Carnets sur sol

lundi 22 juillet 2024

22/07/24 : Ripper, Devoção (Belo Horizonte)

Initialement publié sur le site thématique « 1 jour, 1 opéra », le 22 juillet 2024. Version d'origine.

Ce 22 juillet 2024, au Palais des Beaux-Arts de Belo Horizonte, on donne Devoção (« Dévotion ») de João Guilherme Ripper (né en 1959), un opéra qui raconte les aventures d'un émigré portugais qui fonde une église à son arrivée au Brésil.

Le style de l'opéra est conforme à celui de Ripper (parfaitement tonal, consonant, très lyrique), avec des touches plus folkloriques – inclusion de percussions traditionnelles par-dessus un orchestre symphonique aux dominantes très cordées ; l'ensemble se veut une sorte d'épopée propre au Brésil, dans un style musical qui ressemble à une sorte de Verdi un peu arrondi et étoffé, tempéré par l'influence de la mode des musiques de film.

Assez simple et beau musicalement – narrativement et visuellement, les choix paraissent moins subtils, une sorte d'autopromotion nationale (et plutôt du point du colon, si j'ai bien compris le peu d'informations que j'ai pu trouver).

L'orchestre qui joue est le Symphonique de Minas Gerais, un des bons orchestres brésiliens (fondé en 1977), installé dans la capitale de l'État brésilien : Belo Horizonte (Behaga pour les intimes). Climat sec l'hiver, humide et très chaud l'été.

Côté interprètes, la soprane principale s'appelle Bárbara Brasil et le ténor Johnny França – ça ne s'invente pas.

Les représentations (à l'exception de la grande soirée en plein air sur les marches de l'église avec retransmission simultanée de l'orchestre symphonique dans un studio d'enregistrement, comme vous le voyez sur la première vidéo) ont lieu dans le chaleureux Grande Teatro Cemig du Palácio das Artes.

Le Palácio concentre un très grand nombre d'activités culturelles dans diverses salles ; il remplace l'ancien Théâtre Municipal de 1909. Sa construction est longue et difficile, débutée en 1942 et achevée en… 1971.

Le centre culturel revient de loin, après l'incendie de 1997 qui l'a ravagé.

C'était en tout cas l'une des rares occasions de citer une maison sudaméricaine, où le répertoire reste en général assez traditionnel (romantisme italien très majoritaire et œuvres assez courues).

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