Conséquence (esseulée)
Et il y avait des flaques de boue, bien que la pluie n'eût pas tombé.
Gustave FLAUBERT, Salammbô - début du chapitre XII, « L'Aqueduc ».
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Parmi les fulgurances (innombrables) de ce roman, Flaubert utilise aussi bien la minutie descriptive (l'enchantement comme l'horreur n'ont guère d'égaux dans la littérature) que l'allusion. C'est ce qui se passe avec la traversée des montagnes près de Carthage, qui s'étendent d'Hermaeun à Zagouan, par Hamilcar, dont on nous dit assez loin avant et assez loin après qu'il convoite de passer en Italie par les Pyrénées, sans jamais faire le lien entre son exploit montagneux avec ses éléphants et le futur miracle pyrénéen de son fils.
L'extrait qu'on cite ici évoque tout simplement le résultat visible et insolite d'une sortie des Carthaginois assiégés qui fait un grand massacre de Mercenaires, Barbares et Nomades. Le lecteur fait lui-même le lien de cause à effet, car au milieu de détails militaires, cette phrase se balade seule, faussement énigmatique.
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[Rappel : il est un peu question de l'opéra tiré du roman dans la catégorie consacrée à Ernest Reyer.]
Écrit par DavidLeMarrec , dans Citations passantes
Bien que cette notule fût abondamment lue en un seul jour, nous notâmes ce soir avec délices que pas un lecteur ne fit remarquer l'étrange usage de l'auxiliaire avoir avec le verbe "tomber". Le texte de Flaubert regorge de semblables bizarreries, on en fera peut-être une petite liste.