Brèves savoureuses autour de... Die Aegiptische Helena (Strauss / Hofmannsthal) - 1, Une histoire de titre
Juste un mot, à l'occasion de la préparation d'une notule autour d'Arabella, manière de décharger un peu l'entrée à venir.
On lit souvent comme traduction pour Die Aegiptische Helena « Hélène d'Egypte » ou « Hélène l'Egyptienne », qui sont assez peu clairs, puisqu'il s'agit bien d'Hélène de Sparte et non d'un autre personnage.
D'une certaine façon, la traduction « Hélène d'Egypte » prolonge la tradition autour de la dénomination "Hélène de Troie".
Mais L'Hélène égyptienne, que je ne crois pas avoir lu jusqu'à ce jour, me paraît le choix le plus clair et le plus proche de l'esprit de l'original : il s'agit bien d'un épisode égyptien de la légende d'Hélène.
Par ailleurs, on n'écrirait pas très volontiers, il me semble, Die Trojanische Helena.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Vienne décade, et Richard Strauss
La traduction à la française ne serait-elle pas "Hélène en Egypte", sur le modèle d'Iphigénie en Tauride ou d'Orphée aux Enfers ?
Je te découvre parisien, et te souhaite de t'enivrer des plaisirs de la capitale.
A bientôt, peut-être - sans doute.