Carnets sur sol

mardi 6 décembre 2005

Dans la radioblog II

- 5. et 6. : Extrait des Huguenots de Francfort dirigés par Guido Johannes Rumstadt. On entend y entend notamment Annalisa Raspagliosi, dont j'aurai l'occasion de parler bientôt. Ces deux extraits sont choisis à dessein.

- 4. Katerine Fuge dans Alcina. C'est vocalement une horreur, mais il y a une telle fougue que j'ai beaucoup de tendresse pour cet air. Notamment le cri très personnel à la reprise du Da Capo.

- 3. Hipartita, la dernière oeuvre de Gyury caro (Kurtág). Vingt-huit minutes de violon seul, esquissant des airs folkoriques, dans une économie poétique admirable, as usual.

- 1. et 2. Ariodante. Della Jones ne l'a jamais enregistré. Elle est ici avec Minkowski, et le résultat est stupéfiant dans le célébrissime Scherza infida : la conduction de la ligne, la beauté vocale pure, la dimension plutôt élégiaque mais aussi légèrement rageuse de son incarnation, tout concourt à en faire un moment exceptionnel.

Amusez-vous bien.

2 roulades

kfigaro — 12 décembre 2005

je suis en train (enfin !) d'écouter "Hipartita" de Gyury caro comme tu dis (lol !) et c'est évidemment d'une beauté à couper le souffle (et pourtant je n'aime pas trop le violon solo !! c'est te dire).

Avec l'âge, il devient plus lyrique je trouve... c'est vraiment l'un des plus grand derniers "mélodistes" (si, si...) de la musique savante actuelle :)

merci de m'avoir fait bénéficier de ce morceau et bien amicalement à toi.

DavidLeMarrec — 12 décembre 2005

Oui, ces bribes mélodiques, comme s'échouant du folklore, qui se déposent, c'est admirable.

En fait, il a eu une veine assez mélodique de façon croissante jusque dans les années 80 (avec ses deux grands quatuors à cordes), une rupture assez nette pendant les années 90, et à présent un regain.


Il écrit aussi beaucoup plus ces dernières années !

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