Van Dyck en légendes
Devant l'immense succès recueilli par un rare Ibsen, une petite fantaisie picturale sans conséquence pour ce soir (cliquez pour agrandir) :

Steady-steady, chum, it hurts.
Conservé au Musée du Louvre - aile Richelieu, deuxième étage.]
La grimace appliquée du putto est absolument délicieuse, van Dyck excellait dans ce type d'exercice, comme en atteste cet autre tableau (qui contrairement aux apparences n'est pas un détail coupé) auquel on pourrait appliquer la même légende en inversant les rôles.

Conservé au musée Jacquemart André à Paris.]
Les contorsions du putto sont assez atroces de cruelle crudité, et pourtant ces braillages joufflus ont quelque chose de toujours réjouissant et d'assez drôle, comme s'ils étaient joliment douillets.
On trouve aussi des jeux assez divertissants dans son Armide sur laquelle on reviendra peut-être dans quelque temps.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Pictural
Tellement plus intéressante la deuxième toile... Exercice de style sans couleurs aussi relevées que pour le précédent tableau mais aux bruns magnifiques, la complexité des poses qui sont ici bien moins maniérées que plus haut, les jeux complexes de géométrie qui devraient déstabiliser le cadrage (la diagonale décalée du tronc d'arbre, la faux qui délimite l'espace réservé au Temps...). Une vision épurée de la scène où le symbolisme m'émeut plus que la contemplation des souffrances alanguies et masochistes du premier. Pauvre bambin... :'-(