Faute professionnelle
Il semblerait que la Sainteté actuelle ne jouisse pas de talents considérables ni de formation très sérieuse en matière d'étude de marché, de gestion des stocks et de mercatique.
Et que la recherche des besoins ou l'étude de la faisabilité aient été quelque peu oubliées dans le processus d'élaboration industrielle du nouveau label Vatican I'.
J'ai beaucoup de tendresse pour le folklore authentique lefebvriste, qui joue uniquement sur missels d'époque, mais il n'est pas nouveau que les penchants de certains de leurs représentants n'entendent pas la céder au lobby théicide. Un peu facile, on vous tue un Dieu Sauveur-Rédempteur, et hop, on réclame de la compassion à peine deux mille ans après. Il ne faut pas pousser.
La question s'est donc posée : pouvait-on réhabiliter un évêque coupable de révisionnisme sévère, qui parle par innocente déformation professionnelle de l'absence de chambres à gaz avec la foi du charbonnier, en un candide Credo ('Je crois qu'elles n'ont jamais existé - un peu comme les Limbes, vous savez.') ?
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La réponse à été fournie par le Saint-Siège, et je ne vois pas bien en quoi elle pourrait choquer qui que ce soit : mépriser les infâmes théicides, ignorer les êtres qui ont refusé d'accepter la lumière du Pardon, et ignorer jusqu'à leur mort et leur nombre, est-ce vraiment incompatible avec l'état de prêcheur catholique ? A mon humble avis, la cause - certes réelle et sérieuse, mais pas dans ce sens-là - ne tient pas devant les Prud'hommes. Détester, mépriser ou ignorer l'histoire des juifs n'est pas une entrave à la bonne exécution de son métier - en dépit qu'on en ait.
En réalité, on reproche à Benedictus de ne pas avoir été hypocrite, en faisant mine que le respect des Juifs [1] était présent dans le cahier des charges de la religion concurrente. Quelle candeur !
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Oui, on tremble un peu de plaisanter avec ces choses-là, mais enfin, les lecteurs de CSS qui se sont présentés sont largement capables d'humour. Si je suis pris au pied de la lettre, ne vous inquiétez pas, Vartan m'apportera à Gradignan des oranges catholiques d'Espagne, bien fermes, vierges de toute théologie de la Libération.
Sarah Williamson, pas du tout parente de l'évêque mais partenaire du quatuor Sacconi, aurait déclaré pour notre défense : Dieu teoute façow, les awticles dieu Siesses, c'est tioujouw diou paypeouw.
Notes
[1] Oui, cette fois-ci en tant que peuple décimé, puisque les camps n'étaient pas réservés aux pratiquants orthodoxes.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Vaste monde et gentils
Dans un premier temps, je partageais un peu ta bienveillance pour le nouvel infaillible en chef et je me disais qu'il n'avait pas les talents de communication de son prédécesseur. Mais au fur à à mesure que s'accumulent des prises de positions publiques qu'il faut ensuite qualifier de bourdes, et qui vont toutes dans le même sens, semaines après semaines, il me semble maintenant évident que ce ne sont pas des bourdes, mais une nouvelle politique d'action claire et délibérée.
Ce Pape est un réactionnaire violent, il veut en revenir à une situation antérieure à celle de Vatican II et ne ménage pas ses efforts. Est-ce que c'est un problème ? Je l'ignore, mais le personnage pourrait bien vite devenir sulfureux même si pour l'instant tout le monde feint de regarder ailleurs. En l'état, sa politique de communication est celle des groupes extrémistes, qui font des clins d'œil appuyés à leurs partisans tout en prenant garde d'utiliser un vocabulaire qui sera à la limite de ce qui sera toléré par les tribunaux, au prix de vagues dénégations auquel personne ne croit.
Et le problème n'est pas près de se résoudre de façon "naturelle", comme semblaient l'espérer certains cardinaux disant avoir été "piégés" par la rhétorique du bonhomme, ce Saint Père présenté comme un homme de transition, vieux, fatigué et malade, semble bien avoir repris du poil de la bête et déambuler entre les murs de la congrégation de la doctrine de la foi d'un pas résolu et décidé.
La grande "gaffe" en préparation est la béatification de Pie XII dont on prépare le dossier, semble t'il, avec un soin particulier pour éviter un échec, il ne s'agit pas de se planter en ne parvenant pas à réhabiliter un personnage emblématique. Béatification (ils n'osent pas la canonisation : toujours rester à la limite de la décence, c'est la condition de succès de ce type de politique) qui, pour le coup, me choquerait beaucoup : même en tenant compte du contexte de l'époque, de toutes les nuances qu'il faut apporter, le bonhomme Pacelli reste un personnage plus que douteux à mes yeux.
Mais enfin, le terrain est en préparation, et j'imagine qu'il y aura d'autres "bourdes" secondaires en cours e processus.