Carnets sur sol

mercredi 1 août 2012

La devinette de l'été


A double détente :

  • qui est le compositeur (facile, surtout avec le texte) ?
  • qui est l'interprète (particulièrement inattendu) ?


La réponse est facilitée par le fait qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de lecteurs de CSS qui n'aient pas déjà entendu cet extrait (par ces mêmes interprètes)...


La seconde occurrence, plus fidèle à la partition, est tirée du même endroit.

Comme d'habitude, un lot à convenir avec le vainqueur.

Si le mp3 n'est pas encore fonctionnel, voyez cette ancienne version de la notule.

02 août 03 17 12

7 roulades

Zampa — 2 août 2012

En effet, c'est facile pour le compositeur, c'est le pré aux clercs d'Hérold. Mais pour l'interprète... C'est dommage qu'on ne remonte jamais ces opéras.

À bientôt ! Merci encore !

Jaky — 2 août 2012

Ce n'est pas Louis de Funès qui chante?

DavidLeMarrec — 2 août 2012

Eh oui, Zampa, dès l'an passé nos devinettes se corsèrent.

Bravo à tous les deux, vous pouvez m'écrire (colonne de gauche) pour décider de votre lot.

C'est tiré de Ni vu ni connu, d'Yves Robert (1958), inspiré de L'Affaire Blaireau d'Alphone Allais. Dans la prison de famille de M. Bluette, on entend deux détenus chanter cet air, repris une dizaine de minutes plus tard par Blaireau à l'issu de la consommation immodérée des colis d'aide aux détenus dont on l'abreuve.

Dans le film, on entend aussi la Truite de Schubert (à l'occasion de longues séquences de pêche) et le choeur des jeunes filles en coulisses du début de Faust (siffloté par le maire)... ça laisse supposer que cet opéra d'Hérold était encore très populaire à l'époque. Entendre de Funès chanter ça comme n'importe quelle chanson a la mode est assez troublant.
Dans un film d'aujourd'hui, pour le symbole, on serait capable de prendre un Meyerbeer ou un "Rachel, quand du Seigneur", mais certainement un de ces tubes d'antan... La Madelon et les airs de Lopez ont sensiblement mieux survécu, par des canaux alternatifs.

--

Et pour les autres, voici l'original[/ul], le premier numéro chanté de l'oeuvre. Je suis bien d'accord pour regretter l'absence des Hérold, de loin les plus intéressants du genre (amplement plus de matière musicale que chez Boïeldieu, Adam ou Auber). Même au disque, ce n'est pas commode à trouver, et en dehors du Pré et de Zampa, à peu près rien du tout...

Ouf1er — 12 août 2012

Mais, au delà de l'opéra d'Herold, cet air est resté célèbre comme une "private joke" dans un certain milieu homo, et faisait référence aux lieux de drague homos. Je ne suis pas certain que ceux qui fredonnaient cet extrait connaissaient le reste de l'opéra...

DavidLeMarrec — 12 août 2012

Révérence, très-excellente Majesté !

Je le découvre grâce à toi. Tu crois que c'était l'allusion dans le film en question ? Bien sûr, la prison est un lieu masculin, mais tout le fim est parsemé de citations d'oeuvres célèbres, donc j'ai plutôt l'impression que ça participe d'une atmosphère plus diffuse, surtout que je n'ai pas repéré d'allusions ou de parallèles possibles.

Sinon, bien sûr qu'on ne connaissait pas, pour la majorité, l'opéra, mais l'air était dans le "domaine public", comme Nessun dorma quoi. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Ouf1er — 15 août 2012

"Tu crois que c'était l'allusion dans le film en question ?"

Je ne sais pas, n'ayant jamais vu ce film, ou n'en ai aucune souvenir. Il faudra que je le visionne pour en savoir plus....

DavidLeMarrec — 15 août 2012

Tu l'as très probablement vu. Même si sa fortune populaire est due pour partie à la tradition que tu mentionnes, je doute que ce soit employé dans ce sens. Mais si tu tentes l'aventure, tiens-moi au courant de tes déductions, je ne voudrais pas manquer le plus savoureux.

Les commentaires sont clos sur le site archivé.

Pour ajouter votre commentaire, envoyez-le ici. Je le publierai à réception. (Sauf mention contraire, bien sûr.)