Carnets sur sol

lundi 26 février 2018

Notule Courez aux chants de mars

Encore une belle référence… Comme naguère, vous trouverez ici le planning PDF où apparaissent tous les dates et lieux sélectionnés, quantité de petits concerts (ou au contraire de concerts très en vue) dont je ne parle pas ci-dessous. N'hésitez pas à réclamer plus ample information si les abréviations (tirées de mon…

dimanche 18 février 2018
dimanche 11 février 2018

Notule La finale de Voix Nouvelles

Livré quelques impressions sur chaque air de la finale (et quelques portions des finales régionales) dans les commentaires sous la notule initiale .

samedi 10 février 2018
dimanche 4 février 2018
dimanche 4 février 2018
samedi 3 février 2018
samedi 3 février 2018
mardi 30 janvier 2018

Notule Concerts : qui veut la peau de Février ?

Voilà trois ans que je fais la même blague déclinée différemment, pour janvier comme pour février, mais j'ai eu peu de succès jusqu'ici. Comme le mois passé, vous trouverez ici le planning PDF où apparaissent tous les dates et lieux sélectionnés, quantité de petits concerts (ou au contraire de concerts très en vue)…

mardi 23 janvier 2018

Notule Concours Voix Nouvelles 2018

Les demi-finales commencent cette semaine, à l'Opéra de Massy, où il est d'ailleurs possible de réserver des invitations , avant la finale payante à l'Opéra-Comique. Je découvre à cette occasion que, si le concours reste bloqué sur les références à sa finale 2002, c'est qu'il n'a lieu que de loin en loin : 1988, 1998,…

samedi 20 janvier 2018
mardi 16 janvier 2018
dimanche 14 janvier 2018
mercredi 10 janvier 2018
mardi 9 janvier 2018
mardi 9 janvier 2018
mercredi 3 janvier 2018

Notule Concerts franciliens : les prismes de janvier

La sélection du mois. La dernière fois ayant été particulièrement chronophage, je vous lance le planning PDF où vous pourrez retrouver les dates, les lieux, et quantité de petits concerts (ou au contraire de concerts très en vue) dont je ne parle pas ci-dessous. N'hésitez pas à réclamer plus ample information si les…

dimanche 31 décembre 2017
jeudi 28 décembre 2017

Notule 1752 : les chiffres cachés de l'immigration

1752 est resté célèbre, dans la France musicale, comme le moment de la Querelle des Italiens (ou Bouffons, la troupe reçue étant spécialiste du genre buffo ), sur les cendres toutes chaudes de celle opposant LULLY stes et ram istes. 1752 est sans doute l'épisode le plus commenté dans les livres, toujours mentionné…

mardi 26 décembre 2017
mardi 19 décembre 2017
mardi 12 décembre 2017
jeudi 7 décembre 2017
dimanche 3 décembre 2017
samedi 25 novembre 2017
mercredi 22 novembre 2017
mercredi 15 novembre 2017
mardi 14 novembre 2017

Notule Doux don (déçu) des divins Delage de Dame Devieilhe

Retenu par d'autres contraintes, je ne puis me rendre au concert de Sabine Devieilhe et Les Siècles de soir à la Philharmonie de Paris (20h30) : Mélisande, Poèmes Hindous de Delage, Rossignol de Stravinski, et quelques scènes coloratures françaises. J'offre mes deux places. Pour être lu à temps, écrivez-moi…

samedi 11 novembre 2017

Notule 2017-2018 [n°22→’n°27] – futurisme pianistique russe, Kosky, Leonore, Mahler 2, Lauréats du Conservatoire…

Un peu accaparé au travail (car, oui, je…), je n'ai pu achever la notule de la semaine à temps. J'espère y parvenir dans les prochaines dizaines d'heures, mais dans l'attente, puisque j'ai comme d'ordinaire posté un mot dans mes antres habituels, voici quelques réactions aux spectacles vus depuis dimanche dernier.…

mardi 31 octobre 2017
jeudi 26 octobre 2017
mercredi 25 octobre 2017

Notule Pour accompagner Don Carlos intégral

Les représentations de Don Carlos ont débuté à Paris, et je n'ai toujours pas mentionné les deux notules correspondantes. ● Un petit tour des évolutions de la partition . Celle qu'on joue présentement à la Bastille est la version des répétitions de 1866, avant coupures (dont les Bûcherons avant les Chasseurs au tout…

lundi 23 octobre 2017

Notule Novembre en peu de mots

Comme le veut désormais la tradition, quelques propositions. Trop de choses personnelles à épurer sur mon agenda, donc je ne propose que ce qui m'a paru le plus original (tout en étant intéressant). Trop occupé aux autres notules plus nourrissantes (et chronophages) pour établir un bilan des concerts vus, mais à 17…

mardi 17 octobre 2017
mardi 17 octobre 2017
dimanche 15 octobre 2017
samedi 14 octobre 2017

Notule Tchaïkovski – Symphonie n°1


En la réentendant en salle (Philipe Jordan & Opéra de Paris), comme souvent, l'envie de mentionner quelques détails.

Bien qu'écrite tôt dans sa carrière, déjà très originale et tout à fait aboutie ; Tchaïkovski a beaucoup glosé sur ses propres difficultés avec la forme, mais en réalité, si le patron n'est pas aussi rigoureux que chez les contemporains germaniques (encore que le respect tremblant de la forme-sonate me paraisse assez passé de mode dans le dernier quart du dix-neuvième siècle), la construction en est au contraire très fine.

Quelques beautés à repérer pour une réécoute enjolivée.

♦ J'ai souvent lu que le premier mouvement était monothématique, dans le sens où, au lieu de faire dialoguer un thème A et un thème B, il se contenterait d'altérer progressivement un thème unique.
♦♦ Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette interprétation : certes, il n'y a qu'un seul thème, mais il contient en lui-même deux composantes (même trois, comme avec les ponts très thématiques, le troisième thème des formes-sonates traditionnelles) – la mélodie suave qui ouvre la symphonie, les trépidations qui la suivent et la soutiennent même (plutôt une dépendance du thème A, mais inhabituellement contrastée comme un thème B), puis une mélodie très lyrique (qui tiendrait l'emplacement du thème B).
♦♦ Cette matière, certes énoncée simultanément, Tchaïkovski la réutilise et la fait dialoguer pendant tout le premier mouvement, avec un beau blocage-interruption assez mahlerien au centre, pas vraiment de réexposition (le mouvement se termine immédiatement après ce qui ressemble à la très brève réitération des motifs de départ), et un double développement (moment traditionnel de modification et de contamination des thèmes) qui aboutit dans un fugato assez remarquable. Libre, certes, mais virtuosement étagé. Ce n'est pas de la jolie mélodie entassée de façon rhapsodique, très clairement.

(On retrouve de multiples fugatos, dans un goût plus folklorisant, dans le final.)

♦ Autre trait frappant, les modulations assez violentes (en particulier dans l'adagio cantabile ma non tanto), où la hauteur des changements de thème surprend, « dévisse » par rapport aux attentes de la tonalité de départ.
♦♦ Le final aussi propose ce type de raffinement harmonique, avec une marche harmonique ascendante (reprise du même motif, mais en le faisant changer de tonalité, en escalier) appliquée sur un motif descendant, qui crée une étrange impression de dissonance cognitive, disons.

♦ Et tant d'autres détails délicieux, comme le petit pont, un motif d'attente avant la valse dégingandée qui sert de trio au scherzo, assez parent avec le motif du Destin dans l'Annonce de la mort dans la Walkyrie (qu'on ne trouve guère avant Wagner et tout le temps chez tous les autres compositeurs après !) ; ou, plus typiquement tchaïkovskien, la déconnexion du début de l'adagio (aplats de cordes) qui débouche brutalement sur un thème ineffable de hautbois, le véritable matériau du mouvement (l'introduction constituant plutôt une fausse piste.
♦♦ En cela, le mouvement lent évoque furieusement l'esprit de celui de la Cinquième Symphonie, avec sa façon dont le thème fixe de la symphonie, en choral de cordes, débouche sur un solo tout autre de cor (avec écho de clarinette), puis sur un nouveau thème extraordinaire (comme personne d'autre n'en sait écrire) au hautbois (auquel le cor se joint à son tour en écho). Mais le mouvement de la Cinquième est incontestablement plus subtil et spectaculaire, avec le glissement du thème du hautbois vers le thème obstiné de la symphonie, qui le contamine jusqu'à exploser en choral de cuivres.

♦ Bien sûr, l'orchestration aussi n'appelle que des émerveillements, aussi bien globalement dans les étagements d'instruments, les répartitions thématiques, l'optimisation des profils sonores (les personnalités de coloration individuelles des bois, lyrisme du hautbois, halo des clarinettes et bassons ; les palpitations de cor à contretemps, là aussi caractéristiques du spectre tchaïkovskien)… que dans le détail très ponctuel des solos :
♦♦ mise en évidence des altos dans le mouvement lent (la mélodie principaleleur est assez longuement confiée), puis, plus traditionnelle, des violoncelles ; 
♦♦ solo inhabituel de timbales à la fin du scherzo (plutôt la spécialité de compositeurs plus ouvertement hardis ou rugueux, et plutôt plus tard dans l'histoire de la musique) ;
♦♦ les alliages pour créer de nouveaux instruments, déjà mentionnés dans la notule similaire autour de pépites de la Sixième Symphonie
♦♦ et, évidemment, ce moment dans l'adagio où tout l'orchestre se tait et où ne demeurent que deux flûtes seules, le genre de moment qui passe facilement inaperçu au disque, où elles peuvent quand même occuper tout l'espace ; mais voir les deux frêles roseaux au milieu de l'immense orchestre muet, sentir aussi la différence d'impact de la masse sonore… il y a là quelque chose de très marquant en vrai, de très instinctivement distinct en tout cas.

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Je manque de temps pour faire un joli découpage sonore, je vous laisse repérer tout cela (à supposer que je ne sois pas le dernier à m'en rendre compte, naturellement) en réécoutant la symphonie.

Pour ma part, dans cette symphonie, j'écoute particulièrement volontiers Jansons-Oslo (Chandos) pour le rebond de la danse, Masur-Gewandhaus (Teldec) pour les irisations assez remarquables [ce sont aussi d'assez loin les deux meilleures intégrales à mon sens…], mais si vous ne les avez pas sous la main, rien de plus facile que d'en trouver une version. Ce n'est pas du niveau de sa Cinquième (sans égale), mais Paavo Järvi en propose, par exemple, une très valable avec la Radio de Hesse (Francfort-sur-le-Main) sur la chaîne YouTube officielle de l'orchestre.

dimanche 8 octobre 2017

Notule [Carnet d'écoutes n°112] – cycle Ernest John MOERAN

Pour patienter avant les prochaines notules illustrées, un mot sur les Moeran (1894-1950) écoutés récemment (merci à Benedictus d'avoir attiré mon attention dessus, je n'avais écouté que des œuvres mineures, notamment chorales, la part symphonique de son œuvre constitue une véritable révélation !). ♦ Chœurs profanes…

mardi 3 octobre 2017
mardi 3 octobre 2017

Notule 2017-2018 [n°9] – Falstaff de Verdi par Harding

Comme m'apprête à publier dans les prochains instants une notule sur les ''leitmotive'' wagnéro-verdiens de ''Falstaff'', je mets à disposition des curieux une très rapide impression postée sur le merveilleux forum Classik , qui n'aurait rien à faire dans la notule proprement dite. C'est une des rares œuvres de Verdi…

lundi 2 octobre 2017
lundi 2 octobre 2017
dimanche 1 octobre 2017
jeudi 28 septembre 2017

Notule Ô la berceuse, avec ta fille et l'innocence

Comme le titre le laisse supposer, je donne deux places pour ce soir – Falstaff de Verdi à la Philharmonie de Paris, 20h30. Une au second balcon de face (excellente), une médiocre : au second balcon latéral (derrière les chanteurs). Il reste beaucoup de places libres néanmoins, il doit être possible de se replacer…

vendredi 22 septembre 2017
mardi 19 septembre 2017
dimanche 17 septembre 2017
dimanche 17 septembre 2017

Notule 2017-2018 [n°4] – La Clemenza di Tito par Currentzis

Comme déjà annoncé, je tâche de recentrer CSS sur les notules qui m'amusent le plus (pédagogiques sans date de péremption, petits émerveillements, etc.). Néanmoins, je jette toujours à la volée quelques impressions de concert, que je ne retranscrirai pas toujours, pour gagner du temps. En l'occurrence, il suffit de…

mardi 12 septembre 2017

Notule Franz Schubert, compositeur patriotique et sanguinaire

Non, pas seulement dans la fiction. Dans ce cas, évidemment, il serait si facile d'invoquer les combats de Fierrabras , la plainte des guerriers chrétiens capturés qui chantent la patrie perdue : [[ ]] Chœur a cappella « O teures Vaterland », l'une des plus belles pages chorales de Schubert. Chœur Arnold Schönberg,…

jeudi 7 septembre 2017

Notule Impressions sur la Sixième Symphonie de Mahler


Au concert pour l'inauguration de la saison de l'Orchestre de Paris (simplement pour pouvoir entendre On the Waterfront et Lincoln Portrait par Cincinnati, n'y voyez aucune stratégie de prestige ni attrait du tote bag), quelques détails qui m'ont frappé.

D'abord, la Sixième de Mahler me paraît étrangement longue pour un complément de programme de Purcell, mais c'était assez bien vu, plusieurs des chorals de la symphonie (au I et au IV en paticulier) utilisent les harmonies de la Marche Funèbre de pour Mary.

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J'avoue que la Sixième Symphonie me touche moins que les autres (considérez-moi plutôt comme un Wunderhornkind – j'aime beaucoup les dernières aussi) : la pensée m'y paraît beaucoup plus homophonique, avec de grandes lignes massives (surmontées de quantité de traits virtuoses bien évidemment), beaucoup moins versée dans le contrepoint et le tuilage que dans la plupart de ses autres grandes œuvres.

Par ailleurs, je n'ai jamais trop perçu, émotionnellement, l'opposition entre la Cinquième réputée lumineuse (et qui s'éclaire vaguement dans le rondeau, peut-être triomphal, mais tout de même bien sombre) et la Sixième supposément tragique, qui dispose pourtant d'une tout aussi grande énergie vitale.
[Je m'aperçois au passage que, sans me concerter avec moi-même, je partage mon avis émis dans mon cycle de présentation Mahler d'il y a dix ans.]

Cela dit, j'admire la circulation des thèmes, qui réapparaissent en fragments sous les formes les plus diverses, comme les retours en majeur dans le I, ou le très joli passage fugace à la basse dans le II, et tant d'autres instants diversement saisissables.
Je suppose au demeurant que l'interruption des rares élans et la décoloration harmonique progressive des moments les plus expansifs (avec des harmonies qui changent pour devenir plus tourmentées) sont tout à fait volontaires, et en effet assez réussis.

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Pour le reste, dans l'écume des jours de la gazette :