Gallica 2 : le français au pouvoir
Un rapide coup de chapeau à Gallica 2 [1].
Le fonds déjà considérable de Gallica s'est enrichi de modalités de consultation vraiment remarquables :
Notes
[1] Qui dans son infinie délicatesse nous épargna un absurde « 2.0 »
- Entrées thématiques.
- Chargement très rapide des pages.
- Interface très compatible (consultable aisément sans souris).
- Recherche en plusieurs temps possible.
- Téléchargement immédiat, sans la procédure un peu fastidieuse du premier site.
- Versions doubles image / texte, qui permettent aussi bien de prendre connaissance des éditions d'époque que d'en manipuler ou citer le texte à l'envi. (Un tour de force technique, au passage, déjà atteint par Google et qu'il a fallu réinventer.)
- Capacité de recherche dans le corps des textes numérisés.
Grâce à tout cela, on a pu en quelques secondes prendre connaissance de l'unique occurrence de Callirhoé dans l'oeuvre intégrale de Voltaire :
CMXXXVK. – A M. LE COMTE d'Argental.
Le 12 mars.
Mon très-cher ange gardien, je fis partir hier, à l'adresse de votre
frère, un petit paquet contenant à peu près toutes les corrections que
mon grand conseil m'a demandées pour cette Zulime. Je m'étais re-
froidi sur cet ouvrage, et j'en avais presque perdu l'idée, aussi bien
que la copie. Il a fallu que Mlle Quinault m'ait renvoya les cinq actes,
pour me mettre au fait de mon propre ouvrage. Il est bien difficile de
rallumer un feu presque éteint; i! n'y a que le souffle de mes anges
qui puisse en venir à bout. Voyez si vous retrouverez encore quelque
chaleur dans les changements que j'ai envoyés. Je commence à espérer
beaucoup de succès de cet ouvrage aux représentations, parce que c'est
une pièce dans laquelle les acteurs peuvent déployer tous les mouve-
ments des passions; et une tragédie doit être des passions parlantes.
Je ne crois pas qu'à la lecture elle fit le même effet, parce que la pièce
a trop l'air d'un magasin dans lequel on a brodé les vieux habits de
Roxane, d'Atalide, de Chimène, de Callirhoé [1].J'en reviens à Mahomet, il est tout neuf.
Tentanda via est, qua me quoque possim
Tollere humo.
Georg., lib. III, v. 8.
Mais Zulime sera la pièce des femmes, et Mahomet la p£$ce des
hommes je recommande l'une et l'autre à vos bontés.[1] Callirhoé, opéra joué en 1712, est de Roi [1]. (Éd.)
Quelques coquilles (exemples soulignés par nos soins), néanmoins cela demeure très minime.
Bravo aux concepteurs et réalisateurs. De quoi promettre de belles balades.
Notes
[1] On écrit Roy chez nous.
Si le mp3 n'est pas encore fonctionnel, voyez cette ancienne version de la notule.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Vaste monde et gentils
L'entreprise de Gallica est fort louable, mais de nombreux textes ne sont disponibles qu'en mode "image" et, de ce fait sont peu lisibles, même en affichage "plein écran".
En mode "texte", tu notes
Heureusement :)
La première version me semble plus claire - Adobe Reader offrant d'autres fonctions d'affichage.
L'index thématique est, à lui seul, un peu juste.
Patience... comme tu le dis et comme tu le montres dans une illustration complètement fortuite : c'est tout neuf... (sur un fonds ancien).