Carnets sur sol

mardi 14 avril 2009

Po-po, po-po-po-po-po-po-po-po.

Le tout début fait penser à Boito, il y a des poussées de Mozart, et le langage global est assez proche de Tiefland (ou d'Ocean of Time, mais ce serait une autre histoire).
C’est un extrait de chef-d’œuvre.


Et la fin fait penser à la Femme sans ombre.


Si cela vous évoque des images, ou bien un style, vous pouvez bien sûr le déposer en commentaire.

C’est juste si surprenant, cet objet sonore…

Si le mp3 n'est pas encore fonctionnel, voyez cette ancienne version de la notule.

10 roulades

Sylvain — 15 avril 2009

Bonsoir et merci pour cette nouvelle découverte ! Vraiment étonnant en effet.

C'est presque un passage de témoin, car en allant le chercher sur Amazon le robot du site m'a même proposé: "Customers Who Bought This Item Also Bought: Schreker: Die Gezeichneten"...

Il a cependant omis de me sugérer d'acheter Aristophanes. Comme nous le disait Papageno, ces robots ne sont pas si malins finalement ;)

DavidLeMarrec — 15 avril 2009

Totorotix, Sylvain !

Oui, l'oeuvre n'a pas eu la même publicité que les Gezeichneten (Schreker est finalement devenu une célébrité chez les décadentistes), donc il en reste encore quelques exemplaires en Europe. Il ne faut pas traîner, parce que ces dernières années, la collection tend à s'épuiser définitivement. Et que les indispensables livrets sont introuvables autrement.

Si vous ne connaissiez pas, vous avez trouvé la piste grâce au texte, je présume ?


Il se murmure que Nicolas Joel aurait envie des les programmer. Mais tant que ce n'est pas fait... La saison à venir, c'est la Ville Morte, qui pour le coup est entrée au répertoire européen et français depuis quelques années déjà. (Ce n'est pas un reproche bien sûr.)

Sylvain — 15 avril 2009

J'ai passé ma soirée d'hier à lire tout un tas de choses sur Braunfels que je découvre avec plaisir, comme Schreker et Hindemith soit dit en passant. Au bout de 150 Traviatas, Otello, Fidelio, Bohèmes Luisa Miller et j'en passe, il est bon de changer un peu et découvrir autre chose.

Passionnant tout cela et je suis d'ailleurs tombé sur cet article du NY Times plutôt bien fait:
http://www.nytimes.com/2009/04/14/arts/music/14bird.html

qui faisait référence à cette représentation de "The Birds" par J Colon au LA Opera.
http://www.laopera.com/production/0809/thebirds/index.aspx
Il y a un podcasts de James Colon à écouter sur ce site d'ailleurs.

Dommage qu'ils n'aient pas de MetPlayer à Los Angeles !

DavidLeMarrec — 15 avril 2009

... d'autant que ça faut bien Fidelio et autres chefs-d'oeuvre, qui plus est. Je suis ravi d'occuper vos soirées. (c'est diablement flatteur qui plus est)

On peut en profiter pour donner la réponse à ceux qui n'auraient pas d'idée : ce sont Die Vögel de Walter Braunfels (d'après Aristophane), dans le splendide studio de Zagrosek (Decca). Un bijou décadent.

L'opéra de Los Angeles sous la direction de Domingo (et surtout Conlon, en l'occurrence) fait des choses étonnantes, surtout pour les Amériques. Prochainement, ce sont les Gezeichneten qui sont prévus.

Il y a aussi eu des représentations récentes de ces Oiseaux à Genève (Schirmer / Kokkos, gros succès) et Cagliari (Roberto Abbado). Et Joel aurait ça dans ses cartons.

lou — 17 avril 2009

Si cela vous évoque des images

La reine de la nuit, non, peut-être la princesse de l'aube venant annoncer, accompagner ? le crépuscule, du dieu, non, de l'ange qui perd ses plumes et sera bientôt effacé par un doute volant à tombeau ouvert, on n'en verra que l'ombre…

Autrement, le commentaire de Sylvain et le tien, David, restent hermétiques pour moi.
Quel est le chef-d'œuvre ?

DavidLeMarrec — 17 avril 2009

Merci pour ces impressions évocatrices absolument limpides. :-)

Pour le chef-d'oeuvre, je cite mon second commentaire :

DLM proféra :
ce sont Die Vögel de Walter Braunfels (d'après Aristophane), dans le splendide studio de Zagrosek (Decca)

Die Vögel ("Les Oiseaux") étant le titre, Braunfels le nom de l'auteur, Zagrosek le nom du chef, Decca le nom du label, et Aristophane je sais plus.

DavidLeMarrec — 17 avril 2009

Mais non, il n'y a vraiment pas de quoi rougir, j'ai bien compris que tu étais un peu plongé dans les nuées.

lou — 17 avril 2009

Nous parlons d'Aristophane, n'est-ce pas ?

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