Blind test
Quelle langue ? Qui chante ?
A gagner : un enregistrement libre de droits ou une bande radio introuvable de votre choix.
C'est un peu difficile, mais redoutablement étonnant. J'ai été d'abord très séduit par la voix avant de m'apercevoir de qui il s'agissait.
La solution a été publiée :
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Et félicitations à Nicolas !
Je n'ai pas eu le temps de donner le second indice (voix célèbre, mais pas comme chanteuse...), qui aurait rendu la chose bien plus facile, bravo.
Je suis donc au regret de vous annoncer (et personnellement au désespoir) que vous ne trouverez pas d'album de la dame chantant les evergreens du répertoire traditionnel suédois.
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Il s'agit bel et bien d'une version très primesautière de Vårvindar friska (le refrain dit tout de même "pleure, mon coeur, pleure" !), un chant traditionnel suédois dont les deux strophes habituelles (on n'en entend qu'une ici) ont été fixées dans la première moitié du XIXe siècle par Julia Nyberg.
L'oeuvre a toujours beaucoup de popularité chez les arrangeurs et les choeurs a cappella. Pour l'entendre dans les meilleures conditions, le disque du Lunds Studentsångare chez Naxos est idéal, on y entend chanter avec beaucoup de style un grand nombre de choeurs de compositeurs révérés (Kuhlau) ou obscurs (Otto Jonas Lindblad, encore moins célèbre qu'Adolf Frederik Lindblad, ce qui n'est pas peu dire...), dans le même genre que Vårvindar friska.
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Je trouve particulièrement étonnant d'entendre Ingrid Bergman, une actrice qui a une image iconique assez "actuelle", nous montrer qu'elle est bien née pendant la Première guerre mondiale, avec un style de chant bien typé années 30.
Et concernant le rapport avec sa voix parlée (qu'elle utilise d'habitude en voix de poitrine, souvent légèrement mixée, d'où la difficulté de l'identifier ici), je suis frappé de retrouver la même ductilité dans les deux cas, avec une émission très allégée, toujours dans le murmure, mais réellement soutenue et timbrée. Son chant éclaire beaucoup le charme de sa parole, je trouve.
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C'est effectivement enregistré pour le film The Bells of St Mary de Leo McCarey (1945), un film dont on se représente mal le succès aujourd'hui (si on ajuste à l'inflation, il s'agit de la 50e plus grosse recette de tous les temps !). Il est amusant de remarquer qu'il s'agit de la sequel de Going my Way (sept oscars sur dix nominations), dans laquelle figurait une vraie légende lyrique : Risë Stevens !
Pour bien entendre l'ambiguïté autour de cette voix familière, mais différemment émise, je place l'extrait en contexte :
On entend très bien avec le portamento à la fin de la chanson et le rire qui s'ensuit que ce n'est pas sa voix habituelle, elle revient vite à une voix émise en émission de poitrine, mais on y entend toujours cette petite légèreté, cette touche légère et lumineuse. Ca explique assez bien, indépendamment de l'accent délicieux, une partie de son charme vocal.
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Merci à Klari, Sandrine, Jaky et Nicolas d'avoir participé !
Comme vous avez fait preuve de bonne volonté et que vous n'êtes pas trop nombreux, je peux étendre ma proposition de lot aux quatre participants, avec double ration pour le vainqueur.
Il ne vous reste plus qu'à émettre vos souhaits en m'écrivant (Contact, colonne de gauche) pour retirer votre prix.
Si le mp3 n'est pas encore fonctionnel, voyez cette ancienne version de la notule.
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux, Poésie, lied & lieder, Théâtre filmé (et autres cinémas), Musique romantique et postromantique
Flagstadt chantant en finnois?