Futur simple
بر سÙ†گ زدÙ… دÙˆش سبÙˆÛŒ کاشÛŒ
سرÙ…ست بدÙ… کÙ‡ کردÙ… این اÙˆباشÛŒ
با من بÙ‡ زباÙ† حاÙ„ Ù…ÛŒ گفت سبÙˆÛŒ
من چون تÙˆ بدÙ… تÙˆ Ù†ÛŒز چون من باشÛŒ
Cette nuit j’ai mis en pièces
. . . . . . . . ma cruche à vin vernissée.
J’étais bien sûr dans l’ivresse
. . . . . . . . quand j’eus ce geste insensé.Mais l’humble pichet me dit
. . . . . . . . dans son langage de terre :
J’étais comme toi naguère,
. . . . . . . . tu seras ce que je suis.
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43
Viens, idole de mon coeur,
. . . . . . . . pour la paix de notre esprit
Résoudre par ta splendeur
. . . . . . . . l’énigme qui nous défie.Vidons ensemble une amphore
. . . . . . . . avant que ces poteries
Ne soient quelque jour pétries
. . . . . . . . de l’argile de nos corps !
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44
Ah, que de siècles sans nous
. . . . . . . . le monde continuera,
Sans nul souvenir de nous
. . . . . . . . ni vestige de nos pas !Avant notre venue rien
. . . . . . . . ne manquait à l’univers ;
Après notre heure dernière
. . . . . . . . rien non plus ne manquera.
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Omar KhayyĀm, Quatrains (Robaiyat) traduits par Gilbert Lazard. Avec un beau respect des rimes originales, et un très beau rendu en français, aussi bien les pointes des quatrains que pour le naturel du rythme français (vers de quatorze syllabes régulièrement césurés).
De la libre pensée qui ne manque pas d'avoir de l'esprit, en tout cas. Très souvent, la pointe ne se trouve pas seule et dans le dernier vers : plusieurs moments ont leur aspérité.
On aura l'occasion de commenter plus amplement l'obsession d'Omar KhayyĀm pour la dissolution cendrée des corps. C'est juste manière, pour ce soir, de goûter un petit peu cette poésie, en regard des originaux, avant de commenter son utilisation - à partir d'autres poèmes du même auteur.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Citations passantes
Ceci préfigurerait-il un article sur Cras ? :)