Les concerts de CSS - I - Introduction aux formes lyriques intimistes
Un concert est prévu avec les forces de CSS.
Au programme, présentation de la forme lied (à une exception près), et introduction à l'écoute de quelques oeuvres. Certaines sont bien connues des lecteurs de CSS.
En attendant des choses consistantes, ceci peut toujours nourrir la conversation, puisque CSS a un peu préparé la question sur ces oeuvres (article ou pas).
On débutera par un hors-sujet un peu plus joyeux que le reste du programme :
Jean-Baptiste LULLY
=> Phaëton. Intégralité du rôle d'Epaphus.
Gabriel FAURE
=> Les Berceaux
=> Le Secret
=> Clair de Lune
Joseph-Guy ROPARTZ
=> Quatre poèmes de l' Intermezzo de Heine. (cycle complet, avec prélude et postlude)
(On convoquera bien évidemment Schumann pour expliciter les choix de la mise en musique de Ropartz. Et, pour le versant purement musical, Parsifal de Wagner et le Via Crucis de Liszt.)
Franz SCHUBERT : lieder insolites (liste variable selon le chemin que prendra la présentation)
Récitatif :
=> Die Nacht d'après Ossian
Le principe de transposition :
=> Deux versions de Ihr Bild (Heine)
Allusions à d'autres genres :
=> Eine altschottische Ballade (Herder)
=> An die Leier
Et éventuellement deux miniatures bien connues mais toujours roboratives :
=> Seligkeit
=> Wiegenlied D.498
(Oui, vous attendiez les Walter Scott et les Métastase, mais ce sera pour une autre fois.)
Et tout de même une bouffée de décadents pour le plaisir :
Décadent rétrograde :
Max REGER
=> Winterahnung Op.4 n°3
Décadent novateur :
Alma SCHINDLER-MAHLER
=> Die stille Stadt (Dehmel, 1910)
=> Laue Sommernacht (Dehmel, 1910)
Et éventuellement, si le temps nous en est laissé, Ekstase (Birbaum, 1924)
Un peu de propagande, en effet, puisque ces deux corpus sont, avec Schubert, ceux qui nous mettent le plus en joie, sur CSS.
Evidemment, programme très décousu qui se veut une introduction, une mise en appétit.
Distribution :
Baryton : DLM
Piano : DLM
Tourneur de pages : Lutin DLM I
Assistance technique : Lutin DLM II
Secrétaire personnel : Lutin DLM III
Écrit par DavidLeMarrec , dans Lutin Chamber Orchestra, Alma Schindler-Mahler
Le public est confortablement installé, il parcourt le programme d'un oeil distrait, s'interrompt dans sa lecture des intentions du metteur en scène pour regarder la nouvelle publicité Givenchy, reprend sa lecture, est interrompu par une bande de retardataires qui le font se lever pour qu'ils puissent accéder à leur place, il discute avec son voisin qui s'interroge sur les dernières rumeurs sur les interprêtes, se recale dans son fauteuil en regrettant de ne pas avoir mieux choisi l'endroit pour le petit en-cas d'avant-spectacle, car c'était très moyen. Il revérifie que son téléphone portable est bien éteint. Il ne semble pas y avoir d'annnonce avant spectacle, donc pas de mauvaises nouvelles d'annulations, tout s'annonce pour le mieux vu le pedigree des musiciens annoncés.
Et enfin, après le quart d'heure de retard conventionnel, les lumières de la salle déclinent et l'obscurité se fait. Ca va commencer...