Carnets sur sol

jeudi 4 octobre 2012

Etiologique


DON JUAN
Pourquoi donc es-tu noir, au fait ? C'est inutile.
C'est un peu bête.

LE DIABLE
. . . . . . . . . . . . . . . . . . Ah ! oui ?

DON JUAN
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Qu'est-ce qui t'a fait ça ?

LE DIABLE
L'encrier que Luther à ma tête lança !

Edmond ROSTAND, La Dernière Nuit de Don Juan, partie I, scène 4.

Toute l'oeuvre reprend ainsi des tombereaux de références (souvent assez superficielles ou banales) et joue avec en les agençant en forme de jeux de mots, avec des bonheurs divers. J'aime bien celui-ci, avec sa langue relâchée et sa posture désinvolte.
Et puis, pour une fois, Rostand utilise la rime conventionnellement... (sans toutefois renoncer à ses énormes chevilles)

Quelques mots sur l'oeuvre ici et .

5 oct ; 8h43m59s

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