Carnets sur sol

jeudi 29 novembre 2012

Décembre à Paris


Quelques dates intéressantes pour le mois à venir :

1 - Pleyel - Les Contes d'Hoffmann édition Keck
L'édition la plus convaincante, la seule totalement équilibrée à mon sens, des Contes d'Hoffmann. En plus dans une distribution de feu : Yoncheva dans les quatre rôles et au Osborn, au premier chef, fort bien entourés au demeurant. Et la direction passionnante de Minkowski, qui mûrit cette édition depuis longtemps.

5 - Oratoire du Louvre - Charpentier liturgique Niquet
Une expérience qui se veut cohérente avec les usages de ces musiques, différente du concert.

7 - Favart - récital Massenet (Manfrino / Hampson)
Difficile de faire mieux que l'un et l'autre dans ce répertoire, et les duos y sont très beaux.

9 - Saint-Etienne-du-Mont - Blamont (Les Ombres)
Clôture en beauté du festival Paris Baroque, avec un jeune et remarquable ensemble, dans le Magnificat H.73 de Charpentier (la chaconne la plus irrésistible de tout le répertoire) et le Te Deum de Blamont, musicien encore très peu joué en dehors de quelques cantates.

14 - Pleyel - Bruckner 2, Elgar violoncelle (Inbal !)
Inbal, très à la mode lorsqu'il enregistrait pour Denon ou Teldec, est tombé dans une forme de mépris étrange, alors qu'il s'agit d'un des plus grands techniciens d'orchestre jamais entendus, et dont les qualités dramatiques, de surcroît, ne se complaisent jamais dans le simple hédonisme. Pour ce Bruckner-là (de qualité comparable aux autres, mais pas le meilleur), pour cet Elgar-là, cela paraît particulièrement adéquat et prometteur - d'autant plus qu'on peut supposer qu'un orchestre comme le Philharmonique de Radio-France réponde particulièrement bien à ce genre d'impulsion.

21 - Favart - Noverre & Rodolphe
Un programme vraisemblablement ennuyeux, mais historiquement important, sur la naissance du ballet d'action.

22 - Richelieu - Place Royale
Ce n'est pas si souvent qu'on a du Corneille rare sur scène. Certes, plus souvent que du Rotrou ou du Garnier, et a fortiori que du L'Hermitte... mais l'occasion mérite le détour. (Un choix parmi quantité d'autres, l'offre théâtrale francilienne étant de loin encore plus hallucinante que l'offre musicale.)

24 - Qeqertarsuaq - préparatifs 25 - Qeqertarsuaq - sieste après une nuit occupée

Et peut-être :

7 - Billettes - Skip Sempé dans du clavecin français
Programme varié et rare en concert.

8 - Cité de la Musique - Ravel (orchestration Boulez), Webern (Sommerwind), Stravinski (Chant du Rossignol), Pesson
Programme assez exaltant, avec les sommets de Webern et Stravinski, et cette friandise boulézienne...

13 - Pleyel - Tchaïkovski, Manfred par Jaap van Zweden
Entendre du Tchaïkovski par un chef de premier ordre, et un orchestre suffisamment plastique comme l'Orchestre de Paris (j'ai beau avoir tous les renseignements possibles sur leur indiscipline et leur caractère impossible, ce n'est pas ce que j'entends en concert), alléchant.

16 - Pleyel - Szymanowski 4 (et concerto 2), Brahms 4
Fin de la double intégrale Szymanowski / Brahms. Après la fascination du Premier Concerto, j'ai assez envie de vérifier si le Second gagne autant à être entendu en vrai - de surcroît avec le plaisir de retrouver Kavakos.

... et à Bastille Carmen avec Antonacci et Schukoff, mais c'est tout à fait inaccessible, toutes les places étaient vendues dans la minute. Sauf à faire sept heures de queue dans les aquilons de la Rue de Lyon.

30 déc 2012 ; 23 24 20

2 roulades

Joël — 1 décembre 2012

La Carmen de Bastille sera aussi une rareté puisqu'il semblerait que ce ne soit pas la version habituelle avec récitatifs chantés qui soit jouée, mais plus ou moins la version d'origine (avec des dialogues remaniés). Il paraît que la mise en scène est nulle, ce qui est une habitude sous l'ère Nicolas Joel. C'est d'ailleurs sur ce présupposé que j'ai choisi de ne pas y aller, et puis j'ai déjà vu Antonacci dans ce rôle à l'Opéra Comique :-)
21 - Favart - Noverre & Rodolphe
Un programme vraisemblablement ennuyeux, mais historiquement important, sur la naissance du ballet d'action.

Au moins, si ce programme te surprend, cela ne pourra être qu'agréablement... C'est Hervé Niquet qui pilote l'orchestre :-) J'y serai le lendemain, après avoir passé toute la journée à l'Opéra pour les démonstrations de l'école de danse !

David Le Marrec — 1 décembre 2012

Bonsoir Joël !

Rareté, j'ai entendu aussi ce bruit, mais j'attends de voir précisément ce qui a changé pour m'extasier : il existe quantité de versions originales avec dialogues parlés au disque (dont assez peu de concordantes !). Aussi je doute d'entendre réellement une quantité de matériel nouveau suffisant pour justifier le déplacement. Par ailleurs, les récitatifs de Guiraud étant excellents, l'oeuvre supporte très bien d'être jouée dans sa version internationale - très utile pour les publics non francophones (et pour les chanteurs non francophones, quel que soit le public !).

Ma motivation première était effectivement d'entendre Antonacci dans un rôle dont elle a défini de nouveaux standards. Mais je survivrai très bien à la privation de Carmen, je dois dire.


Du côté de Favart, effectivement, j'en attends assez peu : une musique lisse (et peut-être peu inspirée), une chorégraphie vraisemblablement peu mobile, et une forte probabilité de "reconstitution confite" comme les aime l'Opéra-Comique. Tout soupçon d'exaltation me fera en effet dépasser mes attentes. :)

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