Parcouru cet ouvrage
Écrit par DavidLeMarrec , dans Pédagogique, Glottologie
Parcouru cet ouvrage
Écrit par DavidLeMarrec , dans Pédagogique, Glottologie
Des résultats du Blind Test . Où l'on s'aperçoit qu'une actrice toujours considérée comme actuelle chantait dans le style de Maggie Teyte, Victoria de los Ángeles ou Géori Boué.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance

Qui a dit que l'Humanité ne tendait pas vers le progrès ? Après l'amusant (mais rigide, poussiéreux et peu informatif) guide-pamphlet de l'abbé Louis Beethléem, Romans à lire et romans à proscrire, célèbre pour avoir érigé la moralité au rang d'esthétique (et par contre-coup rendu tous les écrivains un peu intéressants absolument infréquentables), voici le même principe, mais appliqué à la production cinématographique, Blue-Ray inclus, et disponible gratuitement en ligne.
Rien que le titre est une émotion : http://www.decentfilms.com/ .
Pourtant,
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Littérature, Vaste monde et gentils, Théâtre filmé (et autres cinémas)
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Poésie, lied & lieder, Théâtre filmé (et autres cinémas), Musique romantique et postromantique — 18 indiscrets
Sur le même modèle que Dido and Aeneas de Purcell (mais représenté un an plus tôt que Purcell, en 1683), un masque nourri des formes de la tragédie en musique française, avec son Prologue allégorique, ses actes en lieux divers, ses dieux rencontrant les mortels, ses divertissements choraux et dansés... Le choeur final est d'ailleurs conçu exactement sur le même patron que celui de Didon - et plus beau encore, selon mon sentiment.
La forme très courte oblige Blow (également librettiste, un cas assez exceptionnel avant le XXe siècle) à ne pas montrer les pivots essentiels de l'action, que connaissent tous les spectateurs, et à les laisser imaginer ce qui se passe entre les actes. Ainsi la rencontre comme la blessure d'Adonis ne sont pas racontées, mais seulement leurs conséquences (sur l'acte I et sur l'acte III). Cette représentation elliptique est réellement originale à l'opéra, et même en allant regarder du côté du vingtième siècle !
Au demeurant, le livret lorgne ouvertement vers des contrées comiques, avec la gouaille des chasseurs à l'acte I et la leçon des cupidons à l'acte II. Là aussi, même dans les premières tragédies lyriques où les scènes comiques étaient tout à fait admises, on a rarement vu avant Meyerbeer (avant de devenir plus commun au XXe siècle) des oeuvres de type "sérieux" qui utilisent des séquences humoristiques qui "dégradent" leurs personnages principaux. Or, ici, Cupidon et même Adonis ne sont pas présentés avec toute la révérence qu'on pourrait attendre.
Même chose, la très belle mort d'Adonis n'est pas si solennelle.
Musicalement, l'oeuvre est moins inégale que celle de Purcell : elle n'atteint jamais ses plus hautes cîmes, mais son intérêt est constant et sa musique toujours très soignée, sans les récitatifs ou divertissements un peu plats de Dido. Le livret étant de surcroît très concis, on s'amuse beaucoup (sans perdre tout à fait son sérieux).
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Écrit par DavidLeMarrec , dans Baroque français et tragédie lyrique
Un opéra dont on parle trop peu. Il est vrai que la seule version discographique, celle de Charles Groves en 1974, a longtemps été indisponible avant une récente réédition par EMI.
Musique très consonante, assez éloquente. On pourrait la rapproche de ce qu'on appelle le type "musique de film", mais au meilleur sens du terme : une certaine façon très agréable de flatter l'auditeur, mais sans superficialité de procédé. Au demeurant, le débit verbal est très fluide et même assez rapide, avec un texte en prose qui défile très vite, et fait la part belle aux ensembles (quintette de la fin de l'acte I, par exemple), souvent avec surimpression sur des choeurs d'esclaves (qui sonnent assez "hymne britannique").
L'oeuvre culmine dans la cérémonie vaudou
Écrit par DavidLeMarrec , dans Opéras des écoles du vingtième siècle — 2 indiscrets
Vous avez toujours désiré : Une version alternative du Trio de Tchaïkovsky chez un label australien d'excellence ? Etablir des parallèles loufoques avec le Trio Op.15 de Smetana ? Trouver dans le commerce une version de référence de l 'Introduction et Allegro de Ravel, si possible à Marlboro ? Mettre la main sur une…
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance
De façon tout à fait subjective bien sûr, une sélection de symphonies que je trouve particulièrement enthousiasmantes. Bien sûr, ce n'est une garantie de rien du tout, mais si cela peut attirer l'attention sur des pièces spécifiquement intéressantes et consciencieusement peu données... Les plus célèbres peuvent servir d'étalon pour les lecteurs les plus récents.
La double astérique indique les oeuvres qui m'enthousiasment sans réserve, l'astérique simple indique les symphonies qui (me) sont particulièrement notables chez un compositeur.
Une présentation globale de ces titres est en cours dans les ateliers de CSS. Certains figurent déjà dans ces pages, et vous pouvez les retrouver par la boîte de recherche à droite (ou en saisissant « Carnets sur sol Untel » dans un moteur de recherche généraliste).
Liste :
Écrit par DavidLeMarrec , dans Domaine symphonique, Goblin Awards, Sélection Lutins & Putti d'incarnat — 57 indiscrets
Renseignement pris, quelques précisions apportées sur l'arrangement d'Olivier Schmitt pour le Paradis Perdu de Théodore Dubois, tout récemment recréé à Montpellier, et commenté sur CSS.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance
A voir dans les jours prochains sur le site d'Arte (ou par les rediffusions jusqu'au milieu du mois), un bref format graphique dans le genre de ceux qui ont fait la gloire de cette chaîne.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Vaste monde et gentils
Trouvé tout à fait par hasard, cette liste pleine d'approximations, mais furieusement amusante. La réponse à l'antique question : Pourquoi sont-ils aussi méchants (avec nous) ?
Écrit par DavidLeMarrec , dans Vaste monde et gentils
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux
1. Emplacement historique Je suis frappé, en écoutant avec délices Le Paradis Perdu de Théodore Dubois, de la parenté avec, certes, sa manière bienveillante habituelle (voir la description du Quintette pour piano, hautbois et cordes ), mais aussi avec L'Enfance du Christ d'Hector Berlioz. Un des - nombreux - moments…
Écrit par DavidLeMarrec , dans Discourir, Domaine religieux et ecclésiastique, Opéra romantique français et Grand Opéra, Saison 2010-2011 — 3 indiscrets
... ouvert sur les plus beaux récitatifs (on peut y accéder directement par la colonne de droite), puisque la série est amenée à s'étendre et à traverser les styles.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance
Suite de notre petite balade dans les récitatifs marquants du répertoire.
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Extrait de la dixième tragédie en musique (sur treize achevées) de Lully, on y trouve ses plus beaux récitatifs. La seule version de l'oeuvre, le disque Minkowski chez Erato (très recommandable) est actuellement épuisée. Au passage, Libye y est tenue par Véronique Gens (dont c'est l'un des meilleurs emplois, ce qui n'est pas peu dire), et Epaphus incarné par Gérard Théruel, un des plus grands barytons du vingtième siècle, dont on reparlera prochainement.
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Libye va devoir épouser Phaëton pour des raisons politiques, alors que celui-ci, seulement épris de sa gloire, abandonne sa fiancée Théone et brise le tendre couple Libye / Epaphus.
Ces jeunes amoureux sont parmi les figures les plus touchantes de toute la tragédie : le rôle-titre et haute-contre, habituellement un personnage positif, détruit ici les espoirs de ces personnages secondaires fragiles, innocents et attachants. Plus épais psychologiquement que les amoureux habituels de ce répertoire, aussi.
On rencontre trois fois Epaphus dans l'oeuvre : deux fois pour un duo d'amour désespéré avec Libye (actes II et V, aussi bouleversants l'un que l'autre), et un duo d'affrontement avec Phaëton à l'acte III, qui motive la démesure supplémentaire et la chute de celui-ci.
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Le naturel extrême de la déclamation (fondé sur des mesures dont les mètres sont très changeants), sa grande inspiration mélodique, l'ampleur sans grandiloquence du geste musical, le pathétique très attachant des personnages, la beauté des couleurs harmoniques (parmi les plus raffinées de tout Lully), la variété des carrures rythmiques bondissantes, le sens inexorable de la progression dramatique, les sommets contenus dans les duos qui terminent chaque entretien... tout cela témoigne combien Lully a ici livré sa meilleure inspiration, et l'un des moments les plus élevés de toute son oeuvre.
Par la même occasion, ces deux scènes constituent également un sommet de l'histoire du récitatif français.
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La première rencontre :
La seconde :
Écrit par DavidLeMarrec , dans Oeuvres, Genres, Lutin Chamber Orchestra, Baroque français et tragédie lyrique, Les plus beaux récitatifs — 2 indiscrets
De même que pour la réputation mitigée de l'alto, on entend souvent courir des bruits sur les cuivres. Il paraît que les instrumentistes, en particulier au cor mais aussi à la trompette, seraient particulièrement nerveux les soirs de concert.
Pourquoi diable ?
Il semblerait qu'on aurait trouvé une explication :
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Théâtre filmé (et autres cinémas), Citations passantes, Comédie musicale — 4 indiscrets
Juste un petit mot pour faire la promotion de ce jeune quatuor, Prix de la Presse au Concours de Bordeaux (ex-Evian). On peut entendre sur leur site un quatrième mouvement du Quatrième Quatuor de Zemlinsky (pourtant pas le meilleur !) proprement hallucinant, tant chaque ondoiement est parfaitement individualisé. La…
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Quatuor à cordes
En lisant un certain nombre de partitions de musicals des années 30 à 50, en parallèle avec d'autres des années 80 à 2000, je note un certain nombre de choses qui ne sont pas forcément évidentes à la seule écoute. La comparaison entre Fain et Schwartz est particulièrement édifiante.
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1) Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la complexité d'écriture a considérablement augmenté,
Écrit par DavidLeMarrec , dans Discourir, Oeuvres, Comédie musicale — 4 indiscrets
(Partition et extrait sonore ci-après.)
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Nouvel extrait sonore (mars 2015, il m'a fallu un peu de temps pour le découpage), cette fois accompagné au piano par meilleur pianiste que moi-même, ce qui libère à la fois le piano lui-même et la glotte aux mains libres.
Pour le récitatif initial, j'ai conservé le texte de Michel Delines (Mikhaïl Ashkinasi) publié chez Mackar & Noël, un peu trop distant du texte original dans l'air que j'ai donc récrit, mais remarquablement inspiré dans le récitatif ("Et nuit et jour les jeunes sybarites / Adoraient la Vénus moscovite").
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S'écartant un tout petit peu du lied, on propose aujourd'hui, à la suite d'un raisonnement qui sera prochainement exposé dans une notule sur les versions traduites de la Dame de Pique et Eugène Onéguine (tchèque, allemand, anglais, français), une version française chantable de la ballade du comte Tomski. Les versions françaises existantes s'éloignent un peu du texte, en gomment certains aspects, ajoutent des notions (notamment religieuses) qui en sont absentes.
Ici, à l'exception de "Saint-Germain se tut" qui remplace "Saint-Germain n'était pas un couard" (parce que sur peu de syllabes, "était brave" sonne étrangement en français, on voit bien pourquoi...), la traduction est réellement proche, quasiment vers à vers, de l'original russe à partir duquel je l'ai réalisée.
En vers, comme d'habitude, pour préserver une certaine musicalité. Et comme de coutume, la régularité du mètre n'étant pas possible sauf à saccager la prosodie et les rythmes originaux, l'unité du vers se fait par la rime et non par le rythme - ce qui est contraire à l'essence de la poésie parlée mais se fond assez bien dans la poésie chantée lorsque la forme est complexe, comme c'est le plus souvent le cas à l'opéra.
Les modifications rythmiques sont extrêmement marginales (deux, il me semble), et reprennent des carrures que Tchaïkovsky use également selon sa prosodie. On se retrouve ainsi avec [ noire pointée / croche ], au lieu [ noire / croche / croche ], deux configurations que le compositeur utilise dans la ballade aux mêmes endroits, selon ses besoins.
On peut donc aussi réclamer une certaine fidélité musicale - supérieure à celle de la version française de Michel Delines dont on parlera, et qui se révèle plus libérale sur les ajustements.
J'ai aussi tâché de conserver la mise en valeur certaines pointes, ce qui n'était pas toujours facile : la rime embrassée pour "hasard" / "Mozart" impose une distance trop longue pour le débit chanté (l'auditeur a oublié la rime annoncée trois vers plus tôt), mais il était compliqué, vu la succession des événements employés dans le quatrain, de placer "hasard" plus loin. J'y travaille néanmoins, et un certain nombre de ces détails seront prochainement améliorés si des solutions sont trouvées.
Le décalage (un rejet, en fait) dans le vers précédant les deux grandes prises de parole de la Comtesse et de Saint-Germain est présent dans le texte russe. Je l'ai respecté, mais je ne suis vraiment pas certain que ce soit bien joli. C'est l'un des sujets prévus lors de la révision.
Enfin, "trois cartes" ne s'ajustant pas toujours parfaitement à ce qui précède ou suit, j'ai modifié quelquefois l'une des répétitions. Je laisse toutefois cette question à la discrétion de l'interprète : il faut que cela soit harmonieux et confortable. Si l'on ne sent pas bien cette petite brisure, autant conserver trois fois le même syntagme.
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Tiré de l'acte I de la Dame de Pique, donc.
La traduction n'est pas complètement vers à vers ni littérale, bien sûr, mais je confronte les deux textes à titre indicatif.
Je reprécise également que cette traduction n'est pas conçue pour être lue mais pour être chantée, ce qui change considérablement les choses lors de sa conception. Après test, sans avoir la saveur du russe, elle me paraît fonctionner dans ce cadre. (Mais les avis divergents sont bien sûr autorisés.)
ОднаждÑ‹ в Ð’еÑ€сале au jеu de lа Reine
« Vénus moscovite » пÑ€оигÑ€аласÑŒ доÑ‚ла.
Ð’ числе пÑ€иглашённых бÑ‹л гÑ€аÑ„ Сен-ЖеÑ€мен ;
следя за игÑ€ой, он слыхал, как она
шепÑ‚ала в Ñ€азгаÑ€е азарта :
« О боже ! о боже !
о боже, я всÑ‘ бÑ‹ могла отыгÑ€ать,
когда бÑ‹ Ñ…ваÑ‚ило посÑ‚авить опять
три карты, три карты, три карты ! »
ГраÑ„, вÑ‹бÑ€ав удачно минуту, когда
покинув укÑ€адкой госÑ‚ей полнÑ‹й зал,
кÑ€асавица молча сидела одна,
влÑŽблÑ‘нно над ухом еÑ‘ пÑ€ошепÑ‚ал
слова, слаще звуков Моцарта :
« ГраÑ„иня, гÑ€аÑ„иня,
гÑ€аÑ„иня, ценой одного rendez-vous
Ñ…оÑ‚иÑ‚е, пожалуй, я вам назову
три карты, три карты, три карты? »
ГраÑ„иня вспÑ‹лила : « Как смеёте вÑ‹?! »
Но гÑ€аÑ„ бÑ‹л не трус. И когда чеÑ€ез денÑŒ
кÑ€асавица снова явиласÑŒ, увÑ‹,
без гÑ€оша в каÑ€мане, au jеu de lа Reine
она уже знала три карты...
Их смело посÑ‚авив одну за другой,
веÑ€нула своÑ‘... но какоÑŽ ценой !
О карты, о карты, о карты !
Раз мужу Ñ‚е карты она назвала,
в другой Ñ€аз иÑ… ÑŽнÑ‹й кÑ€асавец узнал.
Но в эту же ночь, лишь осÑ‚аласÑŒ одна,
к ней пÑ€изÑ€ак явился и гÑ€озно сказал :
« Получишь смертелÑŒнÑ‹й удаÑ€ ты
оÑ‚ третьего, кÑ‚о, пÑ‹лко, страсÑ‚но лÑŽбя,
пÑ€идёт, чтобÑ‹ силой узнать оÑ‚ Ñ‚ебя
Ñ€и карты, три карты, три карты,
три карты ! »Un jour, à Versailles, au jeu de la Reine,
Vénus Moscovite a perdu tout son bien.
Parmi les invités le Comte Saint-Germain
L'entend murmurer dans sa peine,
Priant, ces mots qui ne coûtent trop rien :
« Ô Dieu puissant... ô Dieu puissant...
Mon Dieu, tout le prix de ce bien que je perds,
Je puis le sauver si pour couvrir j'acquiers
Trois cartes, trois cartes, trois cartes ! »
Le Comte, pendant qu'à la table on écarte,
Trouvant sa Vénus bénit le hasard
Et seul, sans témoin, abordant sa rebelle,
Murmure tout bas, à la belle
Soufflant ces mots aussi doux que Mozart :
« Comtesse ! Comtesse !
Comtesse, pour prix d'un discret rendez-vous,
Demandez sans crainte que je vous avoue...
Les cartes, trois cartes, trois cartes ! »
La belle fulmina « Comment, vous osez ! »
Saint-Germain se tut. Mais un jour à l'entracte,
La jeune Comtesse, ruinée par les dés,
Apparaît encor au Jeu de la Reine
Et savait déjà les trois cartes...
La belle mise alors, très sûre elle enchérit
Et regagne ainsi tout son bien... à quel prix !
Ô cartes ! ô cartes ! les cartes !
Par vanité cite à son mari leur nom,
Et tendre à l'amant, lui révèle leur don,
La nuit, rêvant seule, un fantôme sévère,
Paraît devant elle et dit en suaire :
« Un homme informé de ton pacte,
Un homme embrasé d'un furieux amour
Viendra t'arracher au prix de tes jours
Les cartes, trois cartes, trois cartes !
Trois cartes ! »
Voici donc la partition et l'extrait sonore :
Écrit par DavidLeMarrec , dans Langue, Lutin Chamber Orchestra, Opéra russe, Projet lied français — 2 indiscrets
La portion des nations qui représentent l'opéra avec une certaine diversité des oeuvres (périodes, langues, styles...), on l'a déjà souligné ici, est très restreinte. Le phénomène se limite essentiellement à l'Europe occidentale : Allemagne en tout premier lieu (le lieu le plus lyrique et le plus original du monde), Suisse, Pays-Bas, Autriche, Finlande, Suède, Danemark, Norvège, France, Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Royaume-Uni.
Ensuite, on voit certes bien plus large que dans les pays où l'opéra n'est pas une tradition (et où l'on ne joue que les Mozart, Rossini et Verdi célèbres, même dans un pays aussi proche que la Turquie), mais on se limite souvent à un répertoire plus local, en particulier dans les pays slaves (+ Hongrie et Roumanie), ou alors à un répertoire assez grand public et pas très renouvelé, comme en Amérique du Nord.
Parmi les pays de tradition lyrique, donc, ceux qui qui innovent sont une minorité ; et parmi ceux-là, ceux qui ont adopté une démarche créatrice façon Regietheater [1] vis-à-vis de la mise en scène sont plus réduits encore, même si le phénomène s'étend.
Les pays germaniques, le Bénélux, la Scandinavie, la France, l'Italie, à présent l'Espagne, et de plus en plus la Russie (qui n'était pas dans le groupe du répertoire le plus original, tandis que le le Royaume-Uni se caractérise plutôt par des mises en scène assez respectueuses et traditionnelles - mais souvent de haut niveau pour Covent Garden). L'Allemagne est le seul pays où il est quelquefois difficile dans les grandes capitales culturelles de voir une mise en scène respectueuse... Mais dans les petites villes de province, très souvent dotées d'un Opéra (avec une programmation audacieuse et souvent de meilleur niveau d'exécution que dans les capitales environnantes, Paris compris), la norme est bien davantage le conservatisme absolu en matière de mise en scène.
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Le phénomène de relecture radicale des oeuvres reste donc assez marginal, en quantité (chacun des pays nommés conservant une large part de mises en scène traditionnelles, au moins sur les petites scènes). Leur plus-value est discutable, dans la mesure où elles rendent l'oeuvre, en déformant la lettre du livret, et même l'intrigue, plus difficile d'accès aux candides (contrairement à ce qu'elles prétendent) ; et surtout, leur apport se trouve essentiellement dans la direction d'acteurs (souvent bien plus fouillée), qui peut aussi bien être utilisée dans un décor traditionnel.
En ce qui me concerne, j'accepte beaucoup (aussi bien le kitsch poussiéreux que le dynamitage méchant), si la direction d'acteurs permet de faire sens. Mais l'idéal reste, de mon point de vue, une mise en scène qui ne soit pas en contradiction avec le livret (sinon, je ne suis pas contre la modification pure et simple du livret, mais qu'on soit cohérent), et si possible agréable à l'oeil : donc pas trop littérale et chargée, mais en contexte si possible.
Sur ce chapitre, chacun ses goûts et je ne vais pas m'y étendre. On peut se reporter à cette notule pour une exposition des trois paramètres principaux de réussite d'une mise en scène, et pour une vidéo illustrative des goûts marresques.
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A titre indicatif, on les rappelle :
1) Le plaisir esthétique auquel les néophytes et les conservateurs la réduisent parfois, la « mise en décors », le fait que le plateau soit agréable à contempler.
2) L'animation du plateau, le fait que la direction d'acteurs ne laisse pas de place à l'ennui, rende la pièce vivante et fasse sentir la différence avec une lecture pour le théâtre parlé et une version de concert pour le théâtre chanté.
3) Le sens apporté par les choix du metteur en scène, qui éclairent d'une façon subtile ou inédite l'explicite écrit par le dramaturge ou le librettiste.
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Pour être clair, voici un classement (totalement indicatif et empirique) des types de mises en scène. Bien entendu, les frontières sont poreuses, mes définitions parfois contestables, et surtout chez un même metteur en scène, on peut varier de catégorie d'une oeuvre à l'autre ! Lorsque je ne cite le metteur en scène que pour certaines productions isolées, je le précise.
A. Littéral conservateur
Décors exacts, riches si possibles (robes larges, mobilier de style, velours, dorures, bibelots), qui doivent porter une partie de l'émotion par le seul visuel (on applaudit encore quelquefois les décors dans les productions grand public), faire voyager. Direction d'acteurs pauvre : les artistes sont en front de scène, ne bougent pas pendant leur air, ne font pas plus que ce qui est inscrit dans le livret (voire moins). Le seul type de mise en scène qui existait avant les années soixante-dix.
Type Strehler, Schenk, Del Monaco, Stein, Zeffirelli...
B. Traditionnel inventif
Décors exacts, mais le soin se porte sur la direction d'acteurs, et le but est l'efficacité théâtrale, ce qui peut inclure ponctuellement des audaces, des imprévus ou du second degré. On pourrait inclure dans cette catégorie les transpositions mineures - c'est-à-dire les transpositions dans un univers qui paraît également distant au spectateur d'aujourd'hui : La Clémence de Titus au XVIIIe siècle, les Contes d'Hoffmann dans le Paris de 1900, etc.
Type McVicar, Hytner, Sharon Thomas, Savary, Dunlop, Lehnhoff (Frosch, Elektra), Jourdan (Dinorah, Noé), Mussbach (Arabella), Villégier, Marelli...
C. Epuré
Le cadre contexte et spatio-temporel est gommé : peu de décors, on laisse l'action dans une époque indéterminée (éventuellement plus proche du présent que celle du livret) et en se concentrant (en principe, car tout le monde ne le fait pas !) sur la direction d'acteurs.
Type Frigeni, Braunschweig, Decker... ou plus idiosyncrasique, Freyer et Wilson, à cheval avec la catégorie suivante.
D. Transpositeurs / Novateurs
On change le cadre de l'histoire, on en modifie des détails, des dispositifs, mais sans changer le propos.
Type Kupfer, Guth, Fura del Baus, Bieito, Wieler & Morabito, Kušej, Freyer, Wilson... (les deux derniers entrant aussi dans la caégorie "épure")
E. Regietheater versant dynamiteur :
On déforme l'oeuvre telle qu'elle est écrite pour faire passer des messages ou raconter sa propre histoire.
Type Alden (Rinaldo), Konwitschny, Warlikowski, Schligensief, Tcherniakov, Neuenfels...
On trouve des choses réellement intéressantes dans les cinq catégories, même si, à mon sens, les trois centrales sont dans l'écrasante majorité des cas plus efficaces que les deux autres sur le plan théâtral.
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[1] On appelle Regietheater, dans le milieu lyrique, les productions où le metteur en scène est tout-puissant et transpose le cadre de l'oeuvre, modifie l'intrigue, introduit des éléments subversifs, impose éventuellement des changements à la partition. Le phénomène est stimulant, mais souvent excessif et très contesté par le public - très minoritairement intéressé, concernant surtout les amateurs de théâtre "moderne", qui ne sont vraiment pas la majorité à l'Opéra.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Discourir, Pédagogique, Opéra russe — 5 indiscrets
En se baladant sur la Toile, un commando korrigan a fait une jolie trouvaille. Une notule avec extraits de partitions et extraits sonores, très accessible, et qui s'intéresse notamment à la mis en perspective historique des interprétations, au lien entre les oeuvres et leur contexte de création - sans prendre le moins…
Écrit par DavidLeMarrec , dans Vaste monde et gentils
Les lutins ont déjà proclamé leur violente tendresse pour les premières Symphonies de Carl Nielsen. Ces oeuvres, à défaut d'être données au concert en France, ont vécu une intense fortune discographique ces dernières années - un guide discographique est en préparation.
Mais quelle ne fut pas ma surprise en découvrant, au détour d'une vérification de routine pour constater si l'on trouvait enfin une vidéo de symphonies de Nielsen hors des 4 et 5... une version de la Première (la plus négligée de toutes) qui surpasse toute les autres à mon goût, en tout cas pour son premier mouvement, l'un des plus beaux de tout Nielsen.
Et pourtant... il ne s'agit que de l'orchestre du lycée Saint-Anne à Valby (une portion de Copenhague). Qui accueille, certes, des étudiants plus âgés et extérieurs à l'établissement. Mais tout de même...

Je suis effaré par la lisibilité, le feu, la logique structurelle (que j'entends mieux ici, même sans l'image, que n'importe où ailleurs)... Pourtant, instrumentalement, quoique fort bons, ce n'est pas parfait, pas du niveau d'un orchestre professionnel.
Ne vous laissez pas abuser par l'entrée en matière brouillonne (aussi bien pour la mise en place que pour la justesse), ça ne dure que quelques mesures.
(Les autres mouvements se trouvent sur la chaîne de l'orchestre, à la suite de celui-ci.)
Comment cela est-il possible ?
J'y vois plusieurs explications.
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Discourir, Les plus beaux décadents, Domaine symphonique, Saison 2009-2010 — 2 indiscrets
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Opéra-comique (et opérette), Musique de scène, Opéras français d'après le romantisme, Opéras des écoles du vingtième siècle — 1 indiscrets
Les lutins locaux ne sont pas des lecteurs très assidus des sites de chanteurs, à de rares exceptions près.
Néanmoins, les représentations de Cendrillon de Massenet ayant reçu des critiques très mitigées, on est allé faire un détour du côté du carnet de Joyce DiDonato, chouchoutée par les médias mais aujourd'hui accueillie avec beaucoup de fraîcheur - trop tendu pour elle, lit-on.
... Et je suis enchanté d'y trouver un enthousiasme partagé pour cette partition, pour cette façon personnelle de ponctuer les interventions vocales, son climat très spécifique.
Par ailleurs, ce qu'écrit la chanteuse se révèle assez développé et fin, très loin des vagues impressions qu'on entend habituellement dans les entretiens accordés par l'un ou l'autre à la presse.
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Concernant les représentations, j'ai pu en écouter la radiodiffusion, et le résultat est assez convaincant. La direction d'orchestre gagne à la sècheresse de Bertrand de Billy, même si, avec un orchestre qui n'est pas comme les Musiciens du Louvre exclusivement attaché à sa personne, les détails sont moins inspirés. Le choeur est excellent (ce qui était le petit point faible de la production Lazar / Minkowski).
Les chanteurs sont globalement
Écrit par DavidLeMarrec , dans Opéras français d'après le romantisme
Écrit par DavidLeMarrec , dans Opéra romantique français et Grand Opéra — 9 indiscrets
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance, En passant - brèves et jeux
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
La liste " jubilation cosmique " a été complétée ce jour (inclusion de Charpentier et Grétry, inexplicablement absents).
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
Comment sélectionner une liste de compositeurs ? Le classement numéroté est bien sûr impossible (disparité des corpus, natures différentes des modes d'écoute...).
Le principe alphabétique a été proposé chez d'aimables voisins. Complètement absurde, je lui trouve beaucoup de charme.
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux — 35 indiscrets
Écrit par DavidLeMarrec , dans Genres, Opéras des écoles du vingtième siècle, Saison 2010-2011 — 6 indiscrets
(Vidéo suit.)
Le respect scrupuleux de la lettre, dans la musique classique, me laisse dubitatif.
Je ne suis pas le seul à m'interroger sur le culte du texte : tout arrangement est une subversion, et si l'on coupe ou transpose volontiers visuellement dans les opéras, on ne changera pas un mot, quitte à être en distorsion complète avec ce que l'on montre. Si l'on voit Leporello sniffer un rail que lui offre son maître, pourquoi conserver le texte qui dit "deniers" ? Autant se mettre en accord avec ses déformations.
Et ne parlons pas des traductions, qu'on n'ose plus jouer malheureusement.
Certains accusent même cette habitude de faire de la musique un musée, où l'on n'époussette les idoles qu'en tremblant, le jour où on les sort pour leur parade annuelle. On va jusqu'à faire porter au culte du solfège l'explication du supposé déclin vocal (1,2,3), ou du lieu commun de la fadeur des pianistes d'aujourd'hui, qui seraient tout verrouillés des coudes tellement ils redoutent la fausse note.
Et il est vrai qu'aujourd'hui la sélection se fait davantage qu'autrefois sur les qualités solfégiques pour les chanteurs (même si elles demeurent moins exigeantes dans cette discipline-là), et que la fausse note pour un instrumentiste est totalement proscrite, même en contrepartie d'une vision transcendante.
Je ne vais pas trancher ici, c'est une question de priorité personnelle, et j'ai déjà montré que je ne croyais pas au déclin, et que je n'attachais pas non plus une importance particulière à l'exactitude tant que l'esprit demeure.
Mais je voudrais soumettre cet extrait très révélateur :
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Discourir
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux
Écrit par DavidLeMarrec , dans Saison 2010-2011
Du nouveau sur Diaire sur sol (du symphonique vingtième et contemporain) : Rodion Chtchédrine (Shchedrin) - Carmen suite - Theodore Kuchar Pehr Henrik NORDGREN - Summer Music - Juha Kangas / Turku PO Pehr Henrik NORDGREN - Symphonie n°7 - Juha Kangas / Turku PO Christopher Rouse - Symphonie n°2 - Alan Gilbert /…
Écrit par DavidLeMarrec , dans Musicontempo, Carnet d'écoutes, Musiques du vingtième siècle
Écrit par DavidLeMarrec , dans Lutin Chamber Orchestra, Faust, Opéra romantique français et Grand Opéra, Les plus beaux récitatifs
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
Écrit par DavidLeMarrec , dans Domaine symphonique, Domaine chambriste
Belle progression sur le mois de juin.
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux
Avant la période romantique, on peut considérer que les émotions sont exprimées en musique de façon plus schématique, plus codifiée.
Mais à partir de la période romantique, lors du triomphe des affetti musicali, il est très rare que la musique soit complètement détachée d'émotions "négatives", ou au minimum mitigées (joie inquiète ou mélancolie douce, par exemple).
Et cela culmine au vingtième siècle, avec les virtuoses de l'ambivalence, tel Schreker qui dans ses Gezeichneten parvient à exprimer simultanément plusieurs sentiments contradictoires ; mais aussi avec la noirceur - ou du moins la violence - propre aux langages du vingtième siècle.
Aussi, les musiques expressives et porteuses d'émotions très positives, mais sans que le langage musical ne soit archaïsant ou schématique, sont-elles assez rares.
Un peu comme les comédies sentimentales dépourvues de niaiserie : ça réclame beaucoup d'adresse sans doute pour les écrire... et en tout cas pour les dégoter !
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J'en propose un exemple particulièrement frappant et roboratif :
Écrit par DavidLeMarrec , dans Domaine symphonique
On signale les dernières livraisons : Asger Hamerik - Symphonie n°5 - Thomas Dausgaard Carl Nielsen - Quatuors - Quatuor Vertavo Schumann - Quatuor n°3 - Vertavo SQ Giuseppe Verdi - Macbeth (Macbetto) - Daniele Callegari (Naxos) ... sur DSS .
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance
Écrit par DavidLeMarrec , dans Genres, Lutin Chamber Orchestra, Baroque français et tragédie lyrique, Les plus beaux récitatifs — 9 indiscrets
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol
On ne mentionne dans ce bilan subjectif que les soirées les plus remarquables. Les autres étaient aussi très bonnes, mais m'ont moins profondément marqué.
Fait assez notable cette saison, du fait de la largeur de l'offre - et, n'en doutons pas, de la clairvoyance du choix -, aucune soirée dont on soit sorti déçu. Soit qu'elle soit objectivement au minimum très bonne musicalement, soit qu'elle offre en contrepartie des découvertes de premier intérêt.
Au chapitre déceptions, ce seront donc trois représentations en deçà des attentes, mais absolument pas médiocres en elles-mêmes.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Saison 2010-2011
Juste pour le plaisir d'observer les pratiques culturelles et surveiller un peu où mène son goût lorsqu'on le suit sans plan d'ensemble : classement comme l'an passé par lieu, genre et période.
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Écrit par DavidLeMarrec , dans Saison 2010-2011 — 5 indiscrets
Juste la reproduction de l'avis des lutins, tiré du fil de la saison, manière de faire écho à cette proposition bienvenue d'une pièce d'Ibsen moins présente sur les scènes.
Les Piliers de la société d'Ibsen au Théâtre de l'Aquarium (Cartoucherie)
(Dimanche 26 juin 2011.)
Spectacle de fin d'études des étudiants d'art dramatique du CRR de Paris.
Toujours les problématiques de faute originelle, qui se paie au prix le plus fort, dans une dynamique de dévoilement non consenti, et cela dans le cadre d'une société pesante et éprise de morale - où pourtant la position sociale enferme, corrompt et ne peut racheter.
Un matériau presque toujours présent dans le théâtre d'Ibsen, déjà abondamment observé dans la catégorie qui lui est consacrée, et notamment ici.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Littérature, D'Oehlenschläger à Ibsen, Saison 2010-2011