douté, avant et même après les représentations, de son choix qui brisait la continuité de la tension à l&amp;#x27;acte II (qui combine trois actes de Sardou !). Je ne trouve pas que ce soit une faiblesse : respiration certes, mais en utilisant du matériau thématique signifiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Et le matériau de *Vissi d&amp;#x27;arte* précisément : largement fondé sur le thème d&amp;#x27;amour. Mais à nouveau l&amp;#x27;ambiguïté de son potentiel sens religieux : Tosca refusait d&amp;#x27;embrasser Cavaradossi devant la Madonne, voulait lui déposer d&amp;#x27;abord des fleurs, et ici elle parle de fleurir les autels, prier, orner de bijoux le manteau de la statue. On le retrouve aussi, un peu plus loin, au moment où elle place les chandelles à proximité de Scarpia. Clairement une double attribution.&lt;br /&gt;
.. Toujours amusant d&amp;#x27;entendre la réponse d&amp;#x27;orchestre sur la mélodie chantée par Cavaradossi qui lui ment (&amp;quot;lo vuol il sagrestano&amp;quot;, le pourquoi de la chapelle fermée).&lt;br /&gt;
.. La volute de la douleur de *Tosca* (déformation du thème d&amp;#x27;amour) revient à la fin de l&amp;#x27;air, qui est enchaîné (*attacca*) avec la remarque de Scarpia &amp;quot;risolvi&amp;quot; (mot du Commandeur, choix au delà de la seule vie !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;**APRÈS L&amp;#x27;AIR : CONTAMINATIONS DE MOTIFS**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&amp;#x27;agit-il d&amp;#x27;une métaphore de la situation de &amp;quot;contamination&amp;quot; (le terme est utilisé en italien pour des situations d&amp;#x27;adultère) de Tosca ?  En tout cas, c&amp;#x27;est le moment où la valse des motifs est la plus spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Sous &amp;quot;l&amp;#x27;ultime escorte du condamné&amp;quot;, thème de l&amp;#x27;escorte militaire, mais on se rend mieux compte qu&amp;#x27;il repose en réalité sur le thème d&amp;#x27;amour subverti, en mineur !  Et culmine, lorsque Tosca demande pitié, sur une volute qui était celle de la déception de Tosca ne trouvant plus Cavaradossi à l&amp;#x27;acte I pour lui annoncer le report de leur rendez-vous (&amp;quot;l&amp;#x27;innamorata Tosca è prigioniera&amp;quot;), et qui est la première apparition d&amp;#x27;une volute proche de la douleur de Tosca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Retour du thème du désir de Scarpia qui s&amp;#x27;insère sur la gamme descendante de Cavaradossi (qu&amp;#x27;il remplace et menace) – &amp;quot;cedo, a misero prezzo&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Le triolet du désir (chromatisme de Scarpia), ascendant, s&amp;#x27;inverse pour exprimer le dégoût de Tosca, et brise le mode pentatonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Sur &amp;quot;mi fai ribrezzo&amp;quot;, basse du policier puis thème de Scarpia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. À l&amp;#x27;annonce de la mort d&amp;#x27;Angelotti par Spoletta, thème du double ton du policier en même temps que les trémolos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Récapitulation pour la dernière fois des thèmes associés à Angelotti : son motif, celui de la découverte du tableau de l&amp;#x27;Attavanti (arpèges descendants rapides), la demande d&amp;#x27;aide à Cavaradossi, l&amp;#x27;aide accordée par Cavaradossi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Lorsque Spoletta nomme &apos;il cavalier Cavaradossi &apos;, thème du dégoût + du policier + de Scarpia (ou plutôt dans sa forme du puits, pour la dernière fois également). Enchaînés : Puccini peut transformer à la marge, mais ne superpose pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. Parallèle du thème du dégoût avec celui d&apos;Arabella (lui-même un peu parent de Kundry).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. Petite formule incidente proche du leitmotiv du destin dans &lt;i&gt;Die Walküre&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. Première apparition franche du thème de l&apos;exécution (saut de tierces mineures en octave et trémolos de quintes à vide).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. Sur « chiudi », motif du dégoût + rapides montées dans les harmonies de Scarpia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; . Largement utilisé thème de l&apos;exécution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;. Puis retour du 6/8 de la conversation de salon, toujours sur le même thème (« partir dunque volete »).&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Schubertiade — Autobiographie &amp; appel à volontaires.</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/18/3454-schubertiade-autobiographie-appel-a-volontaires/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/18/3454-schubertiade-autobiographie-appel-a-volontaires/</guid><description>Arythmique Lorsque je suis arrivé de ma province, sans expérience musicale sérieuse, je me suis rendu compte à quel point ma pratique solitaire de la musique ne m&apos;avait pas préparé à jouer à plusieurs. Lorsqu&apos;on est seul, on est maître du tempo, du rubato , et même de toutes les fautes de rythme qu&apos;on veut, on se…</description><pubDate>Sat, 18 Jul 2026 14:23:55 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;br&gt;
&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fpaintingvalley.com%2Fimages%2Fschubert-painting-9.jpg&amp;f=1&amp;nofb=1&amp;ipt=c75950a20411edd493dc4459933644fa97d75fc69acba138c5ec555763f848b3&quot; width=&quot;75%&quot;&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Arythmique&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Lorsque je suis arrivé de ma province, sans expérience musicale
sérieuse, je me suis rendu compte à quel point ma pratique solitaire de
la musique ne m&apos;avait pas préparé à jouer à plusieurs. Lorsqu&apos;on est
seul, on est maître du tempo, du &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;rubato&lt;/span&gt;,
et même de toutes les fautes de rythme qu&apos;on veut, on se rattrape
toujours soi-même évidemment. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Je l&apos;ai ressenti lors de mes expériences de musique à plusieurs.
Souvent, mes partenaires de musique (jamais méchamment) étaient un peu
interloqués. Je me souviens &lt;br&gt;
→’ d&apos;un copain entendant mes Wagner : « j&apos;admire que tu oses », je crois
que c&apos;était admiratif du lâcher prise et pas du tout dépréciatif, &lt;br&gt;
ou &lt;br&gt;
→’ d&apos;une chanteuse pour un essai : « mais pourquoi tu es toujours un peu
en retard après moi ») – la vérité est que je l&apos;écoutais et goûtais ce
qu&apos;elle faisait, au lieu d&apos;être à fond dans l&apos;anticipation, &lt;br&gt;
ou encore &lt;br&gt;
→’ d&apos;une amie chère, soprane ingénue à ses œuvres : « mais c&apos;est
étrange, quand c&apos;est L. qui accompagne, c&apos;est pas tout flou comme ça ».
&lt;br&gt;
J&apos;ai aussi gentiment scandalisé mes camarades de jeu en parlant de ce
qui me semblait jouable (pour moi, ça veut dire&lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt; approximable&lt;/span&gt; et non &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;présentable&lt;/span&gt;), comme le &lt;a
href=&quot;http://carnetsol.fr/css/index.php?2022/05/18/3270-desobeissance-pourquoi-vous-ne-devez-surtout-pas-faire-vos-gammes&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;désormais culte&lt;/a&gt; final de Salomé (cf. §9). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Évidemment, ça a été un obstacle pour les pratiques à plusieurs, même
si j&apos;ai eu de très belles expériences. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Sentimental&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J&apos;ai aussi un autre problème, plus fondamental : je n&apos;ai jamais réussi
à me passionner lorsque je faisais de la musique avec des personnes que
je ne connaissais pas déjà bien. &lt;br&gt;
C&apos;est difficile à expliquer, mais je ressens alors surtout le côté
fastidieux de la mise en place et pas la communion. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Par ailleurs, ceux qui avaient un bon niveau attendaient
potentiellement plus de rigueur. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;État actuel&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Depuis quatre ans, je me suis astreint à jouer &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;tous les jours&lt;/span&gt; (j&apos;ai même investi
dans un &lt;a href=&quot;www.pianodevoyage.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;clavier
modulable&lt;/a&gt; pour pouvoir poursuivre en escapade) et, clairement, mes
aptitudes ne sont pas les mêmes que lorsque je jouais essentiellement…
pendant les répétitions. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le fait de documenter des œuvres inédites en vidéo a aussi rendu plus
motivant de jouer plus exactement, et m&apos;a un peu éduqué en termes de
rigueur. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Recherche&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J&apos;en viens donc à l&apos;objet de cette notule. J&apos;aimerais assez pratiquer
avec des commères &amp; compères musiciens, mais j&apos;ai conscience
d&apos;habiter une niche un peu particulière : je lis vite (ce que vous
voyez &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/@carnetsol/featured&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;sur la chaîne&lt;/a&gt; sont en général des secondes
lectures, où en plus je fusionne accompagnement et chant), mais je joue
peu précisément. Et ce qui m&apos;intéresse est précisément de &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;lire &lt;/span&gt;des choses (y compris
célèbres, pourquoi pas), plutôt que de les travailler minutieusement. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Or, les amateurs ont souvent tendance à jouer (parfois très très bien)
des morceaux en petit nombre qu&apos;ils travaillent pendant des mois, et
les semi-pros ont un niveau instrumental sans commune mesure avec le
mien. Je me retrouve ainsi au milieu du gué. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J&apos;ai donc hésité à répondre aux &lt;a
href=&quot;https://proquartet.fr/pratiques-amateurs/petites-annonces?viewsreference%5Bcompressed%5D=eJxdUNEKgzAM_Jc8-zAZG-jPlGxNa6CtUqNDxH9fuzo69hByyd3lIDtoFIR-B2FxBH1YnGtgINQUv9NozEwCPUADjj2fcEKbNRlitIunIMVxNEABH460Sj7hYOecUEUV1oOl_4SdoOaUfuRFTF6VimVTsk30YSPaiNMA_wLWiW7v11tlDJPTKqDPzjKsTC8VyVASPKlKI6088xjOM13bJa5YWMgrTS4_8HK8AdxKcc4&amp;page=2&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;petites annonces de ProQuartet&lt;/a&gt; (très chouettes) en
explicitant mon profil, mais outre que cela risque de faire perdre son
temps à tout le monde, je rappelle ma difficulté à faire de la musique
avec des inconnus. Je sais aussi que je n&apos;aurai pas le temps de
travailler en amont des schubertiades (et que je me lasse vite si on
joue la même chose à chaque séance), ce qui risque d&apos;être mal vu. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Aussi, je me suis dit qu&apos;avant de tenter de ce côté-là, je pouvais
plutôt passer par un site que j&apos;aime beaucoup, &lt;span
style=&quot;font-style: italic; font-weight: bold;&quot;&gt;Carnets sur sol&lt;/span&gt;,
auprès d&apos;un public qui sait exactement où il met les pieds, et avec un
petit lien préexistant (fût-il légèrement parasocial).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Aussi, si jamais vous êtes lecteur de ces pages et tenté par l&apos;une de
ces aventures (ou m&apos;en proposer d&apos;autres !), j&apos;en serais ravi. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 80px;&quot;&gt;¶ Pour &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;accompagner
du chant&lt;/span&gt;, clairement, j&apos;aimerais du neuf, et pourquoi pas
documenter des inédits (à rendre publics ou non, à votre convenance).
J&apos;ai par exemple tout un fonds d&apos;inédits de Choudens récupéré par Bru
Zane, pas présents sur IMSLP, à faire vivre (les &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Estampes&lt;/span&gt; de Leroux en cours de
publication sur la chaîne en sont issues). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
¶ Je suis prêt aussi à &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;accompagner des&lt;/span&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic; font-weight: bold;&quot;&gt;lecteurs&lt;/span&gt;,
pour déclamer le texte des livrets sur la musique des opéras
correspondants. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
¶ En &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;piano à quatre mains&lt;/span&gt;,
passion transcriptions. J&apos;ai par-devers moi Mahler 3, Nielsen 2, &lt;span
style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Così fan tutte&lt;/span&gt; intégral… &lt;br&gt;
Là aussi, davantage pour lire que pour travailler, mais au moins j&apos;ai
ces choses dans l&apos;oreille, je devrais donc m&apos;en tirer vaguement (même
si la présentation aberrante des partitions de quatre mains ne me
permet pas de mettre à profit mon avantage en lecture…).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
¶ J&apos;adorerais faire de la &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;musique de
chambre&lt;/span&gt; (et ici je n&apos;ai rien contre les tubes), mais clairement,
après avoir relu mes Mendelssohn / Brahms / Taneïev chouchous, cela
réclame une technicité que je n&apos;ai pas. Mais je serais ravi d&apos;essayer
de lire ces trucs-là en compagnie, simplement je ne pense pas – même en
travaillant d&apos;ailleurs – arriver à mettre au niveau les traits et tenir
le tempo. Pour certains mouvements lents, c&apos;est peut-être possible. &lt;br&gt;
Donc ce serait vraiment jouer des choses à vue et en dilettante, je ne
pense pas pouvoir faire illusion dans ce répertoire. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
¶ Ah oui, si des pianistes veulent accompagner un chanteur, pourquoi
pas, mais comme j&apos;ai laissé de côté le chant (pour raisons
personnelles) depuis quelques années, je ne sais pas trop si ça aurait
un intérêt, et mon niveau de lecture n&apos;est pas du tout le même qu&apos;au
piano. En tout cas je n&apos;ai pas de fausse pudeur, je chante (mal) dans
n&apos;importe quelle tessiture quitte à adapter. &lt;br&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
--&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Bien sûr, je suis ouvert à d&apos;autres propositions, y compris distantes
de ce que j&apos;ai suggéré, le tout est que vous sachiez à quoi vous vous
exposez. (Typiquement, me proposer de travailler à fond une sonate de
Brahms pendant six mois n&apos;est pas un bon pari.) &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Je ne me sens pas à l&apos;aise de faire ainsi mon marché, mais je me dis
que la clarté sur ce que je peux proposer évite de faire perdre leur
temps à ceux à qui je proposerais mon concours. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
N&apos;hésitez donc pas à faire un tour dans &lt;a
href=&quot;/css/2022/05/18/3270-desobeissance-pourquoi-vous-ne-devez-surtout-pas-faire-vos-gammes/&quot;
target=&quot;_blank&quot;&gt;l&apos;esquisse autobiographique&lt;/a&gt; publiée il y a
quelques années et/ou &lt;a
href=&quot;https://www.youtube.com/@carnetsol/featured&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sur
la chaîne vidéo&lt;/a&gt; pour mesurer ce dans quoi vous vous lancez (ou
simplement nourrir votre curiosité malsaine, les deux sont licites). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour me joindre, c&apos;est par ici : davidlemarrec chez online point fr.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</content:encoded><category>Intendance</category></item><item><title>L&apos;an 1899 — 16 — le naturalisme lyrique (La Navarraise)</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/17/150260-lan-1899-16-le-naturalisme-lyrique-la-navarraise/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/17/150260-lan-1899-16-le-naturalisme-lyrique-la-navarraise/</guid><description>L&apos;Opéra de Paris demeure sans conteste le plus prestigieux de tous, et cependant la programmation en est, pour autant que j&apos;en ai pu lire, unanimement jugée paresseuse et conservatrice (tiens tiens), tandis que d&apos;autres théâtres comme l&apos;Opéra-Comique innovent. Pour cette saison 1</description><pubDate>Fri, 17 Jul 2026 22:00:22 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;L&amp;#x27;Opéra de Paris demeure sans conteste le plus prestigieux de tous, et cependant la programmation en est, pour autant que j&amp;#x27;en ai pu lire, unanimement jugée paresseuse et conservatrice (tiens tiens), tandis que d&amp;#x27;autres théâtres comme l&amp;#x27;Opéra-Comique innovent. Pour cette saison 1899, on y reviendra, mais on a droit à du Gluck, à une resucée de *Joseph* de Méhul avec des récitatifs chantés ajoutés par le prix de Rome (des années 1860 !) Bourgault-Ducoudray, et à des créations d&amp;#x27;œuvres de compositeurs morts pas tout la veille : *Briséis* de Chabrier et… *La Prise de Troie* de Berlioz (les deux déjà créés quelques mois auparavant en Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour à l&amp;#x27;Opéra-Comique. Oui, la Navarraise a été créée en 1894 (à Londres, création française à Bordeaux en 1895 avant exécution à Favart la même année), je la mentionne parce que citée dans les critiques d&amp;#x27;époque de L&amp;#x27;Angélus de Casimir BAILLE, lues dans les précédents épisodes, où l&amp;#x27;ouvrage est mentionné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;→  Le Monde illustré, 11 mars 1899. Parle de décalque de Cavalleria Rusticana de Mascagni (à cause de l&amp;#x27;action prosaïque) et de La Navarraise de Massenet qui en était déjà un écho. L&amp;#x27;Angélus récupère le décor du Flibustier de César Cui (déjà présenté dans les épisodes précédents), marque du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait musical : acte II (entier) de La Navarraise de Massenet.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Xavier LEROUX – Estampes – 02 : La Cage vide ou ce qu&apos;il manque à la jeune fille</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/14/150259-xavier-leroux-estampes-02-la-cage-vide-ou-ce-quil-manque-a-la-jeune-fille/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/14/150259-xavier-leroux-estampes-02-la-cage-vide-ou-ce-quil-manque-a-la-jeune-fille/</guid><pubDate>Tue, 14 Jul 2026 22:00:10 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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          title=&quot;Xavier LEROUX – Estampes – 02 : La Cage vide ou ce qu&amp;#x27;il manque à la jeune fille&quot; loading=&quot;lazy&quot;
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&lt;/figure&gt;
</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item><item><title>Leitmotive de TOSCA — 15 — les deux visages de Scarpia</title><link>https://carnetsol.fr/css/2026/07/10/150258-leitmotive-de-tosca-15-les-deux-visages-de-scarpia/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetsol.fr/css/2026/07/10/150258-leitmotive-de-tosca-15-les-deux-visages-de-scarpia/</guid><description>Section : acte II, du retour de Cavaradossi jusqu&apos;aux demandes de Scarpia avant &quot;Vissi d&apos;arte&quot;. -- Font entrer Cavaradossi inanimé. Cri de Tosca : motif de la douleur issu de la volute du motif d&apos;amour, très exposé en doublure d&apos;orchestre + chromatisme descendant de Sca</description><pubDate>Fri, 10 Jul 2026 22:00:18 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p class=&quot;recuperation&quot;&gt;Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Section : acte II, du retour de Cavaradossi jusqu&amp;#x27;aux demandes de Scarpia avant &amp;quot;Vissi d&amp;#x27;arte&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;--&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Font entrer Cavaradossi inanimé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cri de Tosca : motif de la douleur issu de la volute du motif d&amp;#x27;amour, très exposé en doublure d&amp;#x27;orchestre + chromatisme descendant de Scarpia sur &amp;quot;Voi no&amp;quot; (présent de façon récurrente pour figurer la manipulation et la duplicité de Scarpia) + motif transformé de Tosca au début de l&amp;#x27;acte + motif du policier repris dans la même tonalité qu&amp;#x27;au début de l&amp;#x27;acte (mission accomplie et boucle bouclée).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour du 6/8 du visage social de l&amp;#x27;invitation à dîner et causer de Scarpia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retours thématiques à la fin du troisième arioso de Scarpia : cri de Tosca (motif de la douleur issu de la volute du motif d&amp;#x27;amour, très exposé en doublure d&amp;#x27;orchestre) + chromatisme descendant de Scarpia + motif du désir de Scarpia + &amp;quot;è fallace speranza&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour du motif de Scarpia (le piège se referme).&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Les vidéos de Carnets sur sol</category></item></channel></rss>