Carnets sur sol

vendredi 22 septembre 2006
vendredi 22 septembre 2006

Notule Stupéfaction

Une requête reçue. Les mystères du référencement. Chez Yahoo , ce jour, la première réponse pour "Réformes constitutionnelles" n'aboutit pas au Conseil Constitutionnel (deuxième et troisième réponses). Lourde responsabilité, n'est-ce pas.

mercredi 20 septembre 2006
mercredi 20 septembre 2006
mardi 19 septembre 2006

Notule Les discours du pape, le dialogue interreligieux, l'islam et l'occident... (Benoît XVI à Ratisbonne et chez Authueil)

Je ne pensais absolument pas parler de cela, mais le billet de Samuel m'y incite. Quelques mots sur l'attitude générale de Benoît XVI, qui explique le procès d'intention. Quelques mots sur le discours lui-même et la surinterprétation un peu facile dont il a fait l'objet. Samuel : N'ayant pas eu tout de suite le texte…

dimanche 17 septembre 2006

Notule Très flatté

Après le référencement, il y a plusieurs mois, parmi les coupures de presse d' Armand Arapian , baryton auquel je voue une grande admiration, nous voici à présent embarqués chez Terje Boye Hansen , à cause de cette discrète mention dans ma très enthousiaste recension de Thora på Rimol : une direction vive, fine,…

samedi 16 septembre 2006

Notule Le disque du jour - IX - Intégrale des mélodies de Debussy (EMI, Dalton Baldwin)



1. La mélodie française

La mélodie française est un univers difficile, plus encore que le lied, sans doute car encore moins opératique, et lié à une poésie rétive à toute action, à tout affect clair, et même dans certains cas absconse. Elle présente la grande difficulté d'exiger une intelligibilité parfaite, et un sens du commentaire qui puisse être utilisé subtilement, sans aucune insistance. Car si la littéralité y est ennuyeuse, la lourdeur y est vulgaire. La ligne vocale est en outre très souvent située dans le passage, et toujours de façon très parlée, sans éclats ni confort pour la voix.
Ajoutons, mais à cela on ne peut rien faire, des poèmes assez peu musicaux et des mises en musique parfois très apprêtées, à la limite de l'affectation, peu naturelles à l'oreille francophone.

On imagine aisément la difficulté pour l'auditeur : d'une part faire preuve d'une attention très précise (et se fondre dans cette esthétique très spécifique), d'autre part dénicher des interprètes à la hauteur de ces pièces éminemment piégeuses.
Seule facilité : les accompagnements fonctionnent assez bien "seuls", c'est-à-dire indépendamment de l'engagement de l'interprète, et leur difficulté nettement plus prononcée que chez les germaniques tend à écarter les chefs de chant les plus littéraux. Pas trop de préoccupations de ce côté-là, donc.


2. La mélodie chez Debussy

Debussy n'écrit pas la mélodie dans le genre de Pelléas, absence d'intrigue dramatique et d'errance mystérieuse oblige. Pas non plus, mais cela on s'en doutera, dans la veine plus opératique de Rodrigue et Chimène, sorte de Tristan français. Pas plus dans le genre très laconique de La Chute de la Maison Usher. Non, il s'agit bien de mélodie, avec ses paroles égales, le fleuve monotone des mots qui s'amoncellent pour faire paisiblement sens.
Il y a bien entendu cette prosodie si particulière, à la fois errante, agile et comme badine. Pourtant, ce qui sonne le plus clairement debussyste réside dans l'acompagnement fluide et perlé, qui le distingue en un instant de n'importe quel autre corpus de mélodies.


Trois Mélodies L.81 - III - L'Echelonnement des haies. Gérard Souzay, Dalton Baldwin.
La mélodie où l'on peut sans doute le plus penser à Pelléas, une exception.


3. Le disque recommandé

Intégrale des mélodies en trois disques, chez EMI.

Y participent Mady Mesplé, Elly Ameling, Michèle Command, Frederica von Stade, Gérard Souzay et Dalton Baldwin.

Les caractéristiques sont uniformément : diction d'une grande clarté, toujours compréhensible (à condition, mis à part chez M. Mesplé et G. Souzay, d'une écoute attentive), parfaite maîtrise prosodique, grande intégrité stylistique, véritable intelligence de cette musique - difficile, on l'a dit.





Mady Mesplé fait montre d'une adéquation stylistique idéale avec cette musique. On songe à Mary Garden avec une meilleure technique, à une évidence héritée de la tradition, mais parfaitement intégrée à sa personnalité musicale. Ce n'est pas en vain qu'on la désigne comme l'une des grandes mélodistes. Cependant, c'est Elly Ameling qui emporte selon mon goût le pompon. Une voix ductile, de texture légère mais dotée d'un corps certain, une grande pudeur expressive mais selon toute apparence une joie presque triomphale à placer les sons dans le masque ; quelque chose d'une fraîcheur, d'une exultation assez enthousiasmantes. Etonnamment, Michèle Command (Mélisande chez Baudo, sa première et plus célèbre intégrale) peine un peu plus à se faire comprendre, et bien que francophone, on repère quelques acidités qu'on aurait plus attendues chez Ameling au passage à la langue française. Le timbre, d'une assez grande beauté, sonne plus proche du mezzo (plutôt du côté de sa Bellangère[1] que de sa Catherine d'Aragon [2]), et le résultat, malgré une petite opacité des couleurs en contraste avec Ameling ou Mesplé, est très réussi. Enfin, même sans être transporté par tout ce qu'a pu faire Gérard Souzay, il faut bien lui reconnaître ici une aisance sans pareille, plus enclin aux piani qu'ailleurs, atténuant ici sa couleur baytonnale qu'il force quelque peu selon les répertoires. Pas dans toutes les pièces, il est vrai : certaines font état d'une voix un peu "poussée".

Dalton Baldwin est égal à lui-même, et vraiment dans un bon jour : jeu très probe, précis et incisif, pas toujours très original mais ici dépourvu de raideur. Un excellent standard, en quelque sorte. Il parvient à donner un très beau relief perlé à ces pièces, son meilleur disque de notre connaissance.

Mon extrait choisi :

"Dans le jardin", sur un texte de Paul Gravollet. Elly Ameling, Dalton Baldwin.
Mélodie assez bouleversante, et nul ne pourra plus insinuer que le talent d'Elly Ameling est purement instrumental - nous avons là les preuves d'un talent véritable de diseuse, dans ce répertoire si délicat - et pas dans sa langue maternelle.


On comprend pourquoi ce coffret est recommandable : en plus d'être une intégrale (et très peu chère), il propose des interprétations excellentes de façon homogène. La variété des interprètes, habilement regroupés ou entrecoupés, soutient en outre l'attention.
Un autre disque que j'aime beaucoup est celui de Dawn Upshaw, pour les couleurs incroyables distillées avec grand art. Le français n'est pas mauvais mais le texte inintelligible (trop flou). Une autre vision, dépourvue d'angles, faite d'aplats surprenants. Pas très en style, mais assez stimulant.


4. Contenu et catalogue

Le coffret (actuellement disponible pour 20€¬ chez le vendeur en ligne quasi-philanthropique Amazon) comprend, toujours accompagné par Dalton Baldwin :

lundi 11 septembre 2006

Notule Surprise

Ce matin, en remplissant le coupon de demande de communication en magasin, guère de réflexion autre que la satisfaction de connaître, pour une fois, la date du jour - je l'avais réservée depuis un moment, recevant de la visite ce jour. Et ce soir, en consultant le bruit ambiant de la Toile, je me rends compte que j'ai…

jeudi 7 septembre 2006
samedi 2 septembre 2006

Notule Håkon Jarl - V - précisions linguistiques

Quelques menues choses que vous noterez probablement. Les noms communs portent une majuscule, comme en allemand, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Certaines formes sont archaïques comme les aa (équivalant à "å", ce qui est toujours une convention valable), les ee (souvent "e" simple) et quelques contractions…

samedi 2 septembre 2006

Notule Håkon Jarl hin Rige (Adam Gottlob Oehlenschläger) - en savoir plus ?

Je vous propose ici (billet précédent) une exclusivité mondiale : une traduction d'une scène tirée de Håkon Jarl hin Rige[1] (« Haakon-Roi » ou « Le Jarl Haakon roi »[2]) d'Adam Gottlob Oehlenschläger. Inutile d'en demander le reste à votre libraire...

Deux mots : un auteur danois du début du dix-neuvième siècle, très important dans son pays, un polygraphe prolixe du genre Mickiewicz ou Hugo. Il partage avec ce dernier le sens de la formule forte et de l'épique, ainsi qu’une place importante au cœur de ses compatriotes, le parallèle fait sens.
Il se trouve qu'il n'existe pas de traduction disponible en français, d’aucun texte, ô déshonneur !

Xavier Marmier, ce baroudeur qui étudia aussi bien la littérature et les contes danois et norvégiens que la littérature allemande ou les coutumes américaines, également poète, est désormais tombé dans les oubliettes, et comme il fut le seul français à jamais défendre Oehlenschläger, tout s’est arrêté avec lui. Etrange, car notre danois pourrait en vérité séduire bien du monde – les amateurs de théâtre romantique par exemple, mais il existe aussi des pages poétiques incroyables, entre les esthétiques allemande et française, si l’on veut.

Il faut bien voir qu’il partage avec Eugène Scribe le privilège d’avoir profondément influencé Henrik Ibsen, le seul auteur dramatique scandinave avec Holberg et Strindberg a jouir d’une popularité raisonnable à l’extérieur de son milieu d’origine. Dans Les Prétendants à la Couronne (Ibsen), on ressent parfaitement le noeud coulant dramatique à la façon du meilleur Scribe (Robert Le Diable, Les Huguenots, Le Prophète, Les Vêpres Siciliennes). Mais cette noire dérision, cette torture du Jarl usurpateur, cet humour macabre - avec l'évêque Nicolas, véritable spectre vivant - proviennent tout droit de cette veine hugosemblable qui est celle d'Oehlenschläger.

Clarifions aussi le titre. Un Jarl est un grand féodal, l'équivalent dans la France du XIIe siècle au moins d'un grand comte ou d'un duc, et qui tient une grande part dans le gouvernement de l'ensemble du pays. Comme je le laissais entendre à propos des Prétendants à la Couronne (il s'agit d'ailleurs d'un autre Håkon, postérieur), les Jarl ont souvent joué un rôle déterminant dans la politique intérieure de la Norvège qui a vécu bien plus de changements de souveraineté que la France ou le Royaume-Uni !

Suite de la note.

Notes

[1]Oui, le même qu'ici !

[2] La vieille traduction de Xavier Marmier (aux côtés de David Soldi) - car trois pièces ont tout de même été traduites en français à la moitié du XIXe siècle , dernière réédition en 1881 - propose un plus évasif mais prudent « Hakon Jarl le Puissant ».

mardi 29 août 2006
vendredi 25 août 2006

Notule Mise à jour

Note de service : le répertoire des contributions a été mis à jour et un peu amélioré visuellement. Il s'agit d'un index thématique qui permet de naviguer dans le site en évitant l'ordre chronologique et les notes futiles .

mercredi 23 août 2006

Notule Une genèse d’Erlkönig (Herder, Goethe, Schubert, Zelter, Loewe et les autres)

Suite à une suggestion de Sylvie Eusèbe, je propose un petit billet imprévu sur Erlkönig, le roi des Aulnes.

Vous noterez inévitablement que le ton en est distinct de celui que j’affecte d’habitude dans ces notules – la cause en est simple, je l’avais d’abord rédigée comme un commentaire plus informel, en guise de réponse simple.

C’est pour plus de clarté dans la présentation et la conversation (notamment autour d’une nouvelle traduction…), que je le propose en tant qu’article.

J’en ai profité pour faire un peu de mise en forme.

mardi 22 août 2006

Notule Le disque du jour - VII - Armide de Lully/Quinault (Herreweghe II)





Quand l'altier Herreweghe était en ma puissance,
De Diapason bravai la haine et la vengeance ;
Je ne pus suivre leurs transports.
Qu'ils s'échappent, qu'il s'éloignent, qu'ils quittent donc ces bords,
L'Enfer s'éveille à cet outrage,
Déchaîné sur leur noir rivage ;
Il y traîneront las leurs serviles efforts.


Autant dire que je ne partage pas les nombreux commentaires tièdes sur ce coffret d' Armide. Il faut certes concéder les coupures - c'est cependant la version la plus complète enregistrée, et la seule du marché -, et on peut reconnaître quelques baisses de tension, surtout pendant les pièces pittoresques de l'acte IV et la fameuse chaconne.

Outre le texte formidable de Quinault (le Tasse revisité) et la teneur de la musique de Lully (trouvailles largement reprises dans la version Gluck, de loin plus rectiligne et moins inspirée), on a droit ici à une interprétation à tempo modéré et sonorités rondes, souvent décriée, mais d'une très grande justesse dramatique, jusque dans les rôles les plus discrets. Le tout pour un résultat d'une force remarquable, certes, mais aussi d'une élégance peu commune - ce qui manque peut-être aux très brillantes réalisations en tragédie lyrique que nous connaissons.

samedi 19 août 2006
samedi 19 août 2006
samedi 19 août 2006
vendredi 18 août 2006
vendredi 18 août 2006

Notule Saygun à Broadway

Laurent m’épargne une note à ajouter aux autres [ 1 ] : une proposition discographique qui présente Saygun . Conseils à lire, et surtout à suivre. J'en partage tout à fait la présentation. La musique de Saygun réalise une synthèse entre les canons occidentaux et l’influence de la musique populaire turque. Très juste !…

jeudi 17 août 2006
mercredi 16 août 2006
lundi 14 août 2006
lundi 14 août 2006
dimanche 13 août 2006
vendredi 11 août 2006

Notule Golaud a dit

Je suis ici comme un nouveau-né perdu dans la forêt. A moins que ce ne soit Eichendorff qui ait raison : Tritt nicht hinas jetzt vor die Tür, Die Nacht hat eignen Sang, Das Waldhorn ruft, als rief's nach dir, Betrüglich ist der irre Klang, Endlos der Wälder Labyrinth - [...] Überm Lande die Sterne Machen die Runde bei…

mercredi 9 août 2006
mardi 8 août 2006
dimanche 6 août 2006
vendredi 4 août 2006

Notule Mode d'emploi de la journée Takemistu

Non, il ne s'agit pas d'un bogue infâme. Mais tout était prêt et n'attendait que l'achèvement de la section publiée hier sur la Musique de Takemitsu pour être mis en ligne. Les volets I et II sont destinés à être lus, pourquoi pas maintenant, ils comportent des informations générales sur Takemitsu. Les volets III et…

vendredi 4 août 2006

Notule TAKEMITSU Tôru, une présentation - VII - Catalogue chronologique personnel et commenté

Je vous renvoie à la classification en périodes de l'oeuvre de Takemitsu pour les précisions entre parenthèses. 

Entre crochets figurent les [dates de création].

En italique, mes commentaires sur l'oeuvre

En turquoise, les oeuvres que je recommande vivement.


Ce catalogue n'est pas exhaustif.

Il inspire sa forme de la liste proposée sur le Wikipédia francophone et en reprend les données. La liste a été largement complétée et intégralement annotée par mes soins, dates de créations exceptées.

Je complèterai au fur et à mesure de mes possibilités la liste. La commenter en une seule fois n'était pas possible.
vendredi 4 août 2006
vendredi 4 août 2006
vendredi 4 août 2006
vendredi 4 août 2006
jeudi 3 août 2006

Notule TAKEMITSU Tôru, une présentation - II - La musique de Takemitsu


Hédonisme, couleurs, abondance

Le langage de Takemitsu peut être considéré comme très accessible, essentiellement en raison de sa conception hédoniste du son, privilégiant explicitement le climat, la couleur. Cela se traduit par la profusion des entrées à diverses hauteurs et timbres, la diversité et le chevauchement rythmiques, l'abondance de nuances dynamiques pourtant sans larges contrastes, l'emploi de modes de jeux très variés. Dans les notes qui ouvrent Les Yeux Clos, Takemitsu indique l'importance des changements subtils de couleur dans ses pièces, qu'il obtient par superposition de touches de nuances dynamiques, de rythmes distincts, de timbres d'instruments ou de hauteurs.

jeudi 3 août 2006
mercredi 2 août 2006

Notule Des nouvelles de Bra

Je reçois des requêtes étranges. Bra , tout va bien ? http://www.google.fr/search?svnum=10&hl=fr&lr=&q=image%20de%20coupure%20au%20bra&sa=N&tab=iw Assez amusant de voir que les coupures dans Sigurd et Salammbô et les interventions de Bra produisent cette singulière propulsion dans les moteurs de recherche. Oui, il en…

mercredi 2 août 2006
mardi 1 août 2006

Notule Le disque du jour - VI - Takemitsu, musique de chambre pour flûte (Robert Aitken, Toronto NME)

En attendant la suite de la série, voici un disque qui surplombe d'assez haut la discographie Takemitsu.

Il s'agit d'un disque Naxos, avec le formidable Robert Aitken à la flûte et le Toronto New Music Ensemble. (vive le Grenoble libre)

Programme :

  1. And then I knew 'twas Wind
  2. Rain Tree
  3. Toward the Sea I (a - The night)
  4. Toward the Sea I (b - Moby Dick)
  5. Toward the Sea I (c - Cape Cod)
  6. Bryce
  7. Itinerant
  8. Voice
  9. Air
  10. Rain Spell

Explications et extrait suivent.

lundi 31 juillet 2006
lundi 31 juillet 2006

Notule Guerre des savoirs et des idéologies

Simplement pour signaler cette conférence de Jacques DUPAQUIER à l'Académie des Sciences Morales et Politiques, diffusée sur France Culture parmi tant et tant de conférences parisiennes données à entendre aux provinciaux. A défaut d'entrer réellement dans le détail, elle donne une idée, à grand traits, des oppositions…

dimanche 30 juillet 2006

Notule Michel Onfray, les Ultras des Lumières et l'illusion d'optique

Sur France Culture, diffusion des conférences données par Michel Onfray à l'Université Populaire de Caen cette année.

Ce travail est d'une pédagogie et d'une clarté remarquable, aussi je ne puis qu'en recommander l'écoute à qui ne maîtriserait que vaguement les philosophes du XVIIIe siècle.

En revanche, quelques points de méthode m'ont étonné. Des points qui, je dois le dire, disqualifient en partie la démonstration - à défaut des données factuelles, réellement intéressantes et qui justifient l'écoute quoi qu'il en soit.

jeudi 27 juillet 2006
jeudi 27 juillet 2006

Notule Nouveauté Google

Saviez-vous que Google faisait aussi agence matrimoniale ? Quelqu'un est arrivé ici en tapant la requête "hochzeit DavidLeMarrec". Déchaîner les foules ainsi. Oui, très flatté je suis.

mercredi 26 juillet 2006
mardi 25 juillet 2006

Notule Silenzio !

KARKER Jeg hører DavidLMs Røst, min Herre, Han taler om sin udenlandske Reise.

dimanche 23 juillet 2006
dimanche 23 juillet 2006

Notule A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - IV - Balade dans l'oeuvre - Acte I, scène 1 (a)

A ce stade, après quelques menues explications sur la genèse de l'oeuvre, après quelques amusements autour des influences réelles ou fantasmées, reçues ou données par Pelléas, après enfin quelques clefs pour aborder ce livret, principal obstacle à l'appropriation de Pelléas, il est temps de se plonger dans l'oeuvre, et de la découvrir ou la scruter, pas à pas.

Nous reviendrons ensuite, à la lumière de ces études, sur certains principes : motifs symboliques, usage de scènes isolées, leitmotivs (?), part du réel dans Allemonde, déchirures de la symbolique.
Pour l'heure, place à l'oeuvre.


4. Balade dans l'oeuvre et étude de détail

Acte I, scène 1

Nous débutons le plus logiquement du monde par la scène 1 de l'acte I, juste après le prélude que nous avions proposé, dans le deuxième volet de la série. L'extrait se termine à la fin de l'interlude qui prépare la scène 2.

[Manifestement, le fichier est un peu lourd pour l'utilitaire, mais vous trouverez l'extrait précis à l'intérieur de l'article.]

samedi 22 juillet 2006

Notule Le disque du jour - IV - Choeurs profanes complets de Schubert

Par le Choeur Arnold Schönberg, inégalable dans cette musique. Intégrale en 7 CDs enregistrée en 1995-1996.

Une note un peu plus longue qu'il n'est coutume dans cette section pour aujourd'hui, parce que c'est là l'occasion de parler un petit peu d'oeuvres (on ne se refait pas).

Que dire ? Véritables lieder pour choeurs, avec accompagnement orchestraux larges ou réduits, avec piano ou a capella. Schubert trouve, tout particulièrement dans les choeurs d'homme, son plein potentiel d'émotion harmonique. Pensez donc à O teures Vaterland de Fierrabras (disponible au disque par le même Arnold Schönberg Chor), expression à la fois sublimée esthétiquement - radieuse - et bouleversante de la heimatsehnsucht[1].

Sur de vrais textes consistants (l'intégrale s'ouvre sur Gesang der Geister über den Wassern[2] de Goethe), toute une gamme d'expressions, plus fine encore que collective, doit être trouvée. On est loin des choeurs d'opéra, d'oratorio ou de messe qui présentent des sentiments collectifs assez schématiques. Et comme les textes se montrent plus ambivalents que ceux des Motets de Bach[3], la précision de l'affect doit être encore plus maîtrisée.


{La suite : interprétation et extrait musical commenté.}

Notes

[1] « Mal du pays », mais plus littéralement, la mélancolie qui pousse les regards vers le pays natal. Sentiment essentiel du romantisme allemand.

[2] « Chant de l'Esprit planant au-dessus des eaux. »

[3] Chants a capella sur des traductions allemandes de textes sacrés (souvent des psaumes), qui réclament, c'est leur but, d'être parfaitement habités. Un autre grand disque sur lequel il faudra revenir.