Ce soir à partir de 19 heures, soirée Marschner sur France Vivace . Non que ce soit une programmation plus excitante que le tout-venant de Vivace, toujours très stimulant, mais il en avait été question sur CSS - ce sera l'occasion de prolonger. Les deux autres opéras les plus célèbres de Marschner, Hans Heiling…
Pour ses vingts ans, le Centre de Musique Baroque de Versailles propose en ligne les notices de ses concerts . Une bonne occasion de réunir de la documentation. A noter aussi, d'autres institutions comme la Cité de la Musique font de même.
Devant les invitations répétées à fournir des comptes-rendus de concert, nous sacrifions pour une fois les investigations sur les oeuvres et autres bavardages sur des détails de langue à une petite évocation de concert.
Rien n'est plus prévu, de toute façon, pour CSS avant fin janvier - à moins que nous ne nous laissions entraîner, demain soir, vers le choeur de Cambridge, comme le suggérait Morloch.
C'est à un récital qui clivera assurément l'assistance que nous avons assisté ce vendredi midi - pour une saison de concerts du midi décidément luxueux. [Le concept en est un récital vocal bref, à la pause de midi, par des chanteurs inconnus ou modérément célèbres, à un tarif unique de 6€¬. Sans doute pour but de donner envie au public d'assister aux opéras et récitals du soir. C'est aussi une chance donnée à des chanteurs pas forcément sollicités par ailleurs pour des récitals à cause de leur confidentialité - ils ne rempliraient pas en soirée.]
Premier intérêt : des programmes qui demeurent toujours aussi originaux. Il s'agit de faire varié pour appâter un public qui n'est pas celui des habitués du concert, mais bien du personnel de bureau du centre-ville ; de faire plus léger qu'un récital traditionnel au besoin - les chants traditionnels, les tubes opératiques et le music-hall y ont aussi, dans une certaine mesure, leur place.
Second intérêt : cette saison, des chanteurs excellents sont programmés ; comme ne pas se réjouir de voir l'esprit ravageur de Daphné Touchais, la tessiture haute de Philippe Do, la présence vocale de Jérôme Varnier récompensés ?
Ce vendredi, ainsi, voyait Cécile Perrin pour trois quarts d'heure sur la scène du Grand-Théâtre.
Comment cette grande voix, prompte au cri, pourrait se tirer d'affaire d'un récital intimiste avec piano ?
La réponse figure aussi bien dans le programme que dans la nature même de sa prestation.
Puisque le fil consacré à cette saison devient un peu encombré, notamment par les développements un peu trop « généreux » sur Genitrix, autant reprendre ici, pour plus de clarté.
Nous présentons par avance nos excuses aux lecteurs de CSS pour le caractère informel du texte, pas aussi léché qu'il aurait fallu, et qui est loin de présenter de façon suggestive et complète, à ce qu'il nous en semble, la soirée. C'est qu'il s'agit avant tout de classement, et pas véritablement d'une entrée d'article conçue comme telle. La texte s'améliore probablement petit à petit, au fur et à mesure que nous songeons à rendre le propos plus complet.
Que cette entrée plus apparente soit aussi l'occasion de renouveler nos remerciements chaleureux à qui se reconnaîtra aisément.
Sylvie Eusèbe revient décidément en force, avec un autre compte-rendu stutzmannien , bien caché. Au programme : Caldara, Caccini, Pergolesi, Stradella et Durante. Et du Grieg au piano seul.
Comme nous recevons beaucoup de doléances (de la part même de ceux qui ignorent que nous régnons sur l'Empire des Limbres lutinesques) sur l'absence de couverture des réjouissances bordelaises, on flèche : ça en cause par ici . Au programme : récital Schubert / Britten / R. Strauss par Jonas Kaufmann et Helmut…
Toujours dans la même visée méthodique et si possible pédagogique, Carnets sur sol vous propose aujourd'hui un petit corpus d'oeuvres à découvrir, le plus complet possible sur un compositeur donné.
Evidemment, pour Wagner, il existe plus que partout ailleurs des enregistrements légendaires dans le domaine public - nous avons tâché d'en sélectionner les plus édifiants. Cependant, aucun des trois opéras de jeunesse et rien de ses lieder (Wesendonck exceptés) ou travaux instrumentaux ne sont disponibles dans la période qui nous est autorisée, avant 1957. Hors Die Feen et Das Liebesverbot, ce ne sont pas des oeuvres majeures (voire franchement médiocres), en tout état de cause, même si l'oeuvre pour piano est dotée d'un grand charme - quelque part entre Beethoven et le meilleur Czerny. Nous vous recommandons volontiers la belle intégrale pour piano en deux volumes par Stephan Möller.
Pour le reste (à savoir les dix opéras de la maturité), voici. Nous réservons pour plus tard les Wesendonck, quelques récitals importants et nos habituelles fantaisies linguistiques.
L'oeuvre suscite à nouveau des interrogations, cette fois de la part d'un public potentiel pour la superbe programmation de la direction Deschamps à l'Opéra-Comique. CSS s'emploie volontiers à préciser un peu ce qu'est Hérold .
Les lutins ont décidé que, devant l'abondance mahlérienne passée, il n'y aurait point de précipitation pour la prochaine fournée. Soit. Toutefois, pour des raisons pratiques, voici les colis de CSS de retour.
Berlioz, Gounod, quelques surprises.
[Sur divers hébergeurs pour assurer un transfert aisé.]
Concert conté par les bons soins de Sylvie Eusèbe, à laquelle les lutins cèdent immédiatement la parole : .
Paris, Salle Pleyel, jeudi 15 novembre 2007, 20h00, concert.
Johannes Brahms : Variations sur un thème de Haydn Op. 56a
Franz Schubert (transcriptions de J. Brahms pour chœur d’hommes et orchestre) : Gruppe aus dem Tartarus D. 583, An Schwager Kronos D. 369,
Franz Schubert : Gesang der Geister über den Wassern D. 714 (deuxième version),
Johannes Brahms : Rhapsodie pour alto, chœur d’hommes et orchestre Op. 53,
Johannes Brahms : Symphonie n°1 en ut mineur Op. 68.
Orchestre Révolutionnaire et Romantique ; The Monteverdi Choir ; Sir John Eliot Gardiner, direction ; Nathalie Stutzmann, alto.
Pour les questions plus spécifiquement liées au legato et aux types de portamento, on peut se référer à cette notule ultérieure, également pourvue d'extraits sonores.
Aujourd'hui, une question a été posée (loin, hors de la coulisse même) concernant deux aspects d'une même question, à savoir le portamento et l'attaque par en-dessous. Comme ces termes peuvent se rencontrer régulièrement sur Carnets sur sol, on en transcrit ici le point d'étape.
Pour plus de commodité, l'ensemble des sujets traitant de Pelléas sont désormais réunis en une seule catégorie (accessible depuis les Chapitres de la colonne de droite). Il faut dire que CSS, par sa forme même un modeste work in progress , avait choisi de s'organiser par type de contribution plutôt que par thématique.…
Dans la même perspective que le plus haut de tous les temps ou que nos récriminations sur les usages persistants du Met, voici un petit amusement sur la pratique du chant dans les théâtres.
La note prévue hier ayant été reportée pour cause de grande enquête sur un sujet connexe, revenons à notre propos - même si l'introduction en est, du coup, un brin caduque - ou du moins contradictoire avec la précédente notule.
Nous devions, après quelques années d'attention, fournir un point d'étape, en quelque sorte, sur le surgissement et le galvaudage d'expressions dans le langage courant, ou du moins journalistique.
Reprenons :
Il semblerait que les stigmates se soient fortement évaporés depuis que le chaste foulard des jeunes filles pudiques ou le sain émoi des jeunes gens excentrés contraints à l'inactivité ne constituent plus le premier sujet d'intérêt.
Il y a quelque temps déjà, CSS avait proposé une succincte introduction à l’œuvre de Mahler – différant de la sorte le plat de résistance si intimidant, les vrais chef-d’œuvre du corpus (entendez les lieder de Madame) –, qui se répartissait en plusieurs entrées :
Afin de pouvoir, parallèlement à ces propos, procurer une petite vision d’ensemble, et comme, à coups d’un enregistrement par semaine, nous n’écoulerons jamais notre camelote, voici donc le plus large panorama libre de droits de la musique de Mahler que nous ayons pu rassembler.
Nous avons fait le choix de ne pas doublonner les enregistrements, afin de proposer une sélection d’enregistrements intéressants, plutôt qu’une avalanche indécidable de témoignages qui incitent plus à la comparaison sans fin qu’à l’écoute des bandes pour elles-mêmes.
Mais, si besoin, nous disposons entre crochets les autres références dont nous disposons, si d’aventure il se trouve des souhaits précis…
Comme ces propos généraux sur un pilier du répertoire n'avaient sans doute pas été fort utile aux fidèles lecteurs de CSS, qu'ils y gagnent à tout le moins quelques perles. Et pour les autres, bonne découverte !
Puisque, devant l'abondance audiovisuelle la semaine passée, égayée par nos petits bricolages autour de Landi ou nos recommandations ramistes, nous avions renoncé à ajouter une couche de domaine public, voici le petit amusement pour la semaine prochaine.
Pour l'instant, on s'efforce d'éviter les doublons, afin de proposer un petit fonds d'oeuvres dans des versions choisies, à un assez haut degré d'exceptionnel.
La notice sur les partitions du domaine public a été doublement mise à jour. D'abord suite à l'annonce de la disparition de l'International Music Scores Library Project, comme précisé en commentaire , puis en l'honneur d'un site longtemps indisponible pour des raisons de droits également, et que nous avions omis de…
Si vous ne retrouvez pas un article via le moteur de la colonne de droite à cause d’une affaire d’accent (l'article sur Jérôme Corréas , en particulier, est mal référencé), ou si vous souhaitez mettre la main sur un commentaire (ils ne sont pas traités par la recherche interne à CSS) : => sur un moteur de recherche,…
Nous pensions bien ne jamais parler d'un tel sujet, tellement dans le vent, de surcroît le jour même de sa commémoration organisée, et qui pour tout dire a tendance à nous indifférer - un symbole, ni plus ni moins qu'un autre.
Mais la remarquable émission menée par l'homme qui croyait que la forme symbolique des champignons indiquait leur comestibilité nous a à la fois passionnés et beaucoup amusés.
Astuce en exclusivité, rien de moins, sur CSS : ceux qui n'ont pas eu le loisir de visionner l'opéra en fin de semaine peuvent encore le faire grâce à notre vigilance. [Soit dit en toute modestie.]
Vous le savez, le choix de CSS est d'éviter autant que possible la facilité discographique - on se perd bien rapidement dans des arguties préférentielles qui n'ont pas grand sens, tant elles sont attachées aux attentes de chacun (qui la voix, qui le théâtre, qui la musicalité, qui la chatoyance, etc.). On préfère inciter à la découverte d'oeuvres, à tout prendre, et s'y balader tout à loisir en compagnie des lecteurs de CSS.
Néanmoins, ici, devant l'immensité de la tâche que représente l'abord de ces Gezeichneten - dont le titre français a pour nous tant de charmes -, on biaise un peu. Et pour une raison bien simple : parce que les versions sont piégeuses, beaucoup sont coupées et la critique ne les signale pas. De plus, l'oeuvre est difficile à distribuer et une petite description avant achat peut s'avérer utile.
Toutefois, cette entrée était prévue pour intégrer l'article présentatif de Schreker, et n'a pas le caractère que nous aimons dans les discographies : à savoir la description des caractéristiques et non l'énonciation de jugements. Ici, du fait de leur caractère initialement informel (c'est-à-dire pas prévues pour être publiées de façon autonome), les notices ne sont pas expurgées de sentences parfois laconiques, ce que nous regrettons avec vous. On espère tout de même que le contenu en sera suffisamment informatif pour vous guider, notamment relativement aux coupures.
Et, pour se faire pardonner :
une astuce pour déceler les coupures avant écoute ;
quelques réflexions sur l'économie dramatique de l'oeuvre et sa mise en péril majeure par les coupures ;
une petite écoute comparative illustrative des versions inédites. (Les Lutins ont bien travaillé.)
Concevez-le donc bien comme une annexe discographique à l'article original.
Un petit jeu qui n'apprendra rien aux francophones, mais juste manière de prendre conscience du fastidieux bazar dans lequel nous plonge quotidiennement cette bizarrerie raffinée que représente l'usage du vouvoiement en français - amusons-nous un peu entre deux tranches d'esprit serio. (Prochaine station : le martyre de saint Alexis, profitez-en.)
A partir de minuit et jusqu'à demain minuit, visionnage à la carte de ce long opéra du XVIIe italien, une vision encore archaïque du recitar cantando , dans une lecture scénique reconstituée. Avec notamment Philippe Jaroussky, Alain Buet que nous avions tant aimé en Corésus , ou encore Xavier Sabata et Max Cencic,…
A la demande judicieuse de Vartan, quelques repères numériques dans les éditions du Faust de Goethe (notre série ne se limite pas aux héritiers de Goethe, mais chaque chose vient en son temps).
Nous revenons d’un concert donné par l’ensemble amateur Donna Voce (direction Maryse Ghibaudo) et Stéphane Trébuchet à l’orgue, dans un programme comprenant notamment des œuvres vocales de Ropartz [ 1 ] , Kodály [ 2 ] et Mendelssohn, avec un bon niveau (justesse imparfaite et voix pas tout à fait « achevées », mais à…
Via Bra , CSS découvre que les épreuves sont consultables intégralement (moyennant inscription avec adresse de courriel valide) sur le site Micmacmusic . Les œuvres jouées semblent appétissantes, mais chez les lutins, le son plante après la première minute, hélas. Si vous pouvez en profiter, régalez-vous donc, ce sera…
Vu l'étendue du sujet, on se dispense de commencer par le début, quitte à synthétiser l'ensemble dans une note à cet effet.
Nous débutons par une variation relativement légère, sur un élément pittoresque plus que dramatique - nous rencontrerons abondamment les deux. Il nous permettra de fréquenter, outre Berlioz et Gounod, des compositeurs peu connus pour leur dimension faustéenne [1] comme Beethoven et Wagner, voire peu connus tout court, comme Anton Radziwiłł.
Soyez les bienvenus.
Notes
[1] On emploie en principe et assez logiquement faustien, mais c'est tellement vilain, vous en conviendrez - et nous avions tant besoin d'un petit adjectif utile... sans doute l'attraction avec l'adjectif prométhéen, légitime, lui, nous le dicte-t-elle...
Les plus anciens lecteurs de CSS se souviennent sans doute de nos pitreries autour de l' Expiation , en écho à Faust. Il y avait eu aussi une évocation du rare cycle des _Faust-Lieder_ de Schubert . Nous souhaitions à présent procéder à une balade à travers les différents épisodes du mythe et ses mises en musique ;…
Tiré du concert du 29 novembre 1953 avec la NBC, voici un témoignage du meilleur Toscanini, toujours avec cette sècheresse, mais terriblement claquante, qui électrise totalement Berlioz.
C'est la sélection du domaine public de cette semaine sur CSS.
Il semblerait que quelques années de pratiques atonales diverses l'avaient un peu rouillé pour la composition tonale... Si vous avez d'autres hypothèses, on est preneur. Merci à Rue89 pour le tuyau . Dans le même genre , mais plus réussi et vraiment drôle...
Atenaide
Dramma per musica in tre atti
Livret d'Apostolo Zeno
Création : Teatro della Pergola, Florence (1728)
Edition critique de l'Institut Italien (Alessandro Borin)
Orchestre : Modo Antiquo
Chef : Federico Maria SARDELLI
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Une présentation de nouveauté discographique, comme ce n'est à peu près jamais le cas sur CSS, due à la vigilance de Sylvie Eusèbe, à qui les lutins cèdent immédiatement la parole :
Petit éclat de rire ce soir à l'écoute de l'émission Du grain à moudre , où Brice Couturier, en charge de la présentation, énonçait : Le premier estime, avec Illitch, qu’au-delà [ 1 ] d’un certain tipping point, seuil critique, les institutions, les technologies, créées pour soulager la peine des hommes et leur prêter…
Pour les râleurs (il s'en trouve toujours beaucoup dans ces cas-là), il est théoriquement possible d'obtenir copie PDF des livrets sur demande au site d'EMI. Or la version Klemperer éditée par EMI contient une version française du livret.
Nous avions oublié (ou est-il apparu tardivement ?) de citer un récital de premier intérêt.
Nous semblons également avoir omis Béatrice Uria-Monzon, le 21 octobre, mais la nature de cette voix et de cette diction nous font, d’expérience, recommander l’abstinence aux indécis. Œuvres peu originales, et beaucoup de transcriptions d’opéra au piano sont à craindre si elle renouvelle le format que nous connaissions.
Sandrine Piau propose le 24 mai prochain un programme thématique titré Evocation : « Mystère de femme, rêve de femme, fleur de femme » , aux résonances un peu naïves, mais pour un choix de pièces à la fois peu fréquentes et fascinantes.