Carnets sur sol

samedi 19 novembre 2011

Décadence et fin du monde


... le Dauphiné compte à lui seul jusqu’à quinze merveilles. Mais bientôt on n’en trouvera plus. Les grottes à stalactites se bouchent, les montagnes ardentes s’éteignent, les glacières naturelles s’échauffent, et les vieux arbres dans lesquels on disait la messe tombent sous la cognée de niveleurs ou sont en train de mourir.

Gustave Flaubert, Bouvart et Pécuchet, Chapitre III.

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L'ouvrage de Georges-Bernard Depping [1] ayant paru en 1811, on y découvre que la fin du monde a en bonne logique déjà eu lieu...

Il est toujours amusant de remettre en perspective les sentiments de décadence ou les craintes d'apocalypse : même lorsqu'elles sont très étayées, on s'aperçoit immanquablement qu'elles ont été formulées à l'époque même qui nous paraissait, en la matière, un d'âge d'or.

Je ne dis pas cela, au demeurant, pour dégager mes contemporains de leurs responsabilités : il est tout à fait possible que le 21/11/11 prochain marque la fin du monde - car comme le 11/11/11 ou le 25/07/02, il n'en existe qu'un seul par siècle !

Notes

[1] Merveilles et beautés de la nature en France, cité au début du paragraphe comme source de ces réflexions pour les deux protagonistes.

20 nov à 1h06

1 portamento

Ouf1er — 20 novembre 2011

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