Carnets sur sol

vendredi 29 mai 2026

L'an 1899 — 10 — Μηδὲν ἄγαν : une musique de justes proportions

Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol

Quatrième épisode autour de L'Angélus de Casimir BAILLE, dédié à l'esthétique musicale de Baille.

¶ Effets très proportionnés, mais sans le pouvoir de solliciter ses effets ponctuellement comme chez Dubois.
¶ Petites évolutions harmoniques, ce n' est pas rétrograde, mais rien ne dépasse, accompagnement simple, mélodies peu marquantes. (Ça a été remarqué à l'époque : rien de saillant, suite de « scènes » récitatives.)
¶ Seulement une jolie explosion mélodique à la fin. (Et le conflit de valeurs étrange qui rend la musique banale plus tendue dans les minutes qui précèdent.)
¶ Clairement pas le sommet de la production musicale du temps. S'écoute agréablement et poliment, mais n'en serais jamais venu à bout sans ce projet : sans surprise, que ce soit librettistique ou musicale, ni même de beautés particulières dans le texte, les mélodies, les harmonies.

C'est peut-être à rapprocher de l'art sulpicien : désigne la production industrielle et fade des objets de dévotion dans les petites boutiques à proximité de Saint-Sulpice -- typiquement ce qu'on trouve à Lourdes aujourd'hui. Avec un côté rigide, formel, stéréotypé qui en fait un art officiel, rassurant, destiné à flatter la dévotion sans chercher la complexité.
Goût pour la couleur locale également (costumes régionaux).

Extraits musicaux :
→ Dénouement de l'opéra.
→ Extraits de Théodore DUBOIS, chef de file des académiques : Messe de mariage pour orgue, Chansons de Marjolie, Trio avec piano, Quintette avec hautbois…

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