Carnets sur sol

samedi 13 octobre 2007

Musique, domaine public - XXII - Hector BERLIOZ, Harold en Italie - Arturo Toscanini

Tiré du concert du 29 novembre 1953 avec la NBC, voici un témoignage du meilleur Toscanini, toujours avec cette sècheresse, mais terriblement claquante, qui électrise totalement Berlioz.

C'est la sélection du domaine public de cette semaine sur CSS.

5 roulades

Morloch — 14 octobre 2007

Très belle version.

Qui est le pauvre altiste qui n'est pas passé à la postérité ?

DavidLeMarrec — 14 octobre 2007

Il s'agit de Carlton Cooley (ce n'est pas la version avec Primrose). Ce genre de témoignage permet de percevoir combien la conception postbrucknerienne de la plupart des chefs célèbres du milieu du XXe siècle n'est pas nécessairement, loin s'en faut, le reflet d'une tradition "romantique" authentique.

Sans que les sources idéologiques en soient du tout les mêmes, je perçois plus de parenté avec Norrington qu'avec Giulini ici...

Morloch — 15 octobre 2007

J'ai été séduit par la clarté de cette version, j'aime bien le style Toscanini dans la plupart de ce que j'ai pu entendre par lui, malheureusement parfois de qualité lamentable.

Une question très candide : j'ai vu que les orchestres italiens avaient abandonné très tardivement les cordes en boyaux par rapport aux orchestres allemands. Serait-ce une partie de l'explication du style Toscanini, habitué qu'il aurait été aux "instruments d'époque" ?

La Moule Postbrucknerienne — 15 octobre 2007

Pardon, messieurs, vous n'auriez pas vu passer des pélerins ?

Ils marchent trop vite pour moi !

DavidLeMarrec — 15 octobre 2007

Forcément, Erdchen - contrairement à d'autres, ils ne rampent (ni ne bavent).


@ Morloch :
Je ne crois pas que ça suffise à l'expliquer, loin s'en faut, mais la piste que tu soulèves est très intéressante. Je pense plutôt, pour ma part, que le style général de ces années était plus de discontinuité que de fondu (il suffit d'écouter les chanteurs pour s'en convaincre, avec une pensée de la phrase musicale à la note et à la syllabe). Ce n'est que la génération suivante qui généralise ce que tu appelles le style "Ludwig Pâteux".

Il faut aussi bien conserver en tête l'idée que Toscanini sortait forcément de l'ordinaire pour recevoir ces succès - en écoutant les "simples accompagnateurs", on en prend pleinement la mesure.

Les enregistrements de la période américaine sont toujours impeccables ; c'est dans la période italienne qu'il existe des difficultés si les restaurations sont mauvaises (à présent, on fait des miracles).

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