La Cinquième de Beethoven révélée
Il y a bien quelques coupures, mais le texte musical est très exact.
Extrêmement divertissant, d'autant que la musique reste vraiment présente. Pas d'affadissement, ni d'arrangements complaisants pour séduire un public trop impressionnable.
Un chef-d'oeuvre d'interprétation, quoi.
Merci à Stanlea pour le tuyau toujours avisé.
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux
Bonjour David,
Ca change des Nessun Dorma par les "hurleurs de service". Etonnant et marrant !
Tiens d'ailleurs en parlant de classiques, hier je réécoutais avec plaisir pour la nième fois les flonsflons pucciniens de La Boheme/De Los Angeles/Bjorling et je suis venu fouiner ici pour lire quelques moqueries sur l'oeuvre et une Victoria au vibrato mal assuré. Mais rien à me mettre sous la dent ! La rubrique opéra romantique et vériste italen est pauvre de chez pauvre David. Il y a juste un Simon Boccanegra, en version de Los Angeles justement, lequel se bat en duel avec Cyrano sur le fond d'un article sur le hors scène qui "marche à tous les coups".
Il y a peu j'ai fait une rencontre sympathique et étrange dans une boutique de vinyles. Je me mets à discuter avec la personne sur Beethoven justement dont nous écoutions une sonate pour piano je crois et nous embrayons sur la rupture que constitue l'eroica, en il embraye car autant dire que je n'ai rien d'intéressant à dire sur le sujet. Puis, on en vient finalement à parler d'opéra et de ce que j'écoute ou devrait écouter (car au fond il y a toujours un jugement de valeur sur ce qu'on écoute). Bien naïvement, et comme un bleu je dirais, je répond que j'écoute quasiment tout ce qui me passe sous la main en évitant simplement le baroque, dont le rythme m'énerve, et Thomas Adès, qui a un génie que je ne comprend pas. Il me répond du tac au tac que c'est beaucoup trop et que lorsqu'il étais enfant son père se moquait de lui quand il écoutait Mozart ET Wagner car il se dispersait. Ouf ! Il est vrai qu'on n'est pas vraiment dans l'ambiance Parsifal après avoir écouté La Bohème, mais enfin, un peu de diversité ne fait pas de mal parfois.
Si je pense qu'un article sur la Bohème, même moqueur, serait peine perdue, j'ai en revanche un peu plus d'espoir sur un billet à propos de Thomas Adès que tout le monde présente comme un petit génie provocateur mais dont j'ai d'ailleurs perdu le seul disque que j'avais de lui, Asyla.
Sylvain
ps: pas facile de partir de la star'ac américaine pour arriver à Thomas Adès en passant par la bohème et l'eroica.