Décompte II
Trois points aujourd'hui, mais en trichant un peu.
Après le succès fulgurant de ce carnet de Toile, qui a permis de chasser les stigmates et les crucifixions des radios publiques de langue française, on en est réduit, pour remplir son escarcelle, à fouiner dans les archives.
Ainsi, le 12 décembre, Patrice Gélinet a gagné deux points. Stigmatiser à l'infinitif, et à la deuxième personne du pluriel du présent de l'indicatif actif. En l'espace de cinq mots, grâce à une habile reprise.
Pourquoi en parler ? Parce que c'est une très jolie illustration de l'emploi inversé du verbe, tel que décrit dans la note initiale. Alain-Gérard Slama, vous stigmatisez cette position communautaire, nous disait-on en substance. Ainsi, par un renversement analogique, l'opprobre n'est plus portée par le bourreau qui inflige la marque, comme dans les Ecritures, mais par celui qui porte le signe de son erreur, hautement symbolique (enfin, pour le peu qu'il en reste) mais qui n'est plus valorisé que pour celui qui l'applique.
On notera, misère des misères, que même les meilleures plumes lyricophiles sont contaminées :
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Bon, ils faudrait qu'eux aussi me lisent, je ne vois que cette solution.
Écrit par DavidLeMarrec , dans En passant - brèves et jeux
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On dirait que personne ne se rend compte que ce mot devient ridiculement vide de sens et de force, et qu'on croit toujours parler élégamment en l'employant. Il faut faire quelque chose !
Bon, ce n'est pas pour me répéter, mais il faudrait qu'ils me lisent, je ne vois que cette solution... Et qu'on cesse d'assassiner tout ce lexique religieux.
Mais c'est aussi tout bêtement un symptôme de la sécularisation des esprits. Bon, on va le prendre comme tel.