#ConcertSurSol #47 : Man of La Mancha de Leigh, dans sa traduction de Brel
#ConcertSurSol #47
: Man of La Mancha
de Mitch Leigh, dans sa traduction de Brel.
Plus séduit que ce que je craignais (pas renversé par « L'inaccessible étoile », ni par les versions discographiques), avec quelques réserves :
Plus séduit que ce que je craignais (pas renversé par « L'inaccessible étoile », ni par les versions discographiques), avec quelques réserves :
¶
Musique chouette, véritable petit orchestre avec belle place des vents.
Mais tendance à se répéter (les mêmes majeurs-mineurs et rythmes de boléro, partout, pour 'faire Espagne'), en particulier le thème de l'Étoile, décliné quatre fois au moins.
Mais tendance à se répéter (les mêmes majeurs-mineurs et rythmes de boléro, partout, pour 'faire Espagne'), en particulier le thème de l'Étoile, décliné quatre fois au moins.
¶ Livret qui insiste sur la double nature (sublime / égaré) du héros, sous forme de vignettes reliées par une fiction que j'ai trouvée ennuyeuse : Cervantes, dans les prisons de l'Inquisition, joue son Quichotte pour obtenir sa grâce de ses voisins de cellule (bof).
¶ Pas mal d'autres choses à double tranchant : insistance sur Dulcinée, une prostituée de basse condition, qui admire le héros tout en refusant d'être 'sauvée', schéma un peu stéréotypé.
Le
moment fort, là aussi à double tranchant : une fois défendue par don
Quichotte, Dulcinée va panser les blessures de ses offenseurs… qui la
violent.
Écho, je suppose, de l'orphelin secouru dans le roman, et qui se fait ensuite battre comme plâtre, une fois le chevalier parti.
Écho, je suppose, de l'orphelin secouru dans le roman, et qui se fait ensuite battre comme plâtre, une fois le chevalier parti.
Un
peu dur à encaisser dans une œuvre aussi légère, et j'avoue que cela
m'a sorti du dernier tiers – la mort du personnage, qui ne me convainc
pas non plus dans le roman (nécessité de Cervantes pour fermer la
bouche aux imitateurs…), paraît assez décalée.
¶ Un mélange, donc, de charmants petits moments de théâtre et de musique, et de coutures théâtrales qui ne m'ont pas beaucoup passionné.

¶
Orchestre excellent, distribution très persuasive : le Quichotte
néerlandais imite, en rognant sur sa puissance, le timbre de Brel de
façon saisissante.
Et je retrouve Pierre Derhet, adoré dans Hervé, en prêtre et barbier au moelleux infini et au verbe fin !
Et je retrouve Pierre Derhet, adoré dans Hervé, en prêtre et barbier au moelleux infini et au verbe fin !

• • •
Écrit par DavidLeMarrec , dans Intendance, Saison 2020-2021