Carnets sur sol

dimanche 12 avril 2009

14 roulades

lou — 13 avril 2009

Mais qu'est-ce que vous avez tous, en ce moment, à médire sur nos chers (20.000 euros mensuels, la bête) zélus ?
Ils déjeunaient (il était 13 h 00), ils ne faisaient pas carême, on est en démocratie laïque.

Amusant, ils s'amusent, eux !
Emilie Aubry dit à l'UMP que sa vie n'est pas rose :)
Et lui que les PS se cachent derrière le rideau rouge :)))

Bon, je garde mon tchador #

DavidLeMarrec — 13 avril 2009

Plus vraisemblablement, ils étaient en commission (ou dans leur circonscription pour remplir leur quatrième mandat simultané, c'est selon :-) ).

Effectivement, les associations colorées sont un peu tendancieuses. Tout ça pour nous faire croire que l'UMP a le sang bleu, je suis scandalisé.

lou — 13 avril 2009

David !

en commission

Pourquoi pas aux ch...
Authentique : ils étaient partis déjeuner. Ce n'est pas une invention facétieuse.

DavidLeMarrec — 13 avril 2009

J'ai un doute tout de même sur le fait que devant de tels enjeux, ils soient sur place pour manger. Partis pour assurer leurs trente mandats, pour soigner leur réseau, ou occupés à autre chose, soit, mais pour manger ! Tu as une source à m'indiquer ?

Non seulement il est raciste, mais en plus il est poujadiste.

lou — 13 avril 2009

Et puis, le piratage, c'est quoi ?
Ce dernier lundi, Arte a donné Le Joueur de Prokofiev, ce soir, c'est Le Messie de Haendel. Et ça 'rapporte' combien aux artistes ? et aux techniciens ? et aux osses des compositeurs ?
Stendhal évoquait dans sa correspondance le système SFCDT (se foutre carrément de tout). Aujourd'hui, on réforme, c'est le 'SFCDT' (surtout faire ch… démocratiquement toutlemonde).
Si tu préfères que Lou profère ses horreurs chez lui, tu le dis ;)

J'ai à peine le temps de préparer trois lignes... ça devient du chat :)))
Je cherche la source - ça peut prendre un certain temps

Je méprise les petits caractères, lol, tu es en forme, toi au moins.

DavidLeMarrec — 14 avril 2009

Ce dernier lundi, Arte a donné Le Joueur de Prokofiev, ce soir, c'est Le Messie de Haendel. Et ça 'rapporte' combien aux artistes ? et aux techniciens ? et aux osses des compositeurs ?

C'est la question que posent généralement ceux qui ne veulent rien payer. C'est la faute du système qui spolie les artistes, donc il vaut mieux ne rien leur donner.
Le réalisateur fait partie des Atys de Villégier, où tout le monde veut sa part du gâteau.

Les artistes sont payés, ici, et de toute façon une première fois pour les représentations. Cela accroît leur popularité, et donc les probabilités d'être embauchés (sitcker « Vu à la télé ! ») s'élèvent aussi.

On peut discuter de l'injustice pour le disque de la part des producteurs, mais en fin de compte, la plupart des artistes vivent de la scène, même dans la pop et la variété, avec le disque comme vitrine extraordinaire.

Je pense tout de même que le média Internet pose des problèmes insolubles à l'industrie des Majors qui, pour antipathique qu'elle soit, n'en est pas responsable à l'origine.


chez lui,

Oui, j'ai vu il y a juste quelques dizaines d'heures que tu avais rouvert depuis un moment, c'est chouette. :-D

DavidLeMarrec — 14 avril 2009

Marianne persifle, mais en fin de compte il n'est pas question de déjeuner, mais plutôt d'escapade volontaire, de prolongation de la pause. Cela, oui, c'est effectivement le cas pour quelques-uns (qui se seraient peut-être abstenus dans l'hémicycle de toute façon), mais l'histoire qu'ils vont casser la croûte en croyant tout gagné, j'avais du mal à y prêter foi spontanément. :-)

lou — 14 avril 2009

J'ai choisi 'Marianne' à cause du trait poujadiste (com 4). Tu fais bien de dire "raciste, mais en plus... poujadiste". En effet, tous les poujadistes ne sont pas racistes, il y en a qui sont seulement antisémites.

Sinon, j'ai d'autres liens, que tu pourrais trouver facilement.

La difficulté, pour moi, c'est que j'ai reçu l'information par France Info et non par un périodique papier.

Clairement, à gauche, vu de la tribune, il n'y avait presque personne, à droite, ils étaient peu nombreux, le carré des "au régime" suffisait. Enfin, ce fut Blücher...

Ce qui est étrange dans l'histoire, c'est ce vote à main levée, dans un régime dont nous pouvons dire tranquillement et litotement qu'il n'est pas communiste.
Quelques "droite" ont voté contre la proposition de loi (suicidaires ou optimistes pour 2012 ?).

DavidLeMarrec — 14 avril 2009

Tu pousses un peu, quand même.
Surtout, tous les racistes, loin s'en faut, ne sont pas poujadistes.

Voilà, tu reçois une information de Transe-Intox, et tu me la répercutes. Tu veux discréditer la concurrence, c'est ça ?

Pour Dupont-Aignan, il ne doit pas y avoir grand monde au NPA de moins sarkozyste que lui, et il campe avec honnêteté et sans réel sur des positions assez claires. Il est un peu opposé à tout ce qui n'est pas lui, mais on ne peut pas dire qu'il fuie ses responsabilités. Pour les autres, je n'ai pas bien vu tous les visages, mais certains se sont tout simplement déclarés hostiles au texte, tout attachés au gouvernement qu'ils soient.
Mais effectivement, pour certains, ils n'ont pas beaucoup d'avenir hors de leur circonscription (bientôt redécoupée, hinhinhinhin).


Clairement, à gauche, vu de la tribune, il n'y avait presque personne, à droite, ils étaient peu nombreux, le carré des "au régime" suffisait. Enfin, ce fut Blücher...

C'est bien vu.

« Tu désertais, victoire, et le sort était las.
Palais Bourbon ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers élus de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt sans-papiers des Alpes et du Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !
Le déjeuner sonnait : on laissait le grimoire.
Nick avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait ce Tardy acculé aux abois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois la Raison, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit : Bony ! - C'était Blocher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie gauchiste écrasa ses carrés.
La salle où frissonnaient les cartons déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des votants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rose comme une forge ;
Gouffre où les députés, comme des pans de murs,
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
De ces célébrités aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux ! moment fatal ! l'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un ridelet Christine était placée.
Quorum, espoir suprême et suprême pensée !
La Déroute apparut à l'élu qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut!
Sauve qui peut ! affront ! horreur ! toutes les bouches
Criaient ; à travers rues, fous, éperdus, farouches,
Comme si quelque faim avait passé sur eux,
Parmi les lourds couteaux et les mets savoureux,
Dévorant des filets, et mordant dans des seigles,
Jetant questions, dossiers, motions, jetant les règles,
Sous les sablés fourrés, ces vétérans, ô deuil !
Mangeaient, goûtaient, riaient, buvaient. - En un clin d'œil
Comme s'envole au vent une paille enflammée,
S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
Et cette salle, hélas ! où l'on pleure aujourd'hui,
Vit fuir ceux devant qui le P.S. avait fui !
La ministre les vit s'écouler comme un fleuve ;
Députés, assistants, huissiers ; - pour fuir l'épreuve.
Sentant confusément revenir son remords,
Levant les mains au ciel, Nick dit : - Mes décrets morts,
Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
Le Sénat saura-t-il pardonner, Fig' sévère ?
Parmi cris et rumeurs, et le qu'en dira-t-on,
Il entendit Brézet qui lui répondait : non. »

lou — 14 avril 2009

Bon :(((

Tu m'aplatis, je m'aplatis, re-smiley désespoir profond.

Allez, je vais faire mon Javert, un rôle sur mesure et je connais la partition complète.

Je n'avais connu qu'un homme (non ! grand sot !) capable de délirer en alexandrins à l'impromptu pendant toute une soirée. C'était au bagne de Biniville. Il n'était pas arrivé sans biscuits. Cela faisait déjà une heure qu'il ne parlait à sa femme qu'en rimes. Nous ne l'avons pas laissé repartir avant le lendemain matin, c'était lui qui conduisait.

Toi, le janséniste, tu n'as même pas les circonstances des vapeurs éthyliques.

Franchement, chapeau ! et merci du cadeau, franchement :)

A propos de chapeau, Nouvelle Star, c'est dans une minute, faut bien que je me cultive.

lou — 14 avril 2009

ça ne t'ennuie pas si je pirate ton oeuvre sur Libellus ?
avé le lien, de corse
je vais manquer le début

quatre bleus !!!!

DavidLeMarrec — 14 avril 2009

Je t'en prie, c'est toi qui m'as tendu la perche...

perchman — 14 avril 2009

Ce sera publié, partiellement, tu verras, à 00 h 05, le 15 - cette manie des chiffres impairs ;)
J'ai décroché du crochet NS. Je veux bien me cultiver, pas me torturer les méninges. Je me reposerai demain en lisant tes deux "billets", comme tu dis, de ce jour.
Lou

Les commentaires sont clos sur le site archivé.

Pour ajouter votre commentaire, envoyez-le ici. Je le publierai à réception. (Sauf mention contraire, bien sûr.)