L'an 1899 — 19 — L'épique Fervaal face au naturaliste Angélus
Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol
Au bout de 13 épisodes, c'est la fin de la sous-série autour de *L'Angélus* de Baille ! (Initialement prévu pour en faire entre 1 et 4…)
La faible notoriété de l'ouvrage et le peu de sources sur le sujet m'ont donné l'occasion d'explorer ce qui l'entourait, et c'est précisément le but de cette série 1899 que de capter un air du temps !
Impressionnant de comparer *L'Angélus* de Casimir BAILLE, formé à l'école (à vocation religieuse) Niedermeyer, ce petit drame simili-naturaliste, centré sur le foyer de gens simple… à *Fervaal* de Vincent D'INDY, fresque épique radicalement wagnérienne et chromatique, dont la création scénique a lieu au moment même où *L'Angélus* est « reçu » (accepté pour programmation) dans la même maison de l'Opéra-Comique — où décidément l'on ne joue plus d'opéras comiques, à tous les sens du terme.
*Fervaal* est à ma connaissance (après *Gwendoline* d'Emmanuel CHABRIER) seulement le deuxième opéra français à adopter le langage wagnérien. (Même si *Sigurd* d'Ernest REYER en laisse affleurer des traits.)
*Fervaal* regorge de chromatismes et de motifs qui font ouvertement référence à *La Walkyrie*, *Tristan* ou *Parsifal* (la structure même de ces motifs étant véritablement wagnérisante).
Extrait musical : le baiser de Guilhen et l'appel d'Arfagard.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol