Le disque du jour - XX - Droit de suite : Minkowski dans l'Arlésienne de Bizet
Le disque correspondant à l'Arlésienne de Bizet par Minkowski, dont nous avions solidement vanté le concert (avec un extrait) dans les chocs de décembre de DSS, est annoncé pour le 25 mars prochain.
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Il ne s'agit pas (du moins au disque, mais il plane un doute sur le concert) de la version complète, mais elle l'est plus que les autres, avec de très belles pages habituellement supprimées, comme la Pastorale. Et l'oeuvre (avec choeurs) prend ici une dimension véritablement insoupçonnée, loin du pittoresque d'opéra comique français qu'on y entend habituellement. Une vraie personnalité de compositeur original.
Naïve a publié une vidéo pour annoncer l'événement. On peut aussi en entendre des extraits significatifs sur leur site.
Une sortie inespérée, et intelligemment réalisée après l'appropriation en concert.
Objet avec un livret manifestement assez complet et vendu moins de 17€¬ en ligne. Ce sera bien la première fois que CSS recommande ainsi une nouveauté pas encore sortie !
Précisions :
- les extraits sont représentatifs, mais le résultat, bien que plus léché au disque (et moins impressionnnant que la captation d'une salle, avec ce son invraisemblable et naturellement obtenu), n'est pas aussi histrionique en vérité que pourrait le laisser penser la vidéo, qui ne retient que les moments de climax les plus roboratifs ;
- si l'on en croit sa Carmen du Châtelet, c'est surtout l'Arlésienne qui doit motiver cet achat, car il y aura peu de nouveauté, sans doute, de l'autre côté.
Citation de DSS :
Avec le fameux thème du fastueux ''train'' des rois mages, empruntés à un traditionnel provençal qui s'est répandu dans toutes les campagnes de France via Bizet... Energie et plastique de l'exécution incroyables ici. Son creusé autant qu'il est possible.
Vous aurez noté qu'on perd l'impression d'ampleur et de plénitude par rapport à la salle, et surtout cette profondeur de son, un peu écrasée au disque. Un peu de poésie en moins aussi, quelque chose d'un rien plus mécanique. Magie du studio, comme on dit...
Mais pour ceux qui ne disposent pas, comme les poulpiquets de CSS, de l'image sonore du concert, ils n'y verront certes que du feu et ne pourront que nous rejoindre dans notre émerveillement.
Achevons par une mention au saxophone solo, d'une plénitude franchement admirable. (Les cordes des Musiciens du Louvre étant comme d'habitude au-dessus de tout éloge. Et d'une personnalité inimitable, avec cette couleur d'un sinople éclatant.
Bien sûr, la chaleur des bois, l'assurance des cors - non pas naturels mais anciens - sont à révérer. Peut-être ce que l'ensemble a produit de plus beau sur le plan de la réussite sonore.)
Si le mp3 n'est pas encore fonctionnel, voyez cette ancienne version de la notule.
Écrit par DavidLeMarrec , dans Le disque du jour, Domaine symphonique, Musique de scène
Je crois que je vais me le procurer... ;-)