Nouveautés discographiques 2019
Du fait de ma (grosse) consommation discographique, et des commentaires que je peux en faire çà ou là, autant centraliser… (Et puis on pourra jouer à la remise des prix à la fin… je ne sais jamais ce qui est sorti dans l'année.)
Je sèmerai donc ici, en commentaires, des impressions (souvent d'abord jetées sur le mirifique forum Classik) sur ce qui vient de sortir. À chaud et sans apprêt, pardon, mais cela laisse toujours une trace en attendant que vos magazines préférés en disent d'autres sottises que les miennes !
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Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance, Disques et représentations













































































Intégrale Paavo Järvi & Orchestre de Paris, dès longtemps attendue (elle a dû être enregistrée en 2015-2016 ?)
Écouté les 1,2,4 pour l'instant. On y retrouve les mêmes qualités qu'en concert (prise de son formidable en plus, très différent de ses autres disques RCA plus ouatés et égalisés) : ces petits retards presque flottants des phrasés, très différents du rubato téléphoné habituel (dans la 1 !), ce grain formidable (2,4), tout rugit et vibrillonne en permanence…
Pas impossible que ça s'impose comme un premier choix, à ce train-là.
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Après écoute intégrale…
Globalement : l'intégrale la mieux captée (avec Elder-Hallé), on entend tout, et avec un grain exceptionnel, la gouaille des bois, la râpe des cordes, tout est physiquement proche et sensible. Et cela se combine très bien avec la conception de Järvi, très vive (rapide tout le temps, en fait), très folklorisante aussi.
Très, très grande lecture (la qualité flottante mais très maîtrisée des phrasés, très poétique), et surprise d'entendre l'Orchestre de Paris sonner à ce point comme le meilleur orchestre du monde. Ils étaient superbes lors des concerts, mais là, ils ont vraiment bossé, la qualité de timbres et la sûreté de réalisation est assez supérieure à celle de leurs concerts (que je trouve pourtant presque tout le temps excellents). On peut supposer qu'on avait envoyé Aïche, Cazalet et Rouillard en vacances dans les îles pendant l'enregistrement.
Les rares réserves : vision plus motorique que poétique (plus proche d'Elder que d'Oramo ou Saraste, pour situer), l'écoute suivie paraît un peu homogène, alors que d'ordinaire on est frappé par le contraste entre les œuvres.
Très convaincante sur les symphonies moins réussies (référence absolue, pour moi, dans les 1,4,6). Moins dans les symphonies très courues, que j'avais trouvées plus réussies en salle ou sur bande (2,5,7). Le final de la 5 manque un peu de majesté, à mon sens – dans ce cas, il aurait pu prendre plutôt la version originale, sa lecture s'y prêtait mieux.
Donc peut-être pas une référence ultime / absolue / universelle comme Rattle-Berlin, Oramo-Birmigham ou Ashkenazy-Philharmonia, mais pas bien loin (largement du niveau de Storgårds, des deux Maazel, d'Elder, de Saraste…). On verra à l'usage, ce n'est qu'une première impression. C'est assez parfait en tout cas, ça fait partie des intégrales qui peuvent amplement suffire à une vie d'écoute, tout est réussi.