Carnets sur sol

mardi 28 mai 2013

Ainsi dialoguent les dindes


Thésaurisé il y a quelque temps cette superbe hypallage. Un valet courroucé parle de sa noble protectrice :

Faire semblant d'être généreux avec nous, et nous protéger, et nous sourire à nous qui boirions leur sang et qui nous lècherions les lèvres ensuite ! Que la basse femme de cour ait l'odieuse puissance d'être bienfaitrice, et que l'homme supérieur puisse être condamn ramasser de telles bribes tombant d'une telle main, quelle plus épouvantable iniquité !

Méchant, n'est-il pas ?

Et il n'est vraiment pas possible de mésinterpréter la formule, vu les bribes de lexique laissées antérieurement :


Le valet remâche les commentaires de sa bienfaitrice sur sa personne.

Qu'est-ce que vous avez donc là chez vous, ma chère ? qu'il est laid ! qu'est-ce que c'est que cet homme ? Je ne sais pas, c'est un grimaud que je nourris. Ainsi dialoguent ces dindes. Sans même baisser la voix.

Victor HUGO, L'homme qui rit, II,I,9.

4 roulades

malko — 29 mai 2013

C'est totalement abscons pour moi...J'aimerais pourtant comprendre.

David Le Marrec — 30 mai 2013

Une basse femme de cour => une aristocrate vile.

Mais tout est fait pour aiguiller le lecteur vers l'hypallage : une femme de basse-cour. D'où la dénomination "dinde" qui préparait le terrain.

malko — 30 mai 2013

Merci. Ca va -un peu- mieux. (Mais j'hypallerais pas beaucoup)

malko — 30 mai 2013

Merci. Ca va -un peu- mieux. (Mais j'hypallerais pas beaucoup)

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