Carnets sur sol

samedi 22 mai 2010

Bière et poésie

Chacun a son emploi parmi les travailleurs ;
L'un sépare le grain que l'autre emporte ailleurs.
Le monceau disparaît ainsi que par machine.
Quatre tas différents réparent sa ruine ;
De blé, riche présent qu'à l'homme ont fait les cieux ;
De mil, pour les pigeons manger délicieux ;
De seigle, au goût aigret ; d'orge rafraîchissante,
Qui donne aux gens du nord la cervoise engraissante.

Jean de La Fontaine, Les amours d'Eros et de Psyché, Livre II.

Dans ce second livre, tout ce qu'il y avait d'amusant par son caractère concret disparaît au profit d'un merveilleux dont l'artificialité est pleinement assumée, avec des déesses fantaisistes et des fées toutes-puissantes. Certains aspects tournent aussi vers le conte philosophique.

3 roulades

Pois de senteur — 22 mai 2010

La bière, y a que ça de vrai !

vartan — 26 mai 2010

Nous savions bien que tu y viendrais un jour.

Pois de senteur — 30 mai 2010

Il est à nous.

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