Carnets sur sol

dimanche 17 septembre 2017

2017-2018 [n°5] – La Philharmonie de la Radio de Hanovre à Paris


Ou NDR Radiophilharmonie Hannover, ici dirigé par Andrew Manze (oui, le violoniste baroque).

Un de mes orchestres-chouchous en Europe, et un des chefs les plus intéressants du moment, reconverti avec succès dans un vrai rôle de chef d'orchestre traditionnel doté d'une identité sonore assez passionnante – à l'instar de Christoph Poppen (ci-)devant lui.

C'est le second orchestre de la NDR (Radio nord-allemande), beaucoup moins célèbre que le Sinfonieorchester des NDR (Norddeutschen Rundfunks), mais que j'aime encore davantage. J'en dis un mot ici.

Le concert a tenu toutes ses promesses – heureusement, car il fallait choisir avec L'Orfeo de Gardiner que je veux voir depuis toujours, même s'il a renoncé aujourd'hui à l'exaltation de la danse de son studio, au profit de la contemplation (avec le miraculeux Krystian Adam en prime).

Pour le programme et les impressions, c'est par ici.

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Vous pouvez aussi retrouver deux de mes chouchous orchestraux européens dans cette notule : celui de Francfort-sur-Oder et celui du Museum de Francfort-sur-le-Main.
Par ailleurs, il existe une entrée similaire sur tous les orchestres berlinois (qui ne sont pas vilains non plus), et je prépare depuis quelques mois une série sur les Néerlandais, qui contiendra aussi un chouchou – le Symphonique des Pays-Bas, sis à Enschede. Là-bas aussi, les dénominations sont plutôt encombrées et abondamment entrelacées.

2 roulades

Actéon — 19 septembre 2017

Très beau concert en effet même si je n'ai pas été totalement convaincu par Tharaud dans le concerto Jeunehomme de Mozart. Concurrence d'Orfeo à la Philharmonie oblige, le TCE n'était qu'à moitié plein...

DavidLeMarrec — 19 septembre 2017

Bonjour Actéon !

Ah, j'ai eu peur au début de ne pas aimer – j'ai entendu l'œuvre il y a six mois par Ismaël Margain, tout l'inverse, sobre, direct, aucun apprêt, pas du tout « pianistique », exactement ce que j'ai envie d'entendre. Et pourtant, il n'y a pas un des effets de rubato de Tharaud qui ne s'inscrive très précisément dans les phrasés écrits ou dans la logique de l'harmonie, vraiment pas de l'hystérie gratuite – j'ai fini par être captivé.

Effectivement, il manquait un gros tiers de la salle, mais j'ai plutôt attribué ça, comme le public symphonique n'est pas nécessairement le même que celui du baroque vocal, au peu de prestige de Hanovre, par rapport aux autres invités : pour le « grand public mélomane », disons, il n'y avait que Tharaud qui soit vraiment un repère, et c'était pour un concerto de Mozart, donc pas ce qui ravit le plus les amateurs de piano virtuose.

Public très différent de celui dont on a l'habitude pour les grands orchestres ou les soirées vocales : beaucoup plus détendu et informal, plus du public « familial » (même si ce n'étaient pas des familles, ni des néophytes, personne n'applaudissait entre les mouvements). Ambiance assez sympa, je dois dire, par rapport à la tension qu'on sent parfois dans les soirées où les attentes sont élevées – pas une tension nécessairement négative, mais ici j'avais plus l'impression de gens venus se détendre au concert une ou deux fois par an. Sympa.

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