Carnets sur sol

vendredi 5 octobre 2007
dimanche 30 septembre 2007

Notule La prosodie des Vier letzte Lieder (Quatre derniers Lieder) de Richard STRAUSS - [débat]

Il y a quelque temps, CSS a mené une joute fort sympathique sur ce sujet, et en profite pour proposer un petit résumé par ici, puisqu'il s'agit d'un petit exercice sur le rapport texte/musique. Nous soutenions que le travail prosodique de Strauss n'était absolument pas fin sur ces quatre derniers lieder, contrairement à ce qui nous était assuré.

Le terrain, malgré notre suggestion de Beim Schlafengehen, sur lequel nous avions déjà fourbi nos armes autrefois, fut déloyalement choisi sur Frühling.




Objet de la démonstration, notre énoncé qui faisait débat :

En réalité, Strauss demeure assez loin du texte, n'en traite que globalement les atmosphères (et les transfigure).

dimanche 30 septembre 2007

Notule Enregistrements, domaine public - XX - Jules Massenet, Werther - Cohen 1931 (Thill, Vallin)

Voici les vivres de la semaine, le légendaire enregistrement de Werther par Georges Thill et Ninon Vallin. Sous la direction d'Elie Cohen, à la Tête de l'Orchestre du Théâtre Nation de l'Opéra-Comique (choeurs d'enfants de la Cantoria), enregistré en mars 1931. (Le son en est tout à fait bon.)

On y entendra des réflexes interprétatifs qui diffèrent des standards actuels, et toujours cet étrange décalage entre la diction parfaite et une certaine réserve interprétative (on ne considérait pas l'opéra sous l'angle intellectuel qui prévaut aujourd'hui). [1]

Une version en tout état de cause assez fascinante.

Notes

[1] On peut se reporter à notre réflexion précédente sur le sujet.

mercredi 26 septembre 2007

Notule Rosserie

Comme il est de tradition sur CSS, en cas de manque de temps, un brin d'émerveillement à peu de frais.

samedi 22 septembre 2007
mercredi 19 septembre 2007

Notule Vanités sur sol

Vous vous souvenez peut-être de l'arrivée en ces lieux d'un visiteur qui avait soumis à un moteur de recherche la requête "Hochzeit DavidLeMarrec", ce qui (bien que vraisemblablement à la recherche d'informations sur le premier opéra inachevé de Richard Wagner) nous avait ému aux larmes. Hélas, nous ne reçûmes par la…

lundi 17 septembre 2007

Notule Enregistrements, domaine public - XVIII - Richard WAGNER, Tristan und Isolde - Karajan I , Bayreuth 1952, Mödl, Vinay - Malaniuk, Hotter, Weber

CSS poursuit sa patiente constitution d'une bibliothèque choisie du domaine public. Après vous avoir abreuvés de (splendides) raretés biscornues, un enregistrement tout aussi remarquable, mais fort connu.

Il s'agit de l'un des plus beaux Tristan jamais donnés, un an après la réouverture de Bayreuth.

vendredi 14 septembre 2007
samedi 8 septembre 2007
vendredi 7 septembre 2007
jeudi 6 septembre 2007

Notule Enregistrements, domaine public - XVII - Hugo WOLF, lieder - très vaste anthologie de la Hugo Wolf Society

Vous pouvez peut-être débuter la visite par ici, dans la présentation du lied chez Hugo Wolf :


Nous avions déjà proposé un récital de Lotte Lehmann pour l'illustrer (et quelques autres bricoles), suite à l'hésitation sur la liberté des droits de l'enregistrement Schwarzkopf/Furtwängler 1953 (en tout état de cause un peu maniéré, malgré sa belle adéquation stylistique).

Aujourd'hui, CSS vous propose les deux tiers de la très vaste anthologie de la Hugo Wolf Society, enregistrée par des chanteurs devenus légendaires entre 1931 et 1938 (et aujourd'hui toujours au catalogue d'EMI pour un prix modique).

Pour beaucoup d'entre eux, ces interprètes sont restés à la postérité comme des chanteurs wagnériens. Mais l'émission plus franche et nasale de l'époque leur permettait d'assurer également des récitals de lieder - avec certes moins de recherche expressive qu'aujourd'hui, mais avec néanmoins une véritable adéquation vocale.
Il faut rappeler ici que nous avions mis à disposition l'incroyable Erlkönig (ainsi que son très beau Meine Rose) de Frida Leider (entendre ici), Brünnhilde incontournable de son temps. Comme la voix sonne fraîche et proportionnée, presque étroite ! Et quelle diction, quel feu... aux antipodes de ce qu'a produit le répertoire wagnerien depuis le Neues Bayreuth.

Nous commentons bien entendu rapidement les enregistrements (en italique).

mercredi 5 septembre 2007
mardi 4 septembre 2007

Notule Avant-concert : introductions à la Damnation de Faust (Hector BERLIOZ)

Sur commande[1] , voici une esquisse de réponse à quelques questions posées, portant sur :

  1. La construction de l'oeuvre.
  2. La fidélité à Goethe et la fin modifiée.
  3. Opéra ou pas ?

Et bien sûr, au passage, les adaptations lyriques du mythe de Faust.

On en fait donc profiter les lecteurs de notre petit antre.

Notes

[1] ... puisqu'à Paris se prépare en ouverture de saison une version réunissant James Levine, Yvonne Naef, Marcelo Giordani et José van Dam.

lundi 3 septembre 2007

Notule Erratum : Musique libre de droits sur la Toile

Je m'aperçois, en utilisant ma propre contribution, de ce que j'ai commis une confusion en notant une adresse (une des plus riches) : il s'agit bien sûr du site américain Opera Today et non du site de critiques Classics Today . Erreur désormais rectifiée sur les deux supports : la page de CSS ; la page web autonome .…

lundi 3 septembre 2007
lundi 3 septembre 2007

Notule Georg BÜCHNER - Jakob Lenz (radiodiffusion)

Nous avions assez longuement décrit l'oeuvre de Wolfgang Rihm ; si vous désirez désormais entendre la pièce originale, France Culture la diffuse dimanche prochain à vingt heures (également écoutable via le Web et en rediffusion). [Cela dit, ces expériences radiophoniques sont souvent décevantes, et masquent…

vendredi 31 août 2007

Notule Al tradimento ! [le public du Met a disparu]

Petite question incidente : qu'est-ce qui peut empêcher le public du Met d'applaudir pendant la fin d'une oeuvre ?

Ah, bien sûr, vous nous direz certainement les deux dernières minutes du Götterdämmerung[1], où au terme de quinze heures de pérégrinations, l'univers ancien s'effondre pour, peut-être, laisser place au nouveau ; cette récapitulation grandiose mais pas moins sublime où s'entrelacent les leitmotivs qui courent sur plusieurs générations ; principe originel du rhin, walhalla en flammes, rédemption par l'amour s'énoncent simultanément tandis que le bûcher des époux flambe et que l'humanité bégayante contemple, stupide, sans comprendre ce qui se joue.
Et le monumental orchestre qui après avoir tant fanfaronné pendant cinq heures, s'éteint à la wagnérienne, dans la seule survivance de la résonance des bois.

Bien, trêve de rêverie. [2]

Notes

[1] Le Crépuscule des Dieux, de Richard Wagner.

[2] Kubelik le 8 mars 1974, avec Birgit Nilsson dont on reconnaît le legato admirable, la grâce infinie et surtout la diction merveilleuse. Si vous entendez les bois piano, seuls à conclure, vous pouvez vous dispenser d'un test d'audition chez un spécialiste, tout va pour le mieux chez vous. A propos, malgré la lourdeur de ces dernières mesures, l'ensemble de la soirée par Kubelik était incroyablement électrisante, d'une présence physique surprenante.

vendredi 31 août 2007

Notule Carnet d'écoutes - Franz SCHUBERT, Die Winterreise (en russe) - Boris Gmyria, Lev Ostrin

C'était là notre surprise, mais en vérifiant, la date de cet enregistrement insolite, certes jamais reporté en CD, il s'avère que nous avons affaire à une communication au public (voire à un enregistrement) en 1965.

Pour vous consoler et vous laisser imaginer, un extrait. Du coup, notre commentaire sera un peu pauvre, puisque nous avions essentiellement prévu une introduction à la mise à disposition de l'enregistrement, ce qui n'est pas tout à fait la même chose qu'un compte-rendu un peu complet...

Voix évidemment grasse, très homogène. Mais pas d'exagérations et/ou de placidité comme on aurait pu le craindre. Les tempi, globalement lents, sont parfois déroutants, comme cette marche dans la neige (Gute Nacht) qui se presse (sans doute les Russes savent-ils mieux ce que c'est que d'être ainsi incommodé...), ou cette girouette (Die Wetterfahne) figée.
Chose amusante, la différence dans la conception vocale de l'objet. Là où la tradition vocale est d'habitude faite de registres hétérogènes, dont l'opposition conditionne l'expressivité (en plus des nuances dynamiques), Boris Gmyria (basse) nous propose une voix comme assise sur un tronc unique d'où émergent des notes timbrées identiquement (et avec un ambitus dynamique relativement restreint). C'est particulièrement sensible dans le sillabando[1] de Rückblick, pris très lent, et où la voix reste totalement en place, sans jamais s'approcher d'une émission un peu plus allégée, plus mixte ou plus parlée.

Notes

[1] Autrement dit le débit rapide, "à la syllabe".

vendredi 31 août 2007

Notule Musique, domaine public - XV - Franz SCHUBERT, Die Winterreise - Hans Hotter, Michael Raucheisen (1943)

Dans l'attente d'une surprise pour les lecteurs de CSS, préparons le terrain. Voici une version intégrale du Winterreise de Schubert. Par Hans Hotter et Michael Raucheisen, enregistrés à la fin de l'année 1943 (septembre ou novembre, selon les sources).

Cette version, tout aussi célèbre que celle de 1955 chez Emi réunissant Hotter et Gerald Moore, est aussi plus intéressante.

Hotter y joue toujours, indéfectiblement, sur la séduction de son timbre, sur son attitude lassée, plus que sur le texte - pour cela, mieux vaut fréquenter Fischer-Dieskau dans son studio de 1962, ou sur le vif à Prades en 1955, également avec Moore. Mais dans cette version que nous proposons ici, la voix est dans ses meilleures années, sans le côté rond, élimé, presque grommelant qui s'installe peu à peu chez lui. Le piano de Raucheisen, moins homogène, dispose de plus de relief que Moore.
Surtout, cette lecture, un peu plus proche du texte, frappe par son ton halluciné. Certes, la diversité n'est guère au rendez-vous, mais cet homme hagard fascine réellement. On s'attache volontiers à ses pas, en tout cas, avec moins de lassitude que devant l'uniformité plus grise de 1955 (ici, la voix est presque irisée de reflets rosés !).

vendredi 31 août 2007
dimanche 26 août 2007
dimanche 26 août 2007

Notule Du nouveau

... dans l'interface. Vu la lourdeur qu'il y a à tenir l'index thématique à jour (il est toujours plus intéressant de proposer de nouvelles entrées), tentative d'utiliser la barre de droite (sous les archives) pour proposer des liens vers quelques sujets. A voir. La barre de gauche servant surtout à signaler des…

samedi 25 août 2007
samedi 25 août 2007

Notule Introduction à la tragédie lyrique - quels codes, quel but ?

On reproche souvent à la tragédie lyrique d’être stéréotypée, plutôt creuse musicalement, un répertoire où chaque pièce est la copie conforme de l’autre.
Il me semble que cette impression est souvent due à une méconnaissance du cahier des charges, des lois du genre qui n’obéissent pas à notre logique d’innovation et de personnalité, mais plutôt à la recherche de variations subtiles sur une esthétique commune à tous.




C’est pourquoi j’ai proposé ceci comme introduction à la tragédie lyrique (à partir de la vidéo d' Atys mis en scène par Villégier). C’est là une vulgate sommaire, mais doit être à peu près présente la nature de l’approche qui me semble la plus féconde pour faire aborder la tragédie lyrique aux sceptiques.[1]

Version brève et version longue - il y en a pour tous les goûts.

Notes

[1] Sans circonvolutions, ce sera en option.

vendredi 24 août 2007
vendredi 24 août 2007

Notule Les surprises du référencement

Bien sûr, on a parfois des positions d'autorité virtuelle effrayantes, comme cette troisième place pour la requête Die Schöne Müllerin . (Mais c'est Sylvie Eusèbe qui en porte la responsabilité, on la laisse se débrouiller en cas de réclamation.) Mais bien plus amusant, ceci . Qui pointe sur ce billet . C'est…

jeudi 23 août 2007

Notule Verbier héroïque

Chacun en a parlé, le festival de Verbier propose les vidéos de ses concerts de la saison. Au cas où vous auriez manqué l'information, des DVDs sont prévus, et l'ensemble des concerts devrait être disponible en ligne jusqu'à fin août. CSS s'est notamment attardé sur les mélodies de compositeurs suédois rares par von…

jeudi 23 août 2007

Notule Richard WAGNER - Die Walküre (La Walkyrie) - Rattle/Berlin, Aix-en-Provence 2007 (et l'esthétique éloquente de Braunschweig)

CSS a donc découvert cette production dont on avait fait tant de bruit. Jadis, nous avions été très séduits par le Rheingold de Baden-Baden (repris au Royal Albert Hall) où Simon Rattle dirigeait l'Orchestre de l'Age des Lumières. Un résultat sonore saisissant, d'une limpidité inouïe, d'où émergeaient l'éloquence lumineuse de Kate Royal (en Woglinde !) et la sobriété profonde de Willard White en Wotan.

Ici, le Philharmonique de Berlin est à l'oeuvre, et nous avons malheureusement manqué, l'an passé, le premier volet qui voyait Mireille Delunsch en Freia.

On évoque bien sûr l'interprétation musicale, mais d'abord les recettes théâtrales de Stéphane Braunschweig, qui ont plus que tout attiré notre attention - et expliqué notre présence devant un téléviseur.

lundi 20 août 2007

Notule Les concerts de CSS - I - Introduction aux formes lyriques intimistes

Un concert est prévu avec les forces de CSS.

Au programme, présentation de la forme lied (à une exception près), et introduction à l'écoute de quelques oeuvres. Certaines sont bien connues des lecteurs de CSS.




En attendant des choses consistantes, ceci peut toujours nourrir la conversation, puisque CSS a un peu préparé la question sur ces oeuvres (article ou pas).




On débutera par un hors-sujet un peu plus joyeux que le reste du programme :

dimanche 19 août 2007

Notule Enregistrements, domaine public - XIII - Gustav MAHLER, Das Lied von der Erde (Thorborg, Öhman, Schuricht, Concergebouw)

Tandis que nous préparons activement d'autres commentaires, voici, pour illustrer les notes suivantes :
=> Mahler, présentation de ''Das Lied von der Erde'' ;
=> Mahler, caractéristiques générales ;
=> Ecriture liederistique de Mahler,
voici donc un enregistrement du domaine public de l'oeuvre.

lundi 13 août 2007
lundi 13 août 2007
samedi 11 août 2007
samedi 11 août 2007
samedi 11 août 2007

Notule A la découverte du LIED, un mode d'emploi - VII - Hugo WOLF, 'le gris qui pense'

Notre série se poursuit sagement.

Nous passons sur les traductions en allemand de Dvořák et sur les lieder en norvégien de Grieg, parfois traduits en allemand eux aussi, sans quoi nous y passerions plus que notre jeunesse.

3.12. Hugo Wolf


3.12.1. Présentation

Hugo Wolf est, avec Schubert et Schumann, le troisième principal pilier des récitals de lied. A peu près aussi fréquent, on trouve aussi Mahler, mais qu'on pratique assez modérément en versions réduites pour piano et chant, et qui se trouve donc essentiellement comme complément de concerts symphoniques dans la répartition traditionnelle ouverture-concerto(iciavecvoix)-symphonie.
Wolf, qui, si l'on excepte son opéra Der Corregidor et son quatuor à cordes, a essentiellement écrit du lied, dispose avant toute chose d'une solide implantation dans le récitals germaniques.

On a longtemps patienté avant d'aborder ce compositeur, car il est à notre sens l'un des plus difficiles à caractériser. A cause de la variété des traitements musicaux, à cause de son langage musical retors, à cause de la responsabilité qu'il y a à présenter une pierre angulaire du genre.


3.12.2. Caractéristiques

En règle générale, on peut caractériser le langage de Wolf par une sorte de stylisation, voire d'abstraction.
Le langage musical affiche une fausse simplicité, dans des nuances de gris toujours un peu attristées, mais avec de nombreux accidents - ici un rythme légèrement modifié, là une harmonie qui n'avance pas, ici encore de discrètes syncopes... Alors que sa constitution semble simple à l'oreille, l'étude des partitions révèle un travail très précis sur la musique pure. Ce langage musical est ainsi doublement retors, parce qu'il affiche cette fausse simplicité en la reconnaissant comme telle, parfois aux confins de l'affectation. Un jeu très troublant.
Le traitement de la prosodie participe lui aussi de ce trouble, puisque Wolf demeure toujours sur le seuil, à la fois proche de la langue parlée, sans "musicalisation" du propos prosodique (contrairement à Reger ou, dans une certaine mesure, à Alma Schindler-Mahler), et dans des lignes mélodiques qui sont absolument dépourvues d'évidence, comme recréant un possible de la parole - mais un possible improbable.
samedi 11 août 2007

Notule Quelques raccourcis d’erreur sur la tragédie lyrique

[Oui, très joli génitif hébraïque, pas ostentatoire du tout, merci.]

Sur le très sympathique carnet d'une médiathèque française, où je vais lire de temps à autre, j'ai trouvé aujourd'hui quelques imprécisions parfois récurrentes sur la tragédie en musique.

Je me suis donc attaché à les rectifier gentiment en commentaire, et je me dis, après tout, qu'elles peuvent être utiles, sait-on jamais, à certains visiteurs de passage sur CSS.

Je ne citerai pas à cette occasion le carnet en question, le but n'est surtout pas de lui causer du tort, mais d'essayer de fournir les informations les moins erronées possible. D'autant plus que la synthèse sur le genre était une excellente idée, et bien structurée. Le propos portait essentiellement sur le modèle Lully/Quinault, mais au vu des petites confusions, je me permets de préciser au delà.

vendredi 10 août 2007

Notule Tout simplement

Vous souhaitez retrouver CSS ? Ce n'est pas compliqué, en fin de compte . (Requête reçue ce jour.)

vendredi 10 août 2007

Notule Ma rendi pur contento - mise en contexte, écoute et traduction - Vincenzo BELLINI, Pietro METASTASIO

A nouveau dans notre série "aide aux jeunes chanteurs désemparés" (mise en action il y a quelque temps pour ce morceau aussi...), voici toujours, à tout hasard, cette traduction d'une ariette de Bellini sur un texte de Métastase.




1. Texte et contexte

Texte franchement fade, dira-t-on, mais destiné à être inclus dans un drame, une des fameuses arie en deux strophes et huit vers.

En réalité, et on ne le souligne sans doute pas assez, comme on l'a vu dans nos précédentes considérations sur les sources des Métastase de Schubert, toujours fécondes à considérer pour le sens de l'ensemble et la démarche du compositeur, il s'agit ici d'un extrait de la tragédie Ipermestra - deux fois mises en musique par Pasquale Cafaro pour le San Carlo Naples, en 1751 et 1761 (chaque fois en décembre, d'ailleurs).

Il s'agit ici, bien sûr, de l'Hypermnestre fille de Danaos, et non celle fille de Thestios. L'aînée des Danaïdes, qui sauve son promis Lyncée, qui avait renoncé à consommer le mariage, du massacre. Déclarée innocente par la Cour convoquée par son père, elle règne finalement sur Argos avec Lyncée lorsque celui-ci a rempli sa vengeance ; mais ce ne sera pas la version retenue par Metastasio, lieto fine oblige.
En tout état de cause, le supplice du Tartare qui fait leur célébrité n'apparaît que dans les versions tardives du mythe.

Parmi les auteurs qui ont traité le sujet (Eschyle dans le Suppliantes, Hygin, Nonnos de Panopolis, Ovide dans les Héroïdes, Strabon...), Métastase se réfère explicitement à la très commode Bibliothèque Apollodore, en la citant dans son bref argument précédant le drame.

Voici ce qu'en dit le deuxième livre de la Bibliothèque (1,5) :

jeudi 9 août 2007

Notule Mise à jour

Dans le survol schrekerien , quelques mots sur Eva Marton dans Vom Ewigen Leben (traduit d'après Whitman). [Voir au début de l'entrée 6.]

jeudi 9 août 2007

Notule [liens] Les sites consacrés aux partitions gratuites (et aux meilleurs revendeurs)

Découverte il y a quelques mois du site de Nicolas Sceaux, largement consacré à la tragédie lyrique et l'opéra seria . On y trouve, réalisées par ses soins, des copies manuelles des partitions intégrales d' Armide et Psyché de Lully, de Giulio Cesare de Haendel...

L'occasion de faire un point sur les sites proposant des partitions gratuites (et sur les meilleurs revendeurs payants). Car on se trouve bien souvent face à des doses homéopathiques de partitions, redondantes, célébrissimes, ou face à des annuaires d'annuaires. Le fruit de plusieurs années de guet sur la Toile...

Il va de soi que toutes les adresses proposées sont respectueuses de la propriété intellectuelle, c'est ce qui fait tout leur intérêt.

Lien aisément mémorisable pour retrouver ou lier l'article :
http://piloris.free.fr/partitions.html .

jeudi 9 août 2007

Notule Pour information II

... à ceux qui parcourent cette section Musique, domaine public (bis). On a publié dans la section astuces un billet qui reprend les principaux sites de partitions en libre accès.

mercredi 8 août 2007
mercredi 8 août 2007

Notule Musique légale en libre accès sur la Toile - les sites incontournables

La Toile constitue un formidable vecteur de diffusion de musique libre de droits - donc largement « classique » - mais il convient de s'y retrouver. [1]

C'est pourquoi Carnets sur sol a aujourd'hui choisi de partager son escarcelle, en offrant des liens sélectionnés (un minimum de fichiers par site) et classés.

On ne propose bien sûr ici que des sites légaux, soit que les ayants droit aient souhaité en tolérer la diffusion (cas des sites personnels ; ou des archives radio qui rémunèrent les artistes), soit que les enregistrements (compositeur, auteur, interprètes) soient tombés dans le domaine public.

La liste peut être amenée à s'élargir, évidemment.


Pour citer ou visiter cette liste, il sera plus commode d'employer cet adresse aisée à retenir :
http://piloris.free.fr/musique.html (et, pour sa version actualisée : http://musicontempo.free.fr/musique.html) .

Notes

[1] Si vous saviez le nombre de requêtes que certains sites musicaux - pas trop CSS - reçoivent sur : "free music mp3 gratuit musique gratuite gratis télécharger download"...

mercredi 8 août 2007

Notule Pour information

... à ceux qui parcourent cette section Musique, domaine public . Une vaste liste classée de sites autour de ce thème a été publiée dans la section astuces .

mardi 7 août 2007

Notule Quatuor QUIROGA sur France Musique[s] - (Schubert, Bartók, Webern, Bolens)

Ce jour à quinze heures, France Musique[s] diffuse un concert donné dans le cadre de Pro Quartet, avec le quatuor Quiroga, deuxième prix du Concours de Bordeaux et prix de la presse - celui qui nous avait le plus séduit ici.

Etant donné qu'ils ne disposent pas encore d'un site, il s'agit là d'une belle occasion d'entendre leur talent, surtout que le programme est original et ambitieux. [Ce goût de la musique contemporaine (rendue limpide) et des chemins peu balisés n'est pas pour rien dans la sympathie qu'on peut leur porter, en comparaison du 'grand répertoire' certes magnifié par les Atrium, premier prix.]

Programme :

lundi 6 août 2007

Notule Carnets sur sol - Tribune libre

La nature même du support carnet - un sujet qui nous occupe depuis longtemps, sans que nous l'ayons jamais abordé frontalement - implique, en plus de ses avantages, plusieurs biais. Parmi ceux-ci, l'illusion d'optique sur les sujets abordés, ou encore la fermeture des thématiques (on ne peut échanger que s'il existe…

lundi 6 août 2007
lundi 6 août 2007
jeudi 2 août 2007

Notule France Musique[s] l’été

Je vous laisse juge de la préparation et de l’intérêt de la présentation du concert d’hier après-midi.

Sans commentaire, ni sur le contenu, ni sur l’attitude de présentation, ni sur la façon de découvrir son texte.

Deux minutes plus tard, après énumération des derniers grands rôles de la dame, le festival continue avec la même virtuosité :

mercredi 1 août 2007

Notule Le quatuor MATANGI

Quatuor éliminé au premier tour du Concours de Bordeaux, mais qui nous avait fort impressionné par ses progrès phénoménaux depuis sa précédente présence en 2003.

On trouve précisément en ligne (et librement) le quatuor Op.12 de Mendelssohn qu'ils ont joué cette année. Couplé avec le quatuor de Verdi.

Vous pourrez ainsi juger de la beauté magnétique du son, à la fois doux et ferme, et du raffinement extrême des phrasés. Une des plus belles choses qu'on ait entendues dans le répertoire du quatuor, et particulièrement impressionnant pour une oeuvre (contrairement à l'opus 80) qui demande toute de même à être servie avec beaucoup de présence pour rendre sa juste mesure. Elégance et émotion semblent versées d'un même trait.