Carnets sur sol

dimanche 17 mai 2009

Rime ailleurs

Amusette du soir. Il faut être un sacré poète pour garantir certaines rimes.

UN PREMIER
Oh, manger quelque chose - à l'huile !

LE HEROS, le décoiffant et lui mettant son casque dans la main
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ta salade.

UN SECOND
Qu'est-ce qu'on pourrait bien dévorer ?

LE HEROS, lui jetant le livre qu'il tient à la main
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L'Iliade.

(Tiré d'un standard du répertoire où tout est à l'avenant.)

9 roulades

lou — 18 mai 2009

Et quand c'est Depardieu qui s'y colle, ça devient homérique.
... j'aime beaucoup cette oeuvre, j'espère qu'il n'y avait nulle moquerie dans cette notule :)

Laissez le nez parler !

Le plus fin des parfums n'est-il point l'eau d'Issey ?
Je te laisse trouver la rime...

DavidLeMarrec — 19 mai 2009

Le plus fin des parfums n'est-il point l'eau d'Issey ?

Joli ! :-)

Nulle moquerie, même si ce n'est pas l'endroit le plus inspiré de l'ouvrage : j'aime moins les deux derniers actes. Ca reste quand même l'une des choses grandement jouissives que j'ai lues.

DavidLeMarrec — 19 mai 2009

[Cela dit, tu mélanges féminin et masculin, et c'est mal.]

lou — 20 mai 2009

Comment ça ? Issey est une femme (peut-être même de celles dont on dit : c'est une femme très femme :)

DavidLeMarrec — 20 mai 2009

Issey vaut donc pour une rime féminine ? >:-o

Et dire que de mon temps on apprenait la versification à l'école, jeune sapajou que vous êtes !

Didier da — 23 juillet 2009

J'ai pensé à vous ce matin en lisant, dans une note de la correspondance de Proust, cet extrait des "Réflexions à propos de Chantecler" de Robert de Montesquiou, parues dans Gil Blas le 8 février 1910 :

"Oui, M. Rostand nous apparaît toujours comme le grand, si vous voulez, l'énorme théoricien, le jongleur de tropes, qui s'amuse, qui se joue de toutes les impossibilités verbales. La note dont il est de tradition de croire que Mozart la fit une fois avec son nez, dans une minute difficile et d'espièglerie, M. Rostand la fait presque tout le temps, et avec tous les nez du couplet des nez de l'homme de Bergerac."

DavidLeMarrec — 23 juillet 2009

Merci !

De mon côté, je pense à vous également, et depuis plusieurs jours, en lisant Épépé sur vos chaleureuses recommandations.

Je n'ai pas adoré autant que vous (notamment l'uniformité de ton), mais il faut dire que je ne suis pas non plus démesurément amateur de Kafka ou de Beckett que vous placiez - avec quelque raison - sur la même étagère.

Il n'empêche que j'ai été très intéressé par Épépé et que je l'ai recommandé, je mentirais si je disais que je n'ai pas pris de plaisir à la lecture.

Didier da — 5 août 2009

J'en suis ravi.
(Je vous réponds bien tard, mais j'étais sur des plages. Pour me faire pardonner (ou aggraver mon cas), j'ai posté ce matin sur mon blog une version maison d'une célèbre pièce de clavecin...)

DavidLeMarrec — 16 août 2009

Je l'ai d'ailleurs recommandé à mon tour et j'attends les impression de la victime.

(Vous voyez, n'ayez crainte pour le délai, tandis que vous reveniez des plages, je sors des cartons...)

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