Carnets sur sol

lundi 1 juillet 2019
mercredi 26 juin 2019

Notule Votre programme de l'été en ÃŽle-de-France

Pour occuper les travailleurs de l'été, ou les innocents vacanciers mélomanes qui auraient imprudemment élu Paris pour destination, voici ce qu'on peut gratter de musique en juillet à Paris, après ce dernier week-end (très très riche) de juin, où se combinent les fins de saisons régulières et les débuts de festivals.…

jeudi 20 juin 2019
mardi 18 juin 2019
lundi 10 juin 2019
vendredi 7 juin 2019

Notule Nouveautés du vendredi

Très grosse brassée de nouveautés ce vendredi. Le fichier des nouveautés 2019 a été mis à jour. (En gras, les recommandations, en italique, ce qui me paraît dispensable. Les deux, lorsque l'œuvre vaut le détour, mais qu'on trouve interprétations sensiblement plus abouties dans la discographie préexistante.) Bien sûr,…

dimanche 2 juin 2019
samedi 1 juin 2019

Notule Douceurs de juin

Demandez le programme ! Le programme avec le livret ! L' agenda de CSS vient d'être mis à jour jusqu'aux premières semaines de juillet (il faudra compléter avec les festivals de Jeunes Talents et de l'OCP, ce sera fait). Je réponds évidemment avec plaisir à toute question sur les contenus exacts / intérêt des œuvres &…

lundi 27 mai 2019
lundi 20 mai 2019
jeudi 16 mai 2019
lundi 13 mai 2019

Notule En mai ouïs ce que veux

Après relevé des nombreuses auditions de classes, concerts de fin d'années d'ensembles amateurs et pros, voici le planning des choses à voir pour les deux prochaines semaines (bientôt complété de façon plus ample par les propositions du CRR et d'autres conservatoires). Un début de relevé pour les semaines suivante,…

mercredi 8 mai 2019
dimanche 5 mai 2019
mercredi 1 mai 2019
mercredi 1 mai 2019

Notule [Carnet d'écoutes] – Missa Solemnis de Léopold Mozart

Toujours issu du fil des nouveautés , une œuvre qui se distingue. 75) Leopold Mozart, Missa Solemnis Bayerische Kammerphilharmonie, Alessandro De Marchi (Aparté, coproduction Radio Bavaroise) (parution 19 avril 2019) Nouvelle parution très stimulante : une messe dans le style classique qui, contrairement à l'image…

dimanche 21 avril 2019

Notule [Carnet d'écoutes] Kongsgaard Variations d'Anders Hillborg

À nouveau tiré de la page autour des nouveaux disques, mais indépendamment de la parution discographique l'œuvre contemporaine mérite le détour. 70) Beethoven, Quatuors n°3 & n°14 ; Hillborg, Kongsgaard Variations Quatuor Calder (PentaTone). Parution 19 avril 2019. La pochette peut de prime abord paraître assez terne…

samedi 20 avril 2019
dimanche 14 avril 2019

Notule Le Partage de l'Univers selon le plus grand compositeur italien du XVIIe s. — La Divisione del Mondo de Legrenzi


opéra royal

#ConcertSurSol #129

Un inédit de Legrenzi, possiblement le meilleur compositeur italien du XVIIe siècle, comment résister ?
Les Talens Lyriques à l'Opéra Royal de Versailles, et mis en scène.
 
On y retrouve ses caractéristiques : entre le récit permanent et le seria, avec des airs ornés très courts (une strophe répétée une fois), où la virtuosité est présente sans constituer le propos principal. Et un grand sens mélodique : rien n'est plat, chaque récitatif coule avec naturel (je ne pourrais en dire autant du génial Monteverdi), chaque air séduit par un galbe spécifique.
    Cela dit, par rapport à ses autres œuvres (Il Giustino, par exemple), ne s'y trouve peut-être pas de moment foudroyant comme dans les Monteverdi, Rossi, Falvetti, même Cavalli.
 
samedi 13 avril 2019
vendredi 12 avril 2019
jeudi 11 avril 2019
jeudi 4 avril 2019
mercredi 3 avril 2019
samedi 30 mars 2019
jeudi 21 mars 2019

Notule Les chaînes vidéo (gratuites) des orchestres


Aujourd'hui, pour les amateurs de musique en vidéo, l'offre donne le vertige – le problème est plutôt d'imaginer que telle maison qu'on aime met tout à disposition, que de trouver de quoi s'occuper… Je parlerai prochainement des opéras rarissimes sous-titrés disponibles en ligne, mais pour l'heure, un petit tour de ce qu'on trouve aisément en musique symphonique. De très grands orchestres, parmi les meilleurs du monde, se sont prêtés à l'exercice, et sans organiser de paywall à la façon du Philharmonique de Berlin – je suppose qu'ils sont les seuls à disposer de la notoriété suffisante pour faire payer sur leur seul nom, mais j'avouerai que cela me paraît presque indécent, considérant le prix très élevé (et sans réduction pour catégories sociales spécifiques) alors qu'on trouve sans peine gratuitement des concerts en HD d'orchestres sensiblement aussi passionnants.

Je propos donc un petit tour de quelques chaînes vidéos testées par mes soins.


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FRANCE
National de France
L'orchestre « de prestige » de la Radio, dévolu au patrimoine français (oui, c'est marqué dans les statuts même si…), au grand répertoire, à l'accompagnement de productions vocales extérieures de prestige. Site de France Musique.
Philharmonique de Radio-France
Possiblement l'orchestre le plus virtuose de France. La présentation des vidéos dans le site de France Musique rend à peu près impossible une recherche cohérente, mais on peut retrouver au fil du temps les derniers concerts (du moins ceux captés, ou diffusés, ou laissés en ligne).
National de Lille
Avec l'arrivée d'Alexandre Bloch, l'orchestre entreprend de vidéodiffuser ses concerts (dont la qualité a vertigineusement augmenté, comme en témoignent les récents Pêcheurs de Perles et Poème de l'Amour et de la Mer, de grands, grands concerts & disques). Pas encore beaucoup de chose, mais il y a au moins une intégrale de Mahler en cours (certes, ça ne va pas changer la face du répertoire si on joue du Mahler, mais d'autres choses sont susceptibles d'apparaître désormais). Merci Eusèbe.

ESPAGNE
Sinfonica de Galicía (Youtube)
Énormément de choix depuis des années, et interprété avec un entrain et un professionalisme qu'on pourrait par préjugé ne pas attribuer à un petit orchestre. Une des meilleures chaînes d'orchestre. Et les chefs ne sont anodins : Slobodeniuk, Skrowaczewski, Orozco-Estrada, Maazel, Segerstam…

ROYAUME-UNI
London Symphony
Beaucoup de vidéos pédagogiques remarquablement conçues, et le grand répertoire vu sous des jours très différents selon les chefs.
London Philharmonic
Essentiellement des vidéos à la fois promotionnelles et pédagogiques très courtes, avec partition.

IRLANDE
RTÉ
Des extraits de tout genre. La chaîne est finalement moins riche qu'il m'avait semblé (peu d'intégrales). Mais on peut entendre Pirates des Caraïbes joué proprement par un orchestre de haut niveau. Pourquoi pas.

ALLEMAGNE
Radio de Francfort (YouTube)
Ou sous son nom actuel hr-Sinfonieorchester, je vous renvoie à cette vaste notule pour l'histoire (contorsionnée) du nom et le répertoire de la formation. Beaucoup de vidéos, surtout du grand répertoire très bien joué (orchestre pas très coloré, mais très discipliné et engagé, toujours un plaisir), mais aussi pas mal de XXe siècle et de contemporain de diverses obédiences (Walton, Blacher, Macmillan, Eötvös, Widmann, Hillborg, Say…). Essentiellement des concerts des directeurs musicaux P. Järvi (assez exceptionnels, comme leur Huitième de Mahler) et Orozco-Estrada (toujours très bons).
Gürzenich de Cologne
L'orchestre « de concert » de la ville, par opposition à la WDR (l'orchestre de radio). Sur sa chaîne, essentiellement du grand répertoire, mais le niveau s'est beaucoup élevé sous Kitayenko (et surtout Stenz), donc de belles versions. Beaucoup de concerts récents dirigés par Roth.
Herford, Nordwestdeutsche Philharmonie

PAYS-BAS
Concertgebouworkest (YouTube, Bachtrack)
Seulement des extraits ces dernières années, mais dans les archives de la chaîne, on peut trouver leurs Mahler entiers, par exemple. Un mot sur l'orchestre et sa place dans le paysage néerlandais.
Chambre des Pays-Bas
Philharmonique des Pays-Bas
Deux orchestres couplés au fil des fusions, à retrouver dans le premier volet de notre série (trois notules pour l'instant) autour des orchestres des Pays-Bas, de leur onomastique complexe, de leur histoire extrêmement tournmentée – une des explorations les plus stimulantes de CSS et aussi un de ses plus gros bides.
Des œuvres moins issues du grand répertoire.

DANEMARK
Radio Danoise
Pas l'orchestre le plus virtuose ni le plus incisif du monde, mais très dynamique, répertoire original (Nielsen, vastes suites de concert de films, dont la plus complète jamais diffusée pour Star Wars – mais aussi les grands westerns, le Parrain, Avatar, etc.). Hélas, il semble qu'on ne trouve plus que des extraits.

NORVÈGE
Tronhdeim SO
Le plus bel orchestre du monde. Le compte est moins alimenté désormais, mais on peut y retrouver les étincelles produites lors de l'ère Urbański sur les quelques vidéos intégrales diffusées pendant son mandat. Des Beethoven 3 ou Carmina Burana qui sont des références absolues pour moi.
Bergen PO (ou Bachtrack)
L'autre prétendant au titre. Un peu moins typé depuis l'ère Litton, dont on peut voir tout de même mainte merveille, et à présent le mirifique Gardner. Fonds assez varié, pas de raretés absolues mais des standards à  l'opéra et la musique de film, il y a de quoi se faire plaisir, dans des lectures qui, là aussi, sont peu ou prou les plus grisante qu'on puisse trouver.
Chambre Norvégienne
Les classiques pour petit orchestre par cet ensemble de haut niveau. (Merci Iskender.)

SUÈDE
Göteborg SO (ou Bachtrack)
Intéressant pour suivre le jeune prodige Rouvali qui y rode ses Symphonies de Sibelius avant enregistrement chez Alpha : des Sibelius complètement atypiques, où les transitions deviennent les parties thématiques, très frémissants et panthéistes, pas du tout dans la veine lyrique ou mélodique habituelles, une sorte de vie étale et profusive, très agitée, mais en souterrain, voilà qui renouvelle beaucoup l'écoute !  (au disque, c'est Saraste qui s'en approche le plus, mais ce n'est pas à ce point différent)
Pour le reste, le niveau actuel de l'orchestre m'a paru en deçà de ce dont témoignent les nombreux disques N. Järvi, mais je n'ai pas encore bien exploré le fonds. (Merci Ptitof.)
Stockholm, Philharmonique Royal (ou Bachtrack)
Le Royal Philharmonic local était, comme l'anglais, un peu à la traîne dans une nation aux orchestres de très haut niveau, plutôt opaque, un peu mou. Sous Oramo cela a complètement changé et, prises de son BIS aidant, sans être devenu le plus mordant de la discographie, il se pare de couleurs extraordinairement variées, chaleureuses et transparentes, plus proche du Berlin de Rattle que du Philharmonia de Klemperer, disons.

RUSSIE
orchestres de la Philharmonie de Moscou
Site en russe uniquement. Beaucoup d'audio exaltant, mais aussi de vidéos.

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Il en manque évidemment. Je n'ai pas trouvé grand'chose du côté américain : que des extraits brefs chez New York, Boston, quelques rares concerts déjà anciens chez Chicago (de toute façon l'ère Muti reste un mauvais moment à passer), même les dynamiques San Francisco et Buffalo ne proposent rien. Mais si vous avez de bonnes adresses, n'hésitez pas à les partager !

Les chaînes les plus stimulantes sont à mon sens celles de Bergen (vraiment une expérience sonore !), du Symphonique de Galice (vaste choix et grands chefs moins bien documentés), le dépaysant site de la Philharmonie de Moscou et pour le grand répertoire Francfort, LSO, Gürzenich.

Belles balades sonores à vous !

mercredi 20 mars 2019
dimanche 17 mars 2019
mardi 5 mars 2019

Notule Choses vues

Un mot pour indiquer que les commentaires de concerts vus en février ont été mis à jour en commentaires de l'annonce du planning : invendus de Sondheim, Quatuors de Gassmann & Pleyel, le crépuscule énigmatique de Maurizio Pollini, Victor Hugo, Star Wars… Pour les concerts à partir de mars, ils figureront également…

dimanche 3 mars 2019

Notule Printemps 2019 – Les concerts franciliens que le Guoanbu ne veut pas que vous voyiez


Afin de dégager du temps pour d'autres sujets plus exaltants, le planning est publié dans ce PDF . Les commentaires des spectacles seront placés en commentaires, sauf entrée spécifique, et ceux de janvier-février se trouvent sous cette notule (ou bien sur le compte Twitter de CSS).

♦ En violet, les événéments qui me paraissent considérables, immanquables (en général œuvre rare et très intéressante, avec exécution prometteuse).
♦ En bleu, ceux qui me paraissent importants, à tenter vraiment de voir.
♦ En vert, diverses propositions séduisantes (tubes par des interprètes stimulants, œuvres rares qui ont potentiellement moins ma faveur…).

Mais à peu près tout ce qui est relevé ici est attirant.



J'insiste sur quelques événements.

Hervé, Le Retour d'Ulysse (version comique). À partir du 13 mars, relecture offenbachien du mythe.

La Finta Pazza de Sacrati (16-17 mars), par Alarcón, qui revient chargée de critiques enthousiastes, une œuvre fondatrice dans l'histoire de la diffusion de l'opéra en France.

¶ Le Quatuor vocal à un par partie Bonelli (15 & 17 mars), constitué de chanteurs époustouflants individuellement et collectivement, dans des programmes originaux et jubilatoires.

Symphonie n°10 Chostakovitch par l'ONDIF et Kaszpczyk… un très grand chef (meilleurs Szymanowski de tous les temps) et l'orchestre le plus engagé qu'on puisse trouver… dans la meilleure symphonie de Chostakovitch, ce devrait être très impressionnant. (Mais on a aussi le droit d'aimer roupiller sur les tapis moelleux des R. Strauss du Concertgebouworkest.). 22 mars.

Symphonie n°2 de Howard Hanson, et à l'orgue encore, par Cameron Carpenter (23 mars).

Programme Donna par l'ensemble Il Festino. Excellent programme, mais prévoyez d'investir dans les tout premiers rangs de la première catégorie, si vous voulez entendre quelque chose dans la Cathédrale des Invalides. (28 mars).

L'Orestie d'Eschyle à la BNF. (30 mars) Je n'ai pas vérifié sous quel format la chose était donnée.

Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók, joué et chanté par des Hongrois – ce qui advient fort rarement.

Refonte XVIIIe d'Armide de LULLY (1er avril).

Tchaïkovski, Symphonie n°6 par l'Orchestre Ut Cinquième. Amateurs de très (très) haut niveau… Sibelius 2 comme je ne l'avais jamais entendue, même au disque… et excellents dans Cavalleria Rusticana, La Bohème, etc. Ce devrait être une grande lecture. (4,6,7 avril)

Ravel, L'Enfant et les Sortilèges dans une version de chambre (de Nemoto, qui avait joliment instrumenté le Voyage d'hiver il y a quelques années), avec une distribution épatante : Masset, Poupard, Boisvert, Sargsyan. À Herblay le 9 avril.

Legrenzi, La Divisione del mondo, Rousset (13-14 avril). Le meilleur compositeur italien du XVIIe siècle, l'une de ses figures les plus inventives également, dans cet opéra inédit.

¶ Récital d'Andrea Pichanik avec guitare baroque / théorbe. Premier XVIIe italien (15 avril). Voix extraordinairement généreuse et véritable diseuse, avec le luthiste spécialiste Egüez (partenaire de Bárbara Kusa au sein de La Chimera, explorations semi-populaires hispanohablantes, notamment).

¶ Le Quatuor Quiroga (ce fruité un brin acide, inimitable, très grands musiciens d'une saveur rare) dans Ginastera 1, Turina, Chosta 8. Le 15 avril.

Leçons de Ténèbres de Gesualdo par les spécialistes de Graindelavoix. Pas aussi aventureux que ses madrigaux, mais plutôt rare (18 avril).

Leçons de Ténèbres de Lambert par Marc Mauillon (20 avril), mais hors de prix en ce qui me concerne, 90€¬ minimum pour moins d'une heure de musique, si j'ai bien lu les tarifs en début de saison.

Ibsen, Un ennemi du peuple. Pièce très peu donnée d'Ibsen, mise en scène Sivadier à l'Odéon, pendant le mois de mai.

Un opéra (contemporain) de Barry d'après The Importance to Be Earnest, pas si fréquent d'oser des textes un peu légers désormais. À partir du 16 mai.

Perrault par d'Estalenx et Aboulker, pour chœur d'enfants. (28 mai et 11 juin)

Roussel, Le Testament de tante Caroline (à partir du 6 juin), un Roussel léger !

Hervé, Mam'zelle Nitouche (à partir du 7 juin). Servi par les Frivolités Parisiennes, même si la musique en est vraisemblablement peu dense, ce sera un régal (quel entrain scénique !  quels chanteurs !  et surtout quel orchestre !).

Berlioz, cantates (dont l'immortelle aux Chemins de fer) et Symphonie Funèbre & Triomphale, par un très gros effectif (24 juin).

Stockhausen, Samstag aus Licht (28 et 29 juin). Moins marquant que Donnerstag donné par l'Opéra-Comique à l'automne, mais toujours assez étonnant, pas exactement un opéra (beaucoup de parties purement instrumentales qui tournent sur elles-mêmes sans que leur dimension dramatique soit tout à fait évidente), mais une très belle expérience, de la musique bien faite et étonnamment polarisée et accessible.



Bien sûr, en s'approchant des échéances, quantité de petits concerts très originaux surgissent… Je les posterai en commentaires, ainsi que mes éventuelles impressions sur les spectacles que j'aurai moi-même tentés.

Bon printemps à vous !

samedi 2 mars 2019

Notule [pré-annonce] Saison définitive de l'Opéra de Paris 2019-2020

Si vous êtes agité par la perspective de ne pas savoir encore ce que vous ferez en décembre 2020, cette notule est pour vous. À la suite d'une avance délibérée ou d'une maladresse involontaire, la saison officielle de l'Opéra de Paris, attendue fiévreusement par les amateurs d'opéra (la plus étendue de France en…

lundi 25 février 2019

Notule Une décennie, un disque – 1750 – Mondonville, le grand motet figuratif


1750


quichotte duchesse

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Cœli enarrant : « In sole posuit tabernaculum suum ».
Solo suspendu de basse-taille, à la lente colorature, miraculeusement articulé par Jérôme Correas.

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Venite exultemus : « Quoniam ipsius est mare » (Jérôme Correas).
Cette fois, vocalisation rapide, avec un contrechant de hautbois concertant et des cordes palpitantes typiques de la manière italienne… et des orages à la française.



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Venite exultemus : « Hodie si vocem » (Catherine Padaut).
La voix juvénile de Catherine Padaut mêle sa sobre prière à un chœur d'hommes, dispositif très inhabituel dans le répertoire français documenté (on songe plutôt à la Passion selon saint Jean de Bach)
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Cœli enarrant gloriam Dei, chœur liminaire.
Grand début en majesté, typique du genre.


Compositeur : Jean-Joseph CASSANÉA de MONDONVILLE (1711-1772)
Œuvre : Cœli enarrant gloriam Dei (1750) et autres grands motets
Commentaire 1 : Bien que défenseur du style français aux côtés de Rameau dans la Querelle des Bouffons (contre Rousseau et tous les philosophes – qui n'entendaient manifestement  rien à la musique et voulaient de jolies ritournelles), Mondonville illustre, pour l'auditeur du XXe siècle, un tournant spectaculaire dans le style français, en réalité amorté dès la fin du XVIIe siècle avec la vogue de l'opéra-ballet, tandis que toutes les les tragédies, pourtant jamais aussi travaillées, tombaient les unes après les autres devant un public instatisfait.
    En effet, quittant le hiératisme et la primauté prosodique des genres lyriques français, Rameau et Mondonville adoptent un style beaucoup plus mélodique et souple, qui fait la part belle aux coloratures (vocalisations sur une seule voyelle à l'intérieur d'un mot) et à une orchestration généreuse et volontiers spectaculaire. Un style plus purement musical, plus brillant et généreux, que l'auditeur d'aujourd'hui qualifierait volontiers… d'italien. Mais ce n'était pas du tout ainsi qu'on le percevait alors – la notion d'italianisme varie considérablement selon les périodes (à la fin du XVIIe cela désigne le contrepoint et la surprise harmonique, au milieu du XVIIIe l'imitation d'ariettes simples à la façon des intermèdes bouffe, au début du XIXe l'influence du bel canto et donc la mise en valeur de la voix devant tous les autres paramètres musicaux).

Interprètes : Catherine Padaut, Guillemette Laurens, Rodrigo del Pozo, Jérôme Correas ; Les Chantres de la Chapelle, Ensemble Baroque de Limoges, Christophe Coin
Label : Astrée – Auvidis (1997)
Commentaire 2 : Les meilleurs représentants historiques du renouveau baroque français sont présents, en particulier la saveur capiteuse de Guillemette Laurens et le verbe de Jérôme Correas, imperturbablement posé sur un timbre mordant et résonant… L'Ensemble Baroque de Limoges, comme toujours, et dans ce disque plus encore que dans les autres, n'a rien d'un ensemble de niveau provincial et sert avec chaleur et beaucoup de style ce qui est, après l'opéra, le genre matériellement le plus exigeant de la musique du XVIIIe siècle.
    Une merveille de chaque instant, des voix fines et calibrées pour ce répertoire, des phrasés intelligibles et expressifs, un orchestre très coloré et tout à fait précis… le meilleur de tous les mondes à la fois.

Un peu de contexte : Mondonville
    Mondonville est un autre exemple (Boismortier pour la décennie précédente) de provincial (né à Narbonne) dont la fortune s'est faite à Paris : d'abord violiniste & chef à Lille, puis au Concert Spirituel à Paris, il épouse une claveciniste, se lie avec Rameau. Il est celui qui crée le label « Pièces de clavecin en concert », plusieurs années avant Rameau. Il est aussi le premier, à ma connaissance (je n'ai pas trouvé d'éléments sur le sujet, je livre simplement un constat personnel sur la petite partie du répertoire qui m'est accessible), à être publié de façon méthodique en numéros d'opus.
    Sa musique de chambre, en grande quantité, jouit d'une belle réputation – mais demeure essentiellement décorative, comme à peu près tout le répertoire instrumental baroque, à l'exception de quelques Germains fanatisés. Ses opéras se caractérisent aussi par leur rondeur, leur moelleux, dans une veine où l'intrigue est devenue complètement secondaire et essentiellement le prétexte à ballets et ariettes.
    Ce sont donc ses grands motets (compositions sur les psaumes avec orchestre, solistes et chœurs, contrairemnet aux petits motets qui sont écrits pour un à trois chanteurs, basse continue et parfois un ou deux instruments mélodiques) qui lui valent cette belle notoriété, en raison de leur grande variété au sein d'une même mise en musique, de leur orchestration brillante, de leurs effets inédits ou saisissants, de leur veine mélodique immédiate. Sur les 17 attestés, il ne nous en reste que 9.

Complément discographique :
    … ce qui nous amène à la recommandation complémentaire.  Le disque standard, recommandé par tous (et à bon droit), est celui des Arts Florissants, avec trois autres grands motets : le majestueux Dominus regnavit, le très figuratif In exitu Israel (avec les flots en furie de « Super flumina Babylonis »), et le De profundis. Attaques fines, mobilité, c'est un univers différent de la recherche de l'atmosphère et de la couleur du disque de l'Ensemble Baroque de Limoges – dans les deux cas, le soin apporté à la déclamation est très réel, témoin d'une forme d'âge d'or dans l'intérêt pour la rhétorique des interprétations baroques. Complément absolument évident au présent disque.

   


mercredi 20 février 2019
mardi 19 février 2019
vendredi 15 février 2019

Notule Nouveautés discographiques, suite

Faute de temps pour achever une des notules plus ambitieuses en préparation, quelques présentations supplémentaires des nouveautés 2019 sous l'article concerné. (Il m'en reste une demi-douzaine à commenter et une bonne dizaine à écouter… sans parler de ceux qui ont dû paraître ce vendredi. Le fil devrait continuer à…

samedi 9 février 2019
lundi 21 janvier 2019

Notule Nouveautés discographiques 2019

Du fait de ma (grosse) consommation discographique, et des commentaires que je peux en faire çà ou là, autant centraliser… (Et puis on pourra jouer à la remise des prix à la fin… je ne sais jamais ce qui est sorti dans l'année.) Je sèmerai donc ici, en commentaires, des impressions (souvent d'abord jetées sur le…

mardi 15 janvier 2019
dimanche 13 janvier 2019
jeudi 10 janvier 2019
vendredi 4 janvier 2019
mercredi 2 janvier 2019
dimanche 30 décembre 2018
mardi 25 décembre 2018
dimanche 16 décembre 2018
dimanche 9 décembre 2018
dimanche 2 décembre 2018
dimanche 2 décembre 2018
jeudi 29 novembre 2018
mardi 27 novembre 2018