Carnets sur sol

vendredi 17 juillet 2026

L'an 1899 — 16 — le naturalisme lyrique (La Navarraise)

Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol

L'Opéra de Paris demeure sans conteste le plus prestigieux de tous, et cependant la programmation en est, pour autant que j'en ai pu lire, unanimement jugée paresseuse et conservatrice (tiens tiens), tandis que d'autres théâtres comme l'Opéra-Comique innovent. Pour cette saison 1899, on y reviendra, mais on a droit à du Gluck, à une resucée de *Joseph* de Méhul avec des récitatifs chantés ajoutés par le prix de Rome (des années 1860 !) Bourgault-Ducoudray, et à des créations d'œuvres de compositeurs morts pas tout la veille : *Briséis* de Chabrier et… *La Prise de Troie* de Berlioz (les deux déjà créés quelques mois auparavant en Allemagne).

Retour à l'Opéra-Comique. Oui, la Navarraise a été créée en 1894 (à Londres, création française à Bordeaux en 1895 avant exécution à Favart la même année), je la mentionne parce que citée dans les critiques d'époque de L'Angélus de Casimir BAILLE, lues dans les précédents épisodes, où l'ouvrage est mentionné.

→ Le Monde illustré, 11 mars 1899. Parle de décalque de Cavalleria Rusticana de Mascagni (à cause de l'action prosaïque) et de La Navarraise de Massenet qui en était déjà un écho. L'Angélus récupère le décor du Flibustier de César Cui (déjà présenté dans les épisodes précédents), marque du temps.

Extrait musical : acte II (entier) de La Navarraise de Massenet.

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