Enregistrements, domaine public - LX - Beethoven, Deuxième Symphonie - Mengelberg / Concertgebouw
Voilà fort longtemps que les lutins, faute de temps, ont préféré se concentrer sur des notices un peu plus proches des oeuvres que sur des présentations d'enregistrements du domaine public. En principe, nous n'étions pas censés les commenter abondamment, mais enfin, quelle serait la plus-value de CSS s'il s'agissait simplement de charger des documents déjà disponibles en médiathèque ou à petit prix dans le commerce ?
Revoici donc une petite contribution à notre fonds du domaine public, avec la Deuxième Symphonie de Beethoven - notre favorite, du moins si l'on considère que la Cinquième n'est plus audible à force de l'avoir trop entendue, mais il s'agit d'un authentique chef-d'oeuvre de premier ordre.
Vous l'entendrez ici dans une version d'une sauvagerie ravissante, avec les détachés omniprésents, si caractéristiques du style de Mengelberg, qui conviennent à merveille à l'écriture par motifs brefs de Beethoven. CSS ne peut qu'être très sensible à la présence très forte des bois dans cette lecture, ou bien à l'urgence avec laquelle les petites figures y sont traitées.
La prise de son, d'une grande présence, rend assez bien les sensations d'impact en concert, très loin des fresques léchées et un peu abstraites que nous proposent les prises de son Decca.
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Il n'y a guère, dans nos connaissances et nos goûts, que Dohnányi qui puisse prétendre rivaliser pour la très belle entrée en matière (seuls les trilles sont sujets à caution) ; le mouvement lent larghetto, bijou absolu de la production de Beethoven, est très réussi, mais on ne manquera pas de recommander à nos lecteurs l'écoute de la version Szell pour bénéficier de la plus grande profondeur qui soit.
Est-il besoin de s'étendre sur les qualités intrinsèques de l'orchestre ? Nous ne le croyons pas, elles parlent assez nettement par elles-mêmes.
http://musicontempo.free.fr/beethoven_2_mengelberg/
Bonne écoute à vous !
Écrit par DavidLeMarrec , dans Musique, domaine public
En parfait vulgum pecus, j'ai toujours délaissé les 1,2 et 4. Quelle bonne idée, alors, que cette cette note qui vient rompre une longue séquence d'un désintérêt plus général pour les symphonies du betteravier. On reprendra donc la direction des sommets en commençant par ce "Gasherbrum II".