Carnets sur sol

jeudi 28 février 2013

Teknologie


Enfin une bonne nouvelle :

Le compositeur Julien Apost est né ce matin à 7h06. Sa musique de chambre est particulièrement singulière dans le paysage contemporain, assez loin de ce que produisent les différentes chapelles esthétiques qui nous sont familières.

Lassé de l'usage des nécrologies comme première source de l'actualité artistique, j'ai décidé de prendre enfin les choses par le bon bout. Et je crois avoir trouvé la solution : nous considérions simplement le sujet à rebours.


8 roulades

Olivier — 1 mars 2013

Bonjour,

Quel jeu proposez-vous?
Par exemple, "νενίκηκας Γαλιλαá¿–ε"?

David Le Marrec — 2 mars 2013

Bonjour Olivier,

Joliment vu ! Je n'avais pas fait la relation entre le patronyme de mon protégé et le titre...

Cololi — 4 mars 2013

Faut être héllénophone pour suivre ici ???

David Le Marrec — 4 mars 2013

Compétence appréciée, mais non exigée.

Il y a juste deux références à deux des phrases (il n'y en a pas dix !) les plus célèbres dans cette langue. En plus ça concerne deux empereurs (ou assimilés).

Forcément, tu n'en es qu'au latin, c'est ta faute aussi : sero te amavi, pulchritudo tam antiqua et tam nova, sero te amavi !

Cololi — 5 mars 2013

Tentons une traduction :

Tardivement je t'ai aimé, beauté tellement ancienne et tellement nouvelle, tardivement je t'ai aimé !

Mais enfin je ne pige pas pourquoi pulchritudo est au nominatif (car je ne vois pas de quelle fonction il s'agit déjà en français).
On dirait que c'est une proposition relative sans le "que" ...
La beauté que j'ai aimé => la beauté n'est pas sujet, il est COD
Donc j'aurais écrit pulchritudem ... en rajoutant le pronom relatif "quam" (acc sing fem) :/

Bref j'ai bien peur de ne pas comprendre ^^

David Le Marrec — 5 mars 2013

Oui, c'est cela. Tu vois, comme saint Augustin, même si tu arrives tardivement, tu excelles. :)

En français, on le considèrerait probablement comme une apposition qui développerait le pronom "te" (donc effectivement COD-accusation). Mais en latin, c'est clairement un vocatif, ne crois-tu pas ? :)

Cololi — 5 mars 2013

Ah !
Jamais utilisé le vocatif :X

C'est chaud quand même, car on ne peut pas le distinguer du nominatif (à part 2° decl sing masculin). Rajoute à ça l'absence de pronom personnel au nominatif, ça devient la grande nage.

David Le Marrec — 5 mars 2013

Tout dépend sur quels textes tu travailles. Mais ce n'est pas difficile, en fait, parce qu'on voit tout de suite, sans même étudier la structure de la phrase, si on s'adresse à quelqu'un. Ici, Augustin fait une sorte de convocation poétique de sa Révélation, il parle à ce concept, on pourrait mettre "ô" devant. Donc vocatif.

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