#2 Soirée électro au Stade de France
Initialement publié sur le site alternatif Carnets sur sol (concerts), le 16 septembre 2024. Version d'origine.

Autant la célébration de la biologie idéale par les Jeux Olympiques ne me met pas complètement à l'aise, autant j'étais curieux des Paralympiques - même si le principe de compétition m'est toujours aussi étranger. Un vainqueur heureux (ou pas) pour tant de perdants attristés. Et puis, un happening mettant en jeu la coopération des équipes pour produire quelque chose de beau ne serait-il pas plus stimulant, y compris pour le public ? Les spectacles virtuoses qu'on pourrait produire, avec la maîtrise cumulée de chaque sportif !

Mais je prends sans doute la compétition sportive pour de l'art. Quoi qu'il en soit, j'ai découvert avec beaucoup de gourmandise cet univers nouveau - je n'avais en tout et pour tout assisté qu'à un seul match de ma vie, un Argentine-Croatie en poule, lors de la Coupe du Monde de 98. En 11 jours, 9 événements différents : badminton, tennis fauteuil, para athlétisme, cécifoot, para tir à l'arc, volley assis, basket fauteuil, para canoë et pour finir, cette cérémonie de clôture.

J'évoquerai peut-être un jour mes impressions de candide dans Carnets sur sol (boueux) https://carnetsol.wordpress.com. Pour l'heure, petit retour sur ce deuxième concert (et deuxième concert amplifié !) de la saison.

J'ai déjà mentionné ailleurs que j'aimais beaucoup l'allure de bateau du Stade de France - escaliers en forme d'étrave, arrondi des gradins qui évoquent des voiles gonflés par le vent, pylônes au-dessus de la structure supérieure qui semblent autant de mâts...

Petite déception sur la structure même de la cérémonie : contrairement aux trois autres, il n'y avait aucun tableau artistique, avec une sorte de ballet comme pour la clôture des Olympiques (l'exhumation futuriste des Anneaux) ou l'ouverture des Paralympiques (ballet valides / fauteuils). En revanche, comme prévu, le baptême du feu pour mon premier concert électro !

En plein air et avec les bouchons d'oreille, le volume sonore était tolérable. J'ai cru percevoir que les DJs successifs retravaillaient en réalité, comme dans une immense variation collective, le thème sonore qui a accompagné tous les JO&P.

Le tout avec lasers (dont une lyre laser...) et boules de feu, un joli son & lumière loin de ma zone de confort, mais pas déplaisant, en tout cas lorsque les musiques ne se limitaient pas à une pulsation régulière tonitruante mais travaillaient leurs propres textures et métamorphosaient le thème premier (notamment en le plaçant à la basse, comme dans une bonne vieille passacaille !).

Écrit par DavidLeMarrec , dans Carnets sur sol (concerts)