L'an 1899 — 08 — Le naturalisme sulpicien (Baille, Cui…)
Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol
Dans cet épisode, on raconte l'histoire du vieux loup de mer infidèle sur terre ferme, celle de _L'Angélus_ de Casimir BAILLE.
On y parle d'idéalisation de la pureté des campagnes, du mouvement sulpicien, de la pièce d'origine à l'Odéon et de la réutilisation de décors.
Extraits sonores :
¶ Casimir BAILLE, _L'Angélus_ (1899), l'affrontement.
¶ César CUI, _Le Flibustier_ (1894), Prélude.
(La déformation des angles par mon nouveau téléphone, avec le papier peint on se croirait dans un plan de _Twin Peaks_…)
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L'Angélus. À l'origine une pièce de Gaston Mitchell, donnée à l'Odéon en 1896. Mise en musique pour Favart, création le 2 mars 1899. Couplage avec Phryné (en reprise, 1893), deux œuvres d'une heure.
. Très simple, très prévisible.
. Insistance sur l'obéissance filiale (et sur le droit au démon de midi).
. Suspicion sur la vénalité des filles.
. Angélus en deus ex machina (comme le titre le divulgâchait déjà). Le fils, par sentiment de justice et par orgueil de soldat (conflit de valeurs sous-jacent), refuse de s'agenouiller, et l'angélus les force tous à le faire.
. Peu intéressant, sulpicien au sens classique.
. Récupère le décor du Flibustier de Cui (drame en français créé en 1894, pièce et livret de Jean Richepin), réemploi que l'on considère comme vulgaire aujourd'hui, mais qui a un grand sens économique (et écologique).
Écrit par DavidLeMarrec , dans Les vidéos de Carnets sur sol