Carnets sur sol

mercredi 12 février 2014

Musique instrumentale rare ce week-end : Szymanowski, Dutilleux, Schmitt, Roussel, Fauré, Lekeu, Honegger


Deux concerts particulièrement intéressants qui doivent être mentionnés.

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Ce vendredi à 20h, à la Cité de la Musique, au sein d'un cycle de concerts gratuits tout au long du week-end, Maroussia Gentet propose (après l'entracte) un très beau programme pour piano : les Masques de Szymanowski, couplés avec les Trois Préludes de Dutilleux. Détails ici.

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Puis, ce samedi le samedi 15 mars à 20h30, cathédrale Sainte-Croix (des Arméniens catholiques), Paris IIIe, un nouveau concert hallucinant concocté par Éric van Lauwe :

  • SchmittLied et scherzo Op.54 pour double quintette à vents (dont un cor principal) ;
  • RousselSinfonietta pour orchestre à cordes ;
  • FauréBallade pour piano et orchestre ;
  • LekeuAdagio (celui pour quatuor d'orchestre, je suppose) ;
  • HoneggerConcertino pour piano.


Uniquement des raretés, et fort belles encore ! Je crains de devoir revendre ma place pour le concert Wagner de Pleyel, à ce compte-là !

Les musiciens sont professionnels (certains officient dans des orchestres parisiens) ou de niveau équivalent, et très investis, vu le caractère bénévole de l'affaire.

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Gratuit pour le premier, libre participation aux frais pour le second.

9 roulades

DavidLeMarrec — 13 février 2014

Attention ! Le concert de Sainte-Croix aura en réalité lieu le 15 mars, les organisateurs ont fait passer le mot bien plus en avance que les autres fois, me semble-t-il... et nous avons deux samedi 15 qui se suivent.

Avec mes excuses.

François — 15 février 2014

Bien, trêve de plaisanteries. Anja Kampe dans Wagner, qu'est ce que ça donne ?

DavidLeMarrec — 15 février 2014

Bonjour François !

Pourquoi, elle chante beaucoup de LULLY et de Poulenc quand j'ai le dos tourné ?

Kampe dans Wagner, c'est très bien, solide et bien dit, et ça commence à vibrer pas mal, mais sans hululer.

Quant à Robert Dean Smith, personne ne l'a jamais entendu chanter Wagner.

Gilles — 18 février 2014

... et l'on donnait à Pleyel vendredi soir (pour la Saint-Valentin, donc !), en création française, les "Nähe Fern" 2 et 3 de Wolfgang Rihm et les "Zones de turbulences" de Philippe Manoury... avant de somptueux extraits de Die Soldaten.

DavidLeMarrec — 19 février 2014

Bonsoir Gilles,

En effet, comme vous le disiez sous la notule de février. Comment étaient les Rihm et Manoury ?

Gilles — 21 février 2014

Comme je ne suis pas du tout connaisseur de ce type de musique (que je n'écoute jamais, qui ne m'attire a priori pas mais qui me surprend souvent agréablement), je dirais simplement ceci :
Nähe Fern 2 : gentiment atonal.
Nähe Fern 3 : un peu piqué du nez.
Zones de turbulences : drôlement enjoué mais ça faisait un peu peur.
J'ai surtout été impressionné par les extraits de Die Soldaten, œuvre que je ne connais pas et que j'ai hâte de découvrir dans son intégralité (mais, disons-le d'emblée ni au disque ni même en DVD ; une bonne version de concert aurait mon agrément !). Pas nécessairement pour la musique seule, mais avant tout pour son livret prenant et ses ambiances glauques, qui, dans un genre pas tout à fait éloigné, m'ont fait aimé Lulu.

DavidLeMarrec — 21 février 2014

Merci Gilles !

Pour Die Soldaten, je vois plutôt des points de contact avec le désespoir étouffant de Wozzeck, davantage qu'avec les chatoyances radicales de Lulu. C'est un peu Wozzeck en plus méchant. Le livret aussi, jusque dans son origine, a ses points communs. Effectivement, en salle, ce doit être plutôt intense, même sans production scénique... mais vous risquez d'attendre longtemps.

Quand je vois la liste d'opéras importants (célèbres ou plus rares) qui restent dans la file d'attente... pas sûr par exemple qu'on ait Die Soldaten avant Die Gezeichneten ou Die Vögel. En tout cas, à l'Opéra de Paris, vu que le peu de raretés est dévolu à des événements attachés à des stars (Arabella avec Fleming était une bonne pioche, Le Cid avec Alagna déjà beaucoup moins...), sauf à voir un grand retour de Natalie Dessay délaissant Legrand (après tout, c'est une Marie du Régiment, sur une mauvais electure de contrat tout est possible...), je crains que ce ne soit pas prioritaire pendant quelque temps.

Achetez peut-être le DVD Kontarsky quand même...

Gilles — 22 février 2014

Oui... je pensais Wozzeck mais j'ai écrit Lulu. Aussi sans doute parce que c'est Laura Aikin que je revois à la fois en Marie (des Soldaten) et en Lulu.

Quand on voit que La Fanciulla del West fait seulement maintenant son entrée au répertoire de l'Opéra de Paris (après celles, tout aussi tardives, d'Andrea Chénier ou Francesca da Rimini), on imagine effectivement que le tour de Die Soldaten risque de ne pas venir avant plusieurs déluges. Des salles alternatives, comme l'Athénée, auraient leurs cartes à jouer mais comment y caser l'orchestre monumental, sauf à proposer une version pour orchestre de chambre ;-) Espérons plus sérieusement que la Cité de la Musique ou Pleyel franchiront le pas.

Ah Natalie ! La pauvre s'est déjà cassé la tête sur Lulu sans en rien faire ! Et maintenant la voici prête à succéder à Danielle Darrieux dans le rôle d'Yvonne Garnier... Le temps de jouer les femmes fatales et les jeunes premières est décidément bien révolu !

DavidLeMarrec — 22 février 2014

Oui, je suis d'accord avec ces hypothèses... ou une réduction à l'Athénée, ou Pleyel. Ça coûte cher pour une œuvre d'un compositeur qui n'est vraiment pas très couru (et dont le reste de l'œuvre n'est pas toujours passionnant...). Néanmoins, il y a un public à Paris pour ça, et des salles où on peut le donner, donc ce peut arriver un jour.

Pour ce qui est des affaires d'âge, ne jurons de rien : Darrieux elle-même a bien joué à 39 ans la mère de Ruchard Burton (qui en avait 31 !)... et c'était au cinéma. Alors à l'opéra, elle peut revenir faire Colette ou Fanchon quand elle veut !

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