Carnets sur sol

mardi 13 octobre 2009

[avant-(ciné)-concert] Xavier Busatto accompagne Buster Keaton au Balzac


Dimanche 18 octobre prochain à 11 heures, Xavier Busatto (extraits disponibles ci-après) improvisera pour accompagner le film de Sedgwick & Keaton, Le Cameraman.


C'est un événement à ne pas manquer, on l'entend trop peu souvent à Paris. C'est un improvisateur hors pair, capable d'utiliser instantanément n'importe quel style de Mozart à Messiaen pour assurer une atmosphère précise. Le résultat est toujours à la fois très parlant pour l'auditeur ingénu et fourmillant de références pour les plus avertis.


D'après la Cinquième Symphonie de Beethoven. On laisse le soin à nos lecteurs de deviner quelle contrainte de style a été privilégiée par l'interprète-créateur, mais c'est assez transparent.
Il existe bien mieux, mais pas toujours dans un bon son. On tâchera tout de même d'en sélectionner quelques-unes.


Il est de toute façon rompu depuis longtemps non seulement à l'improvisation sur contraintes proposées par le public, mais aussi à l'exercice spécifique qu'est l'accompagnement d'un film. Ce qui est très impressionnant, c'est qu'il ne se contente pas d'accompagner l'esprit général des scènes, mais anticipe même les petits événements pour réagir simultanément. Ca fait évidemment merveille dans un burlesque comme ici, et cependant il a aussi produit un Cabinet du docteur Caligari exemplaire.

Lorsqu'on songe que Gabriela Montero, avec ses quelques improvisations sympathiques mais pas particulièrement bâties (un joli thème varié, disons), emporte tant d'enthousiasme, il ne peut que faire qu'une très belle carrière s'il obtient la reconnaissance qu'il mérite.

Je renvoie vers cet entretien éclairant en attendant de proposer si possible dans les prochains jours quelques extraits musicaux.

Si le mp3 n'est pas encore fonctionnel, voyez cette ancienne version de la notule.

10 roulades

vartan — 13 octobre 2009

on l'entend trop peu souvent à Paris

...et encore moins à Bordeaux. :-(


J'agrée à tout ça.
Son Cabinet du docteur Caligari m'a laissé un grand souvenir. Avec quelle intelligence il habille ce chef d'œuvre expressionniste ! Entendu dans ses improvisations et c'est époustouflant.

DavidLeMarrec — 13 octobre 2009

Surtout qu'entre la richesse du propos musical et la qualité de son humour, c'est assez soufflant. :)

poulet — 5 novembre 2009

C'est du Beethoven ça? :p

DavidLeMarrec — 5 novembre 2009

C'était du Beethoven, pour être plus précis. :-)

Simon — 13 janvier 2010

Je n'avais jamais entendu ce Beethoven... Monstrueux! 8)

DavidLeMarrec — 13 janvier 2010

Et il a fait amplement mieux à mon avis. :-) En une impro dans un format aussi solennel, de toute façon.

Une fois de plus, à force de modestie, il ne met pas en valeur ses atouts de façon ostensible, tout est dans le détail, sans jamais le souligner. Ca explique juste que ce soit beau, en fait. :-)

Simon — 13 janvier 2010

Oui, il y a fait de très bonnes choses, j'ai pu écouter un de ces concerts.
Mais là, j'ai tellement aimé que j'ai eu la nécessité absolue de me la repasser une deuxième fois dès que la première écoute toucha à sa fin, c'est très rare ce genre de choses. :D
Quel dommage qu'il ne compose pas! :(

DavidLeMarrec — 13 janvier 2010

Ne retourne pas le couteau dans la plaie et va manger ton dessert.

ana encina — 9 décembre 2011

Que Monseigneur Busatto se rassure, les oeuvres de Buster Keaton n'ont nullement besoin de son "accompagnement" (quelle offense...) pour faire sens.

DavidLeMarrec — 10 décembre 2011

Pardon, mais je ne vois pas bien l'intérêt de venir (manifestement) régler des contentieux personnels en faisant mine soudainement de critiquer son travail, de surcroît en passant par mon site perso...

En outre, on murmure qu'il n'est plus monseigneur depuis quelque temps, il est mal vu d'avoir une descendance dans ces cas-là. Evidemment, comme pour les ministres, on peut encore lui en donner si on le souhaite.

Bonne journée.

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