Carnets sur sol

lundi 16 avril 2012

5 roulades

DavidLeMarrec — 18 avril 2012

Indice :

Composé au début des années 40, il emprunte beaucoup dans cet extrait à un compatriote du début du XXe, dont il n'est pas rapproché d'ordinaire.

François le revenant de l'orient compliqué — 20 avril 2012

J'ai entendu cet extrait, je n'arrive pas à mettre un nom dessus. J'essaie Bartók, mais j'imagine qu'il serait plus que " assez célèbre " dans l'indice.

DavidLeMarrec — 22 avril 2012

Oui, il est moins célèbre que Bartók, mais entendu par plus de monde. Il y a un point commun entre vous trois : des expat's.

Tu as très certainement entendu cet extrait, et même en deux occurrences, puisqu'il évoque très fort le style d'un autre compositeur...

François qui passait par là — 25 avril 2012

Je pensais à Arthur Honegger, mais en relisant les indices ça ne cadre pas, étant donné que l'extrait fait penser à du Mahler, le compatriote ne peut pas être Honegger. Un extrait de Korngold ? Il pourrait correspondre aux indices sauf qu'il n'est pas très entendu dans le monde.

DavidLeMarrec — 25 avril 2012

Bravo !

Korngold est assez peu joué (à part Die Tote Stadt un peu à la mode en Europe ces dix dernières années), mais il est bien plus entendu que Mahler !

Et pour cause, puisqu'il s'agissait d'un extrait de The Sea Hawk (fin du premier assaut, on entend le trompettiste militaire forcé, sous la menace, de sonner la fin du combat).

Ici, j'ai utilisé la première restitution de la partition complète par John Morgan, vraiment un document très convaincant. (Ca se trouve chez Naxos, remarquablement joué par William Stromberg le Symphonique de Moscou.)

Cet emprunt aux modes mahleriens est très déroutant, parce qu'il n'appartient vraiment pas à la veine épique post-straussienne qu'on a l'habitude d'associer (à juste titre) à Korngold. On le voit davantage du côté de Don Juan et de l'Alpestre que des grands blocs symphoniques sarcastiques...
Cela dit, vu le peu de temps alloué (sept semaines, orchestration, répétitions et enregistrement synchronisé compris !) et l'aide de ses quatre orchestrateurs, il est possible qu'il ait été plus volontiers perméable à des tournures préexistantes ou à des propositions de ses collaborateurs... Le plus étonnant est qu'il y a beaucoup de musique et peu de répétitions dans la partition, sans qu'on entende des emprunts manifestes, il avait manifestement de grands, grands réflexes de compositeur !

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