Carnets sur sol

mercredi 12 janvier 2011

[inédit] from Sigurd by Reyer - complete Brunehild's aria "O palais radieux"

Nouvelle publication de la chaîne YouTube de Carnets sur sol

[first world recording] from Sigurd de Reyer - complete Brunehild's aria "O palais radieux"

This aria is here recorded without cuts for the first time. You can see in the comment the text and the cuts.

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Some Reyer rare recordings (Sigurd, Salammbô) on my channel :
http://www.youtube.com/user/liederoperararities
Salammbô 1 : http://www.youtube.com/watch?v=xGxd5ZRcx2Q
Salammbô 2 : http://www.youtube.com/watch?v=k6jaCpuiMJ4
Sigurd first world recording : http://www.youtube.com/watch?v=_78rkEDq6g8
Sigurd professional recording : http://www.youtube.com/watch?v=-xZLtFX2MSY

My (French) comments on Reyer :
http://operacritiques.free.fr/css/index.php?Sigurd-d-ernest-reyer

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Cet air de Sigurd a été quelquefois enregistré (notamment brillamment par Marjorie Lawrence : http://www.youtube.com/watch?v=UHEJNaPHo0E, même si le style est logiquement assez vaillant ), mais toujours coupé de moitié ! Sans récitatif introductif, sans la prière centrale à Odin, sans la répétition de "Quel trait inexorable brûle mon coeur blessé".

Outre qu'il est magnifique dans son ensemble, on perd la clef fondamentale du drame, et il est donc absurde qu'il soit systématiquement coupé lorsque l'oeuvre est donnée sur scène ou enregistrée au disque.

En effet, dans sa prière à Odin, Brunehild révèle plusieurs pivots fondamentaux :
- C'est grâce à l'aide de la walkyrie que Sigurd à triomphé pour protéger Hilda (dont le récit à l'acte I est toujours coupé en partie...). C'est donc grâce à Brunehild que Hilda peut s'éprendre du héros et devenir sa rivale.
- Brunehild précise aussi qu'elle a ainsi agi contre l'avis d'Odin - elle était donc éprise de Sigurd bien avant le réveil sur le rocher.
- La prière de Brunehild contient aussi une supplique à Odin, qui la punit non seulement en la rendant mortelle, mais en l'attachant à Sigurd, qui est pourtant marié et inaccessible.

L'ensemble du drame serait donc ourdi par Odin pour punir Brunehild la rebelle, à cause de l'intervention de la walkyrie qui a elle-même fait naître sa rivale !

On perd ainsi énormément de sens en supprimant seulement cinq minutes de musique...

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Texte :

ACTE IV

[Au piano, fin de la musique du choeur des servantes de Gunther, venues bavarder en puisant de l'eau.]

RECITATIF

Mes filles, menez-moi vers cette source pure,
Qui dort sous l'épaisse ramure.

[Autre thème des servantes.]

Ah ! Que ne puis-je errer au sein des bois épais
Sur les monts couronnés par la neige éclatante !
La lumière me brûle, et l'ombre m'épouvante...
Où mon coeur éperdu trouvera-t-il la paix ?

[Solo de violoncelle.]

Eh quoi ! de ma vaine parure
Vous voulez encore prendre soin ?
Eloignez vous, je ne veux pour témoin
De mes pleurs que cet antre où l'eau pleure et murmure.

[Les servantes chantent, au piano seul, en reprenant le choeur qui précédait :
Ah ! Que notre tâche est légère !
Nous passons sur cette terre
Sans souffrir les maux de ceux
Que pourtant on nomme heureux]

AIR

(Andante maestoso)
O palais radieux de la voûte étoilée !
O demeures du ciel dont je suis exilée !
Astres qui nous versez vos rayons purs et doux,
Je n'ose plus - hélas - lever les yeux vers vous.

[DEBUT DE LA PARTIE TOUJOURS COUPEE]

(Allegro)
Un trait inexorable brûle mon coeur blessé !
Un poison redoutable dans mes os a glissé !
Haletante, égarée,
De douleur enivrée,
Je tends les bras vers toi,
Sigurd ! Sigurd ! Honte mortelle !
Prends-moi, nuit éternelle !
O terre, engloutis-moi !

Odin, je fus coupable en bravant ta défense
Quand malgré toi au combat je volai !
Quand je m'enfuis du ciel et m'armai de la lance
Pour secourir Sigurd par le nombre accablé !

(Andante mosso)
Mais considère en ta justice
Ma faute auprès de mon supplice !

(Allegro)
O dieu cruel, tu m'as livrée au roi Gunther,
En donnant à Sigurd mon âme tout entière !
Et tu déchires mon coeur fier
Par les honteux tourments de l'amour adultère !

(Andante)
Pitié ! Lance sur moi la foudre qui dévore !
Pitié, je suis déesse et ne puis que par toi
Rentrer au néant que j'implore !
Pitié, grand dieu !
Voeux impuissants, hélas,
Le feu du ciel sur moi ne tombe pas.

[FIN DE LA PARTIE TOUJOURS COUPEE]

Trop long pour les limites de commentaire. Suite du texte ici : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2011/01/12/1652

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Disclaimer : Amateur recording (interpretation and sound). Moreover, I am playing and singing at the same time (al roles), which is not very helpful to do this correctly. It does not pretend to be an honest version of the score : it is only made to give some idea of rare repertoire. Not to propose a reference.

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