Trait commun
It was Captain Ramón's office into which he looked. He saw the comandante sitting before a table reading a letter which, it appeared, he had just finished writing. Captain Ramón was talking to himself, as does many an evil man.
Soit :
C'était le bureau du Capitaine Ramón qu'il observait. Il aperçut le comandante à sa table de travail, lisant une lettre qu'il avait, à ce qu'il semblait, à peine achevée. Le Capitaine Ramón se parlait à lui-même, comme le font bien des méchants.
Voilà, à présent, vous savez reconnaître un méchant. Il parle quand il est tout seul.
Tiré de The Curse of Capistrano de Johnston McCulley (1919), chapitre 15.
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Ce moment est particulièrement délectable, et reflète assez bien l'esthétique mi-figue mi-raisin du roman de McCulley : l'emphase traditionnelle du roman y est compensée par le sentiment de luttes sans enjeu (jamais on ne peut craindre l'échec du héros), l'héroïsme y est rendu dérisoire par le besoin que la vertu a de se parer de l'astuce et de l'humour, et l'écriture elle-même, malgré son caractère direct, n'est pas dépourvue de jolies coquetteries (jamais affectées).
Ici, il est vraiment difficile, en contexte, de déterminer si l'auteur nous gratifie d'un stéréotype pour ne pas développer ou d'une plaisanterie censée susciter un rire joyeux.
Quoi qu'il en soit, j'aime beaucoup.
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Le film de Fred Niblo (1920) suit d'assez près le contenu du roman (qui, publié initialement en épisodes, avait remporté un vif succès) et pousse encore un peu plus loin le tranchant des réparties.
J'aurai peut-être l'occasion, comme pour le vampire, de revenir plus amplement sur la figure de Zorro (dont ce roman marque l'apparition), qui pose quelques questions éthiques assez profondes et inconfortables sous une forme remarquablement grand public (et souvent primesautière).
Écrit par DavidLeMarrec , dans Citations passantes, Zorro et ses mythes
ça me rappelle ce fameux vers de lou reed
"You know, that women never really faint;
And that villains always blink their eyes; "